APPEL AUX DÉPUTÉS APPELÉS A VOTER LE 15 07 26 SUR LA LOI DE LÉGALISATION DE L’EUTHANASIE
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En urgence, devant l’imminence d’un vote sur une loi qui divise largement tant le pays que les élus, puisque le Sénat a refusé le texte à trois reprises, nous avons rédigé une tribune pour tenter de convaincre les députés hésitants de ne pas voter cette loi qui a balayé les garde-fous majeurs, la rendant extrêmement dangereuse pour les faibles, handicapés sous tutelle, personnes âgées, dépressifs, etc..
Diffusée rapidement par mails, cette tribune a déjà recueilli des dizaines de soignants, médecins, pharmaciens et de nombreux citoyens qui ont souhaité s’unir à notre alerte.
Voici cette tribune, que ceux qui souhaient s’y associer nous envoient un mail sur ni**************@***il.com , la liste des signataires sera publiée par ordre alphabétique avec la tribune si un journal accepte de la mettre en exergue rapidement.
MERCI À TOUS DE DIFFUSER AU MOINS CETTE INFORMATION AFIN DE DISSIPER L’IDÉE DE LIBERTÉ D’ÉGALITÉ ET DE FRATERNITÉ QUE CERTAINS TENTENT D ATTACHER À CE PROJET DE LOI DE RUPTURE ANTHROPOLOGIQUE.
7 7 2026 Appel solennel aux députés contre projet de loi de rupture anthropologique
Appel solennel aux députés : stop à la « loi de légalisation de l’euthanasie dite aide à mourir » qui contient trop de dérives
Médecins, soignants, pharmaciens tous concernés par la légalisation de l’euthanasie en France, appelons à un sursaut général afin que le projet de loi ne soit pas voté le 15 juillet 2026 dans sa version actuelle, la loi la plus permissive au monde.
Il ne s’agit pas d’une tribune contre l’euthanasie en soi, mais contre sa légalisation. Si une personne veut se suicider, voire demander de l’aide à un proche ou à un médecin dans le secret du dialogue privé (qui en assumeront le risque juridique), nous respectons ces choix, quelles que soient nos convictions religieuses ou philosophiques diverses. Notons que chaque jour des médecins et soignants aident des personnes à mourir dans le cadre très large des lois actuelles (Leonetti-Clayes).
Nous comprenons la douleur de certains ayant perdu un parent ou un ami mal soulagé par la médecine, mais comme le chantre de l’euthanasie l’a enseigné à certains d’entre nous, le Pr Leon Schwarzenberg, il importe de ne la pratiquer qu’à la demande personnelle en contact direct. Son message profond sur lequel il insistait : ne jamais légiférer sur l’euthanasie ! Le souvenir de l’action T4 d’Hitler (élimination des handicapés) était encore tout frais dans les années 80. Dans les décennies qui ont suivi, les médecins qui l’ont pratiqué chez leurs patients ont eu pour la plupart un non-lieu judiciaire. Le professeur Juvin, chef de service à l’hôpital Pompidou a remarquablement plaidé contre le vote de cette loi devant l’Assemblée nationale le 30 juin 26. Résumons les principales réflexions d’un médecin clinicien au lit des malades qui ne parle pas d’entité bureaucratique ou de statistiques, mais bien de patients en chair et en os.
« L’État peut-il être mêlé à la mort d’un tiers , même par l’autorisation d’un simple dispositif ? Non ! dit-il car l’interdit de donner la mort est un principe absolu ».
Si celui-ci est violé, d’autres le seront demain. Une société du soin ou de la compassion ? « Quand j’entre dans la chambre d’un malade je ne veux pas qu’il doute de la raison et de la nature de ma venue. » Ce malaise profond capital ressenti par chacun d’entre nous au lit du malade conduirait beaucoup de soignants à quitter leur profession en cas de promulgation de la loi. Il y a beaucoup de témoignages en ce sens sur les réseaux.
Le Pr P. Juvin a rappelé qu’il aurait pu voter en conscience un élargissement de la loi Leonetti pour des cas très exceptionnels. Mais ce n’est plus une loi d’ultime recours, car elle concerne des malades chroniques qui peuvent avoir plusieurs années à vivre.
Tous les garde-fous ont été supprimés.
La collégialité a disparu. « le patient pourra n’avoir rencontré qu’un seul médecin physiquement ! Ni le sien nécessairement » l’avis du médecin traitant et/ou d’un psychiatre a été refusé.
La proposition d’une commission de contrôle avant le geste par un juriste ou un notaire, vérifiant l’absence de pression, a été refusée !
La demande qu’un déficient mental, ou un bipolaire ne puisse jamais être euthanasié a été refusé ! Un majeur sous tutelle qui ne peut signer un chèque pourra demander l’euthanasie ! Que la moindre altération du discernement interdise l’euthanasie a été refusé ».
Le délai de réflexion bat tous les records : deux jours contre un mois en Belgique, trois mois au Canada ! « Qui n’a jamais voulu mourir un jour et vivre le lendemain ? Le désir de mort est fluctuant ».
Enfin le seul contrôle prévu par la loi est post mortem !!!
Loi de fraternité ? À l’admission en soins palliatifs, 3% des patients veulent mourir, après une semaine 0,3 %. Quand on s’occupe des gens, la demande d’euthanasie disparait.
Loi de liberté ? « Vous dites : on ne forcera personne ? » De fait cette loi va pousser les plus vulnérables sans aide familiale ou sociale vers la sortie. L’expérience du Canada et de la Belgique démontre que la pauvreté et le handicap sont des raisons d’euthanasie. « Le sdf et le milliardaire n’ont pas le même choix ! » insiste le Pr Juvin.
Paradoxe :finalement il sera plus facile d’obtenir un rendez-vous pour aide à mourir contre plusieurs mois pour un rendez-vous chez un médecin généraliste ou un spécialiste ! [1]
Par ailleurs si la loi était votée, l’euthanasie étant présentée comme un droit, personne n’aurait la légitimité de s’y opposer. En conséquence tous les établissements publics ou privés seraient obligés de laisser entrer les équipes mobiles d’euthanasie, si tous les soignants de l’institution refusaient de réaliser cet acte . Obligation valable pour tout responsable d’établissement, quelle que soit sa propre éthique.
Et si médecins et infirmiers peuvent encore faire valoir leur refus de donner la mort, les pharmaciens ne bénéficient pas de cette clause de conscience.
Parmi toutes les conséquences multiples de cette loi, Il faut rajouter le possible trafic d’organes : au Québec 15 % des euthanasies s’accompagnent de dons d’organes, en Espagne 25 % comme vient de le rappeler l’affaire Noellia dont l’euthanasie n’a pas été retardée parce que « ses organes avaient déjà été promis » !
Enfin cette loi va devoir affronter les contradictions juridiques du code de la santé publique et du code civil. Le soin ne pourra jamais être assimilé à l’acte de tuer. Le certificat de mort naturelle imposé par la loi est inacceptable.
De fait, il est nécessaire de se battre pour garder la liberté des établissements privés indépendants. Reconstituer des espaces de liberté et de sécurité va s’imposer aux Français.
En conclusion, nous collectifs de soignants, pharmaciens, médecins demandons solennellement aux députés et sénateurs de ne pas voter cette loi.[2]
Le 2 juillet 2026
[1] Proposition de loi ouvrant un droit à l’aide à mourir : mon discours.
[2] youtu.be/yeoNuTSoZzI émission Tocsin 1 07 26 avec Gregor Puppinck et Eric Mercier
Source :

Cette loi crée un véritable «permis de tuer»
Quiconque lit attentivement la proposition de loi sur « l’aide à mourir » ne peut pas, raisonnablement, la soutenir. C’est pour ouvrir les yeux et l’intelligence sur le contenu de ce texte que j’ai dressé la liste des « 27 problèmes graves » de la proposition de loi.
Chacun de ces problèmes devrait suffire à convaincre les députés de rejeter la loi, et le Conseil constitutionnel de la censurer.
Nous sommes tous concernés. Si la loi est votée, nous aurons tous un proche, au moins, qui disparaîtra ainsi. C’est notre vie à chacun qui est en jeu !
La loi est radicale. Non seulement dans ses conditions d’accès à la mort, mais plus encore dans la procédure d’euthanasie entièrement à la discrétion d’un médecin, et dans l’absence quasi totale de contrôle.
Voici la liste des 27 problèmes graves identifiés dans la proposition de loi « relative au droit à l’aide à mourir » :
- C’est un seul et même médecin qui décide de toute la procédure d’euthanasie (art. 5 et 6).
- La loi ne prévoit aucune exigence formelle quant à l’expression de la volonté de mourir ; elle peut être formulée par écrit ou « par tout autre mode d’expression adapté à ses capacités » (art. 5, III).
- Il suffit, en pratique, que le médecin affirme que la personne veut mourir. Aucun témoin n’est requis pour attester de la réalité de la demande de mourir. À chaque fois, le médecin rencontre seul la personne concernée (art. 5, 6 et 7).
- Ce médecin peut rencontrer la personne pour la première fois le jour de la « demande » de mort, il n’est pas nécessairement le médecin traitant (art. 5).
- L’euthanasie est possible sur les personnes sous tutelle et sous curatelle, et sur les personnes dont le discernement est altéré (art. 5).
- Il suffit que le discernement ne soit pas « gravement » altéré lorsque la personne est supposée exprimer sa demande de mort (art. 6, I).
- Une personne ayant un trouble psychique grave, telle une tendance suicidaire, n’est pas exclue du processus (art. 4, al. 4).
- Il n’est pas nécessaire que le malade soit en phase terminale ; une personne ayant encore des années de vie peut obtenir la mort (art. 4, al. 3).
- La personne n’a pas un « droit » à bénéficier de soins palliatifs, lesquels sont peu disponibles.
- Le médecin consulte deux personnes de son choix : un médecin, et un auxiliaire médical ou aide-soignant placé éventuellement sous son autorité hiérarchique (art. 6, II).
- La consultation avec ces deux personnes peut être réalisée en visioconférence, sans même avoir rencontré le demandeur, ni vérifié la réalité de sa demande de mort (art. 6, II).
- Même si une personne sous tutelle ou curatelle demande la consultation d’un proche, le médecin peut la refuser (art. 6, II, al. 4).
- Le médecin peut prendre sa décision définitive immédiatement après la consultation (art. 6, III).
- Le médecin n’a pas besoin d’ausculter le demandeur une seconde fois (art. 6, IV et V).
- Le délai de réflexion de la personne n’est que de deux jours à partir de la décision du médecin (art. 6, IV).
- L’ensemble du processus peut donc être réalisé en moins de trois jours.
- Les proches de la personne n’ont pas un droit à être informés qu’une procédure d’euthanasie est en cours (art. 6, II, al. 4 et art. 7).
- Les proches n’ont pas le droit de contester en justice la décision du médecin (art. 12).
- Le médecin ou l’infirmier doit veiller à ce que l’entourage de la personne objet de l’euthanasie n’exerce aucune pression pour lui faire « renoncer à l’administration de la substance létale » (art. 9, I).
- La personne n’est informée « des modalités d’action de la substance létale » qu’après avoir confirmé sa demande de mourir (art. 6, V).
- Les médecins objecteurs de conscience qui refusent l’euthanasie sont obligés de désigner un autre médecin qui accepte de pratiquer l’euthanasie à leur place (art. 14).
- Les établissements privés, en particulier religieux, même si tous leur personnel est objecteur, sont obligés d’accueillir des équipes mobiles d’euthanasie et d’accepter l’euthanasie de leurs résidents et patients, sous peine de poursuites et de sanctions administratives et financières (art. 14).
- Les pharmaciens sont privés de clause de conscience et obligés de préparer le poison, sous peine de sanctions disciplinaires (art. 8 et 14).
- Les amendements visant à séparer les procédures d’euthanasie de celles de prélèvements d’organes ont tous été rejetés (par exemple l’amendement n°547).
- Le « contrôle » est réalisé après la mort sur la base des informations transmises par le seul médecin (art. 11 et 15).
- Le « contrôle » est réalisé par une commission composée de quatre membres d’associations et professionnels en sciences humaines et sociales, ainsi que de deux médecins et de seulement deux juges (art. 15 IV).
- Tout le coût de la procédure, y compris les honoraires et les rémunérations, est pris en charge par la Sécurité Sociale (art. 18).
En outre, il faut tenir compte des réalités suivantes :
- 10% des Français sont sous antidépresseur.
- 1 000 000 de Français sont éligibles selon la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP).
- Une vingtaine de départements ne disposent d’aucune unité de soins palliatifs, et moins de la moitié des besoins en soins palliatifs sont actuellement satisfaits. En outre, cette couverture diminuera proportionnellement au vieillissement de la population.
- La légalisation de la mort anticipée permettra d’économiser environ 1,4 milliard d’euros par an en frais de santé, vieillesse et retraite (évaluation de la Fondapol, 2025).
Vous le voyez, la prétendue « liberté de mourir » que cette loi instaure sera aussi et surtout un « droit de tuer ». Il sera quasiment impossible de contester et de faire condamner tous les abus que cette procédure ne manquera pas de faciliter et de multiplier.
Les personnes séniles, grabataires et atteintes de déficiences mentales sont particulièrement menacées par ce texte. Si ce texte est adopté, il rendra possible leur suppression.
Il est encore temps de s’opposer à ce texte, d’alerter nos proches et élus: Partagez cette liste sur les réseaux sociaux, sur X, Facebook, etc.
Grégor Puppinck
La France ne doit pas légaliser l’euthanasie!Lire le texte complet de la pétition
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