ATHIES (80) L’adolescente met toute la gendarmerie en alerte… pour faire «une blague»

Une adolescente de 14 ans a appelé les gendarmes, dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 avril, leur indiquant qu’elle venait d’être enlevée. Un hélicoptère et 30 militaires ont été mobilisés pour la chercher. Une fois retrouvée, elle a avoué, avec un sourire, que c’était « une blague ».


De gros moyens ont été déployés par les gendarmes. Pour rien. (Illustration)

De gros moyens ont été déployés par les gendarmes. Pour rien. (Illustration)

Un impressionnant dispositif de recherche a été engagé dans la nuit du vendredi 17 au samedi 19 avril, par les gendarmes de la compagnie de Péronne (est de la Somme), en relation avec le Parquet d’Amiens. Une trentaine de gendarmes des brigades de Péronne et Ham, ainsi que le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie et la brigade de recherche ont été mobilisés une bonne partie de la nuit, ainsi qu’un hélicoptère venu d’Amiens.

Une adolescente de 14 ans, résidant à Athies, a appelé la gendarmerie au milieu de la nuit pour expliquer qu’elle venait de se faire enlever et qu’elle était séquestrée dans un bâtiment. Un appel qui a immédiatement mobilisé les militaires, qui se sont mis à la recherche de l’adolescente. Laquelle a rappelé deux heures plus tard afin d’expliquer qu’une seconde jeune fille venait d’être enlevée à son tour et enfermée dans le coffre d’une voiture. Ce qui a engendré l’intervention de l’hélicoptère qui a survolé un large périmètre autour d’Athies, avec une caméra thermique.

Direction le tribunal

Dans la matinée, après de nombreuses investigations de la brigade de recherche de Péronne, l’adolescente a été retrouvée. Elle a accueilli les gendarmes avec un sourire, en leur expliquant que tout ceci… n’était qu’une blague. Elle a aussitôt été emmenée à la brigade Ham pour être auditionnée.

Elle sera convoquée mardi 23 juin devant le tribunal correctionnel pour répondre de « dénonciation mensongère à une autorité judiciaire entraînant des recherches inutiles ». Un délit passible d’une peine d’emprisonnement de 6 mois et de 7 500 € d’amende. Somme à laquelle il faudra rajouter le remboursement des frais de recherche engagés par les gendarmes.

Source : Courrier Picard

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