À Mayotte, guerre navale entre la police et la gendarmerie

C’est une décision qui passe mal dans les rangs de la police à Mayotte : la brigade nautique de la PAF (police aux frontières) doit quitter le lagon et leur vedette doit être cédée aux gendarmes. Nicolas Comte qui a commencé sa visite dans l’océan Indien par l’île aux parfums s’est saisi du dossier. “Je vais en parler au directeur central de la police aux frontières. On ne comprend pas cette décision. On n’accepterait pas que les collègues de la PAF soient réduits à faire des actes administratifs et à la garde du Centre de rétention administrative (CRA). Puis est-ce que cela signifie un désengagement de l’État dans la lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte ?” Les relations avec les gendarmes seraient déjà tendues. Les

radars

détectant les embarcations étant tenus par les militaires, la maréchaussée serait donc régulièrement privilégiée pour les alertes et les interceptions. Une guerre des chiffres ferait donc rage dans cette partie du canal du Mozambique.

Le syndicaliste a pu aussi constater les difficultés au quotidien rencontrées par ses collègues mahorais : “Tout est compliqué là-bas. Il y a de gros problèmes logistiques avec des véhicules immobilisés qui ne sont pas réparés. Il faut changer les pare-brise toutes les semaines puisque les fonctionnaires se font caillasser régulièrement. Il y a aussi un manque de lampes pour la brigade de nuit. C’est vraiment parfois le système D.” Il y a 3 ans, Thierry Flahaut, secrétaire régional d’Unité SGP-FO avait qualifié la CRA de Dzaoudzi de “verrue de la République”. Le traitement est en cours pour la faire disparaître du paysage puisqu’un autre CRA est en construction. Il devrait être prêt en 2015. “Ce sera un centre qui répondra aux normes, plus digne pour les retenus et pour les fonctionnaires qui y travaillent”, conclut Nicolas Comte.

Source : Clicanoo.re

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