Affaire du Pont-Neuf à Paris

Affaire du Pont-Neuf à Paris : selon les juges, le policier n’était pas en état de légitime défense alors qu’il s’est pourtant fait foncer dessus par un véhicule. Dans n’importe quel pays, la légitime défense aurait été retenue. Mais pas en France où le délinquant a été sacralisé et où les criminels sont devenus des intouchables.

Les juges ont estimé que la riposte du collègue était disproportionnée. En outre, toujours selon la justice, le policier n’était pas en danger de mort immédiat bien que le véhicule lui ait foncé dessus pour prendre la fuite.

Notre syndicat de police est le seul à militer pour une véritable réforme de la légitime défense. Comme l’indique notre secrétaire général Michel Thooris dans son livre « Policières et Policiers en colère » venant de paraître aux Editions de l’Histoire, il faut retirer les notions de proportionnalité et d’absolue nécessité du texte de loi.

Ces deux conditions, la proportionnalité et l’absolue nécessité, laissent le champ libre à toutes les interprétations jurisprudentielles possibles de la part des magistrats en fonction de leurs orientations politiques et / ou idéologiques.

Dans l’affaire du Pont-Neuf, la jurisprudence est limpide : tant qu’on n’a pas un policier au tapis, on ne peut pas tirer. Il faut à minima un policier mort pour justifier auprès de l’opinion publique progressiste le décès d’un délinquant.

Notre syndicat France Police – Policiers en colère est ravi de voir qu’Alliance Police Nationale reprend partiellement notre revendication relative à la réforme de la légitime défense alors que ce syndicat de police nous avait précisément écarté de la manifestation devant l’assemblée nationale à Paris suite au meurtre d’Eric Masson, à cause justement de cette revendication jugée trop embarrassante pour messieurs Macron, Dupond-Moretti et Darmanin.

Mais élections professionnelles et actualités obligent, Alliance est contraint de venir sur notre terrain et de nous donner raison. Mais derrière les mots et les tracts, il faudra des actes.

Source : France Police

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