Aubignan : suspectée d’avoir tué sa rivale, elle jure qu’elle s’est défendue

La Citroën où a été retrouvé le corps de la victime et la BMW de la suspecte ont été amenées de la gendarmerie de Carpentras à un lieu tenu secret.

Depuis samedi matin, les heures d’audition de la mère de famille suspectée du meurtre d’Eloïse Bagnoloni s’écoulent. Avec le temps, les gendarmes de la brigade de recherches de Carpentras commencent à y voir de plus en plus clair dans cette sombre affaire criminelle qui trouble le calme du village d’Aubignan. Et détruit plusieurs familles.

Maman d’un garçon de trois ans, l’Aubignanaise âgée de 30 ans a été retrouvée morte samedi matin dans le coffre de sa Citroën “C3”. À seulement quelques centaines de mètres de chez elle, au Clos-Saint-Martin.

Jessy Marin-Travaglini, 28 ans, est depuis ce jour-là placée en garde à vue. Mariée et domiciliée à Entraigues-sur-la-Sorgue, elle est également mère d’un enfant en bas âge. Et reste la seule suspecte pour ce crime. Les militaires l’ont arrêtée chez ses parents, à Sarrians, peu de temps avant de découvrir le corps. « Nous avons affaire à un crime passionnel », indique un proche de l’enquête. On parle ici de rivalité amoureuse. La victime a découvert que son compagnon, cadre chez Liebig au Pontet, entretenait une liaison avec l’une de ses collègues de bureau. Jessy Marin-Travaglini est employée au service des ressources humaines. Les deux femmes se sont rencontrées ce vendredi chez Eloïse Bagnoloni pour s’expliquer. Leur rencontre a vite tourné à l’échange d’insultes. Puis de coups.

La victime étranglée avec une serviette

Selon nos renseignements, c’est une femme totalement abattue qui répond aux questions des gendarmes. Elle explique avoir craint pour sa vie. Excluant toute préméditation. Elle se serait défendue. L’Entraiguoise est soupçonnée d’avoir étranglé Eloïse Bagnoloni avec une serviette. Il lui est reproché d’avoir tiré le corps jusqu’à un escalier. Fait reculer la voiture pour y faire basculer l’Aubignanaise dans le coffre avant d’aller la garer un peu plus loin.

Une autopsie prévue demain matin à Nîmes

Cette bagarre expliquerait les traces sur le corps d’Eloïse Bagnoloni et le saignement de nez constaté lors d’un premier examen du corps. L’autopsie qui doit être pratiquée mardi matin à l’institut médico-légal de Nîmes devrait apporter des réponses précises quant aux circonstances du décès.

Depuis hier après-midi, le dossier est passé des mains du procureur adjoint de Carpentras Stanislas Vallat à celles de Bernard Marchal, procureur de la République et patron du parquet à Avignon. Ce dernier étant compétant en matière d’affaires criminelles. Un juge d’instruction devrait être désigné dès aujourd’hui en vue d’une présentation de l’Entraiguoise. Une information judiciaire du chef “d’homicide volontaire” devrait être ouverte.

Source : Le Dauphiné

 

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