Bon, alors, cette guerre, ça vient !?

Le récent conflit ouvert au Moyen-Orient est une véritable catastrophe pour L’Union Européenne ! Et pas seulement économiquement, de toutes les façons au niveau économique, vu la gestion calamiteuse de nos « élites » autoproclamées, on peut difficilement faire pire. En effet, on pouvait se croire au fond du trou mais ne vous inquiétez pas, « ils » creusent encore.
Non la véritable catastrophe pour nos dirigeants, et particulièrement notre prodige Élyséen (prodige en matière de destruction du pays, on a rarement fait mieux depuis juin 1940) et sa non-élue complice de la Commission dite Européenne, c’est de voir les Américains s’éloigner à grands pas du conflit ukrainien.
En effet, cette Union Européenne qui devait nous apporter la paix, la prospérité et le grand bonheur version finale ne nous ayant apporté depuis la guerre en ex-Yougoslavie, guerre provoquée, ne l’oublions jamais, par la reconnaissance unilatérale par l’Allemagne et sans consultations de ses partenaires, de son alliée de toujours la Croatie. Reconnaissance qui devait déboucher sur la résurrection des nationalismes pourtant stipendiés en apparence par l’Europe mais ravivés en Géorgie, en Biélorussie, en Moldavie et pour le plus grand malheur de ses habitants, en Ukraine.
« Les faits sont têtus », et il est difficile de les exposer honnêtement sans se faire traiter d’agent poutinien au 1er, 2e et 3e degré. Et pourtant, cette Ukraine, mi-russe et mi-européenne, était sinon un tampon du moins un pont puissant entre cette grande et richissime en matières premières Russie et cette Europe si développée mais si pauvre en richesses naturelles. L’ Amérique craignait légitimement une alliance économique qui aurait rendu nos liens avec elle moins utiles voire superflus ? Ses ONG – si peu non gouvernementales puisque toujours liées aux services discrets US, ont su toujours souffler sur les braises des nationalismes locaux à coup de valises de billets verts. Pour preuve, une grande partie des dirigeants parachutés par ses donateurs d’outre-atlantique sont souvent aujourd’hui soit incarcérés, inculpés ou en fuite pour des faits de corruption effrénée. Le récent scandale de l’entourage du président ukrainien – curieusement épargné lui-même, n’étant qu’une petite partie d’un iceberg géant.
Si les USA craignent la militarisation et la puissance grandissante de la Chine, la Russie ne représente pas pour eux un danger réel et on peut être certain sans crainte de se tromper, que si Trump venait à quitter la scène, que ce soit par « impeachment », fin de mandat ou maladie, le vice-président J.D Vance se révèle encore plus critique et plus désintéressé par cette Europe populophobe.
S’il est une constante dans l’Histoire avec un grand H, c’est que, lorsqu’un gouvernement se trouve en difficulté à l’intérieur il cherche un dérivatif à l’extérieur, au mieux une « bonne crise » au pire une « bonne guerre ». C’est ainsi que Saddam Hussein agressa l’Iran puis le Koweït et le gouvernement argentin les Malouines. Cela a pour effet de rassembler le peuple, de faire passer les opposants pour des traîtres. C’est un principe de fonctionnement systémique, pour souder un groupe et lui créer une identité rien de tel qu’un « bon ennemi » – Le Russe est loin et méconnu, il fera donc l’affaire ! Et c’est également valable pour la politique, un bon ennemi commun diabolisé à souhait est une solution merveilleuse pour se faire élire quand on ne représente plus rien, les élections législatives post dissolution nous le démontrent.
Catastrophe donc pour les extrémistes européïstes, c’est à dire nos banquiers d’affaire à la tête de ce corps sans âme qu’est devenu cette Union Européenne, cette « bonne guerre » qu’ils préparaient pour imposer leur fédéralisme forcené et pouvait donc dans un rêve Orwellien leur assurer un pouvoir sans limite.
Vous pensez qu’ils en ont peur ? Bien sûr que non, ils savent, du moins ils croient savoir, que le « final cut » nucléaire n’est pas possible et que ce conflit se maintiendra dans les limites des pays intermédiaires (pays Baltes, Biélorussie, Moldavie, Roumanie voire Pologne – cette dernière encaissant, comme aujourd’hui l’Ukraine, le plus gros choc). On mesure ici leur ignorance de l’histoire russe mais c’est un autre débat. Pour cela ils nous vendent, grâce à de dociles haut-fonctionnaires dont la plus grande compétence se révèle être la servilité et la soumission, une « sale guerre » que programmerait donc la Russie d’ici quelques années, précisant même 3 ans, bref le temps de nous réarmer, merci monsieur Poutine de nous laisser généreusement ce délai.
N’ont-ils finalement pas raison de prétendre que la Russie va immanquablement nous agresser ? Bien sûr que si puisque la Russie ne rêve que de s’accaparer nos richesses naturelles, le pétrole et le gaz dont nous regorgeons !!! Tous vous assurent de cette attaque mais pas un seul ne peut répondre à cette question toute simple : pourquoi la Russie ne attaquerait-elle ??
Nos médias gorgés d’ « experts en expertologie » grassement rémunérés plutôt que de véritables connaisseurs et c’est 500 000 ukrainiens qui en ont payé le prix.
Un mot est épouvantable aux yeux de tous ces gens, le mot paix ! Quelle horreur ce mot ! La paix ? Vous n’y pensez pas, cela fait 4 ans qu’ils vivent de cette guerre, que tous ces spécialistes grassement payés chantent la bonne chanson, ils vont perdre leur gagne-pain. Imaginez un seul instant qu’honnêtement l’un d’entre-eux nous disent : je ne crois pas à une agression russe. Il serait immédiatement taclé tant pas ses collègues qui n’auraient plus que leur retraite pour vivre mais surtout de quoi parleraient nos médias mainstream ? Business is business, non ?
Nous vivons toujours dans ce mensonge que la guerre inter étatique en Europe a commencé en mars 2022. Non la guerre a commencé en Europe et plus proche de nous, quand l’UE et l’OTAN ont modifié les frontières de cette Europe par la force et aujourd’hui nous voulons donner des leçons ? Mais la leçon, nous l’avons donnée à cette époque ! La force militaire créé le droit et nous en sommes les législateurs. Poutine n’a été qu’un bon élève attentif à ses professeurs.
Pour faire face à la ruine de ce projet européen, pour tenter de freiner l’effondrement programmé de cette usine à gaz paupérisante qu’est l’UE avec sa bureaucratie, ses multiples appendices (CEDH, CPI, CEJ etc.), sa pléthore de fonctionnaires, anciens élus recasés car battus aux élections et ses commissaires grassement payés, il faut donc crier au loup, dire que notre existence est menacée. Cela allait fonctionner grâce aux relais médiatiques qui nous bassinaient déjà avec l’annonce de l’arrivée des chars russes dans 3 ans sur les Champs Élysées. Le bon peuple crédule commençait à trembler, l’objectif était presque atteint si cet histrion de Trump n’avait pas déclenché son patacaisse – éloignant pour un temps leur rêve de « bonne guerre » fraîche et joyeuse !
P. Mulsant, ex-officier du renseignement intérieur.
Source : Place d’Armes
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