Bêtise covidiste : quand le Dr Houpert dégommait le Pr Mégarbane sur RT France en 2021
Cette tirade mémorable restera dans les annales de la bêtise covidiste
Notre ami Sergio a retrouvé une réponse percutante du médecin Alain Houpert, vrai disciple d’Esculape et sénateur de Côte-d’Or, qui en 2021 ridiculisait le professeur Bruno Mégarbane, un savant de plateau télé qui relayait le discours macroniste sur la plandémie du Covid-19.

Le 13 octobre 2021, sur le plateau de RTFrance qui était à l’époque la seule chaîne d’information libre dans le Macronistan livré à la tyrannie covidiste, le médecin et sénateur de Côte-d’Or Alain Houpert était confronté au Pr Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris, pour savoir si le renouvellement du passe sanitaire était « un abus de pouvoir » et si « le gouvernement gouvernait par la peur ». Mégarbane prévient qu’un rebond de l’épidémie de Covid-19 à l’hiver 2021 est une hypothèse crédible et qu’il serait donc prudent de maintenir le passe sanitaire jusqu’à la fin de l’année 2021. Voici la réponse d’Alain Houpert :
« Bruno Mégarbane me fait penser à ce journaliste qui, en 1880, annonçait la mort de Victor Hugo, qui est mort 5 ans plus tard ; et quand Victor Hugo est mort, ce journaliste a dit »Nous avions été les premiers à annoncer la mort de Victor Hugo » ». Et c’est un peu ce que fait le Dr. Mégarbane puisque le 12 juillet 2021, il déclarait sur RMC que ‘‘ce serait en septembre que les hospitalisations risquaient de monter car nous serions tous à l’intérieur ». Or ça n’a pas été le cas. On est un petit peu face à Cassandre qui annonce des hécatombes, qui est très pessimiste : il va y avoir une hécatombe à la Toussaint, il va y avoir une hécatombe à Noël…
Je rappellerai les propos de M. Mégarbane qui disait que »les tests allaient être payants pour obliger les gens à se faire vacciner ». Est-ce que c’est de la médecine ou est-ce que c’est de la politique ? Moi, je suis médecin et je suis politique, j’ai le droit de m’interroger et j’ai le sentiment de voir une schizophrénie.
Et puis en plus, le professeur [Mégarbane] était surpris de la fulgurance du variant Delta : pourtant, dès le mois de mars 2021, le professeur Eric Caumes, qui est un éminent infectiologue [à l’Hôtel-Dieu à Paris] disait que la Nature est bien faite puisque, plus un virus est contagieux, moins il est mortel. Et le 23 août 2021 sur CNews – là on a atteint le summum de l’argument inaudible –, Monsieur Mégarbane disait : « Le variant Delta cherche les personnes non immunisées pour les infecter, et, à l’inverse, dès qu’il voit une personne qui a un système immunitaire qui le reconnaît, il dévie sa route. » Donc, à force d’être Cassandre, il va être entendu un jour ! Ce qui me fait peur, c’est ce discours qui est tenu et c’est sur ce discours que l’exécutif se repose pour prendre ses décisions politiques. »

Il faut rappeler que Alain Houpert a été l’un des rares parlementaires à s’élever (avec mesure par crainte de représailles) contre la tyrannie sanitaire : à l’Assemblée nationale il n’y a eu que l’héroïque députée Martine Wonner alors qu’au Sénat il y en a eu plusieurs, par exemple Loïc Hervé et Sylviane Noël (Haute-Savoie) et Laurence Muller-Bronn (Bas-Rhin).
On peut vérifier leur engagement à préserver les libertés publiques en relisant leurs prises de position dans la nuit du 18 au 19 mai 2021 au Sénat : était débattu le texte gouvernemental qui instaurait le sinistre passe sanitaire, donnait le cadre pour le déconfinement, prolongeait des dérogations au Code du travail et indiquait les mesures pour la tenue des élections départementales et régionales de juin 2021. Le texte a finalement été adopté cette nuit-là par 221 voix contre 102. le procès-verbal complet des débats est disponible à cette adresse :
https://www.senat.fr/seances/s202105/s20210518/s20210518_mono.html
M. Loïc Hervé. Mes chers collègues, je ne méconnais aucun des efforts déployés par notre rapporteur au sujet de cet article : la rédaction qu’il nous propose est bien meilleure que la précédente. Elle est beaucoup plus robuste juridiquement et permet de mieux encadrer le passe sanitaire. Pour autant, je reste convaincu que la mise en place d’un passe sanitaire est une mauvaise idée, et cela pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, il s’agirait d’un précédent fâcheux : pour la première dans notre histoire nationale, il faudrait justifier de son état de santé pour l’exercice de libertés publiques du quotidien. Mes chers collègues, j’attire votre attention sur ce point : il s’agit bel et bien d’une première. On ne peut pas se résigner à considérer la Covid comme une malédiction, qui ferait fatalement reculer les libertés. Certains pensent que le passe sanitaire va nous permettre de reconquérir certaines d’entre elles : à mon sens, ils se trompent, car il s’agit d’une nouvelle contrainte.
Ensuite, la légitimité des contrôles me paraît sujette à caution. Dans notre pays, le port d’un document d’identité n’est absolument pas obligatoire – c’est le cas dans d’autres États européens, par exemple la Suisse, mais pas en France. Or il faudrait justifier de son état de santé et de son identité dans des situations où l’on ne passera parfois pas le moindre contrat, comme la vente d’un billet de spectacle. Il s’agit là d’une véritable difficulté.
Enfin, et surtout, ce que je redoute, c’est la généralisation de ce dispositif. Personne dans cet hémicycle ne sait quelle sera la situation sanitaire le 15 septembre prochain. Imaginez qu’un mutant, un variant ou je ne sais quelle autre calamité survienne et provoque une quatrième vague. Nos finances publiques ne nous permettant pas de décréter un nouveau confinement, on nous dira alors : « Nous avons entre les mains un outil formidable qui nous évitera de confiner : le passe sanitaire. »
Aujourd’hui, on nous promet que ce dispositif ne sera jamais généralisé. Mais, dès lors qu’il sera créé, le danger sera là et nous aurons bientôt basculé dans une société de surveillance généralisée ! (Applaudissements sur des travées des groupes UC et Les Républicains.)
Mme Sylviane Noël. L’article 1er définit un régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire applicable à compter du 1er juillet et jusqu’au 15 septembre prochain, en reprenant les bases établies par la loi du 9 juillet 2020. Avec ce projet de loi, on ne nous propose pas de sortir de l’état d’urgence sanitaire. En réalité, les libertés publiques se trouvent réduites par rapport à la première version du texte : à bien des égards, nous nous dirigeons vers un état d’urgence permanent.
Il convient de rappeler que, si ce projet de loi semble acter la sortie de l’état d’urgence sanitaire au 1er juin 2021, la loi du 15 février 2021 permet au Gouvernement de le réactiver par simple décret jusqu’au 31 décembre prochain. Surtout, l’article 1er signe la création du passeport sanitaire. Certes, ce dernier a été habilement présenté comme un moyen d’exercer notre liberté de circulation, mais il représente une ingérence inédite dans nos libertés fondamentales.
En effet, il conduit indirectement à imposer à l’immense majorité des citoyens, soit un vaccin, dont le Gouvernement affirme pourtant qu’il ne sera jamais obligatoire, soit d’innombrables tests de dépistage à présenter à de multiples occasions de notre vie en collectivité, alors que les tests PCR ne sont pas et n’ont jamais été utilisés comme un outil de diagnostic. Leur validité à ce titre a même été remise en cause par l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS.
À ce jour, la mise en place de ce passeport sanitaire ne repose donc sur aucun motif valable. En revanche, ce dispositif permet ouvertement une discrimination. Il crée des citoyens de seconde zone. Mes chers collègues, ce qui se dessine avec ce projet de loi, c’est une société d’apartheid, où des citoyens bien portants seront mis au ban de la société. Cette perspective est inacceptable. Comme Loïc Hervé, je crains que nous ne mettions le doigt dans un engrenage très dangereux pour nos libertés fondamentales. Je vous invite à rejeter cet article ! (Applaudissements sur des travées du groupe Les Républicains. – M. Loïc Hervé applaudit également.)
M. Alain Houpert. Monsieur le secrétaire d’État, je soutiendrai mes trois collègues. On ne peut pas, en même temps, prétendre que chacun est libre ou non de se faire vacciner et subordonner l’accès aux établissements recevant du public, les ERP, ou à certaines manifestations à un passe sanitaire qui, en réalité, est un passe vaccinal qui ne dit pas son nom.
M. Laurent Duplomb. Exact !
M. Alain Houpert. On peut jouer sur les mots, mais dès que l’on soumet la liberté de circuler à l’obtention d’un document, d’une piqûre ou d’un test, l’on instaure un laissez-passer, ce qui sous-entend une obligation : celle de se vacciner.
Monsieur le ministre, l’enfer est pavé de bonnes intentions. On ne peut faire le bonheur des gens contre leur gré, ni régenter la circulation de nos concitoyens pour compenser une gestion catastrophique des services de réanimation des hôpitaux.
Vous nous rendez une liberté, mais c’est une liberté conditionnelle. Les confinements, les attestations de sortie absurdes, les autotests aux résultats aléatoires sont le terreau d’un système de surveillance globale de la population. Si l’exaspération de nos concitoyens portait au pouvoir un parti extrémiste, celui-ci aurait aussitôt en main tous les outils d’un État autoritaire, et c’est vous qui les auriez forgés.
M. le rapporteur a évoqué l’article 1er dans son ensemble. Il est vrai que le passe sanitaire prend en otage cet article. De son côté, notre ami Loïc Hervé a justement parlé d’un précédent : ce choix, dépourvu de tout fondement scientifique, sacralise la servitude volontaire ! (Applaudissements sur des travées du groupe Les Républicains.)
Rédaction et illustration : Jocelyne Chassard.
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