AIRE-SUR-LA-LYS Dans les cars scolaires, devant les gendarmes ou non, on la boucle!

Les établissements Inglard transportent 14 000 élèves par jour. La société sollicite donc régulièrement la gendarmerie pour réaliser des opérations de contrôle dans les bus. Comme jeudi soir par exemple.

Les gendarmes ont contrôlé une dizaine de bus jeudi en fin d’après-midi. Plusieurs rappels à l’ordre ont été réalisés.

Les gendarmes ont contrôlé une dizaine de bus jeudi en fin d’après-midi. Plusieurs rappels à l’ordre ont été réalisés.

Début 2016, un contrôle avait mis au jour plusieurs infractions. Rebelote ce jeudi soir en trois points de la cité (Moulin-le-Comte, RD 943 près du jardin public et Saint-Martin) : «  Nous sommes à la sortie d’une période de vacances scolaires pendant laquelle les élèves oublient vite les bons réflexes  », note le capitaine Delage, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Saint-Omer.

Il est environ 16 h 20, un bus est arrêté au niveau du rond-point de Saint-Martin, sur la RD 943. Deux gendarmes pénètrent dans le bus et repèrent une jeune fille qui galère pour tirer sa ceinture : «  Elle est bloquée  », justifie-t-elle face au constat du militaire. Malheureuse coïncidence ou pure invention ? Le message de la maréchaussée est ferme, même si la vocation de l’opération est surtout pédagogique. L’élève en est quitte pour un petit sermon et recevra à la maison un rappel de la gendarmerie. Les parents sauront que leur progéniture n’était pas attachée lors du contrôle et en mettront (peut-être) une seconde couche. Sans autre conséquence toutefois : «  L’objectif est la prévention, insiste le capitaine Delage. C’est une piqûre de rappel.  »

Obligatoire

Qu’on se le dise, «  boucler sa ceinture est obligatoire dans tous les autocars, appuie Didier Strobbe, responsable d’exploitation chez Inglard. Nos conducteurs le rappellent régulièrement. Mais en cas d’accident, c’est l’élève qui est responsable.  »

Jeudi, seize autocars ont été contrôlés pour huit infractions constatées. «  Il faut rabâcher sans cesse le message  », poursuit le cadre d’Inglard. En février dernier, deux jeunes de 12 et 15 ans ont été tués et sept personnes, dont le chauffeur, légèrement blessées dans l’accident d’un car scolaire dans le Doubs. «  L’un des deux ados n’était pas attaché.  »

Source : La Voix du Nord

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