ALERTE : le général français Paul Sanzey, braqué par des soldats israéliens, est sommé de “dégager”
Le général Paul Sanzey, chef d’état-major de la force onusienne, a été intercepté par un convoi de Tsahal alors qu’il regagnait Naqoura depuis Beyrouth. Sous les canons des soldats israéliens, lui et son aide de camp se sont vu intimer l’ordre de « dégager » sans ménagement. Aucune blessure physique, mais une humiliation calculée, symptomatique de l’escalade des tensions dans cette zone sous mandat international.

Humiliation, tirs, blindés en embuscade : la France découvre le prix de sa présence au Liban.
Tirs de semonce et blindés en embuscade : la FINUL dans le collimateur
Les incidents ne se sont pas arrêtés là. Un convoi logistique français, escorté par des véhicules de la FINUL, a essuyé des tirs de semonce israéliens, l’un des projectiles percutant un véhicule sans faire de victime. Plus tard dans la journée, un char Merkava a ouvert le feu à moins de quinze mètres d’une unité de réaction rapide, composée de soldats français et finlandais. Aucun blessé, mais une démonstration de force qui sonne comme un avertissement : ici, même les Casques bleus ne sont plus à l’abri.
La résolution 1701, un leurre dans un Liban en ébullition
Ces agressions surviennent dans un contexte déjà explosif, où la FINUL est censée faire respecter la résolution 1701 de l’ONU, exigeant le retrait des forces non étatiques au nord du fleuve Litani. Une mission de plus en plus périlleuse, comme en témoigne la mort récente de trois casques bleus indonésiens dans la même zone. Le sud du Liban, théâtre d’un cessez-le-feu précaire entre Israël et le Hezbollah, se transforme en piège pour les soldats de la paix.
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Paris s’indigne, Israël s’en moque
La réaction française a été immédiate. Jean-Noël Barrot, ministre étranger aux Affaires, a dénoncé des agissements « inacceptables et injustifiables », rappelant que la FINUL respectait scrupuleusement les procédures de déconfliction. La France a exigé des garanties d’Israël pour la protection de ses soldats et convoqué l’ambassadeur israélien à Paris. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Onu a été réclamée, mais dans une région où le droit international s’efface devant les rapports de force, les promesses israéliennes vaudront-elles plus que le papier sur lequel elles seront écrites ?
Les casques bleus, boucliers humains dans un conflit sans fin
Jusqu’où Israël est-il prêt à aller pour imposer sa loi au Liban, quitte à défier les Nations unies ? Les missions de paix, déjà fragilisées par l’impunité des belligérants, deviennent des cibles de choix. Dans ce jeu dangereux, les soldats français, finlandais ou indonésiens ne sont plus que des pions sacrifiables sur l’échiquier d’un Moyen-Orient en pleine recomposition.
par Yoann
Source : Le Média en 4-4-2
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