A Dijon, les gendarmes forment le grand public aux premiers secours

Il suffit d'une bande de tissu et d'un stylo pour faire un "garrot tourniquet".

Il suffit d’une bande de tissu et d’un stylo pour faire un “garrot tourniquet”. © Radio France – Marion Bastit

Ce samedi à la caserne Deflandre de Dijon, les gendarmes de Bourgogne ont formé une cinquantaine de personnes aux gestes qui sauvent. Et pour plusieurs stagiaires, ce sont les attentats de novembre 2015 qui les ont décidés à se former aux premiers secours.

Et moi, qu’aurais-je pu faire pour aider les victimes ? Au lendemain des attentats de novembre, de nombreux Français se sont posé la question. Le ministère de l’Intérieur a donc décidé de mettre en place des formations aux premiers secours à destination du grand public tout au long du mois de février. Outre les formateurs traditionnels que sont les pompiers ou la Croix-rouge, la gendarmerie de Côte-d’Or est la seule de France à avoir répondu à l’appel. Ce samedi, à la caserne Deflandre à Dijon, trois gendarmes ont formé deux groupes de 25 personnes aux gestes qui sauvent.

Savoir quoi faire en cas d’accident

A raison de deux heures par groupe, cette initiation n’a rien à voir avec les sept heures de formation du brevet de secouriste, mais elle permet déjà d’apprendre les bases. A genoux sur le carrelage, Christelle tente de mettre Philippe, son mari, en position latérale de sécurité (PLS), mais ils ne sont pas vraiment d’accord. « A l’intérieur, la main », assure Philippe. « Mais non, il faut déjà que te remonte le genou », proteste Christelle. Gendarme à la caserne, Philippe s’y connaît déjà un peu. _« J’ai mon brevet de secourisme depuis 1981, raconte-t-il. Dans le cadre du boulot, je peux être confronté à ce genre de situation, donc ça ne mange pas de pain de se remettre à niveau._ »

En cas de plaie au thorax, il faut réhausser le dos du blesssé. - Radio France
En cas de plaie au thorax, il faut réhausser le dos du blesssé. © Radio France – Marion Bastit

Par contre, c’est une première pour Christelle. « Si jamais un de mes proches en a besoin, ou même un inconnu dans la rue, je veux au moins pouvoir faire les gestes de premiers secours avant les vrais secours », explique-t-elle. Stéphanie, elle, pense d’abord aux accidents domestiques._ « J’ai des enfants, et il nous est arrivé plusieurs fois des petits incidents, raconte-t-elle. Quand ma fille est tombée sur la tête, quand mon mari a fait un malaise… Des choses de tous les jours, en fait._ »

Une cravate et un stylo pour faire un garrot

Mais pour plusieurs stagiaires, le déclencheur, ce sont les attentats de novembre. « On s’est rendus compte que certaines fois, il y a un grand nombre de blessés, et puis c’est bien de savoir au moins agir, pour ne pas être là sans savoir quoi faire, et au moins être utile à quelque chose », raconte Patrice, retraité. « On n’est pas à l’abri d’avoir des attentats aussi, renchérit Bernadette, sa femme, et de devoir éventuellement porter secours rapidement à des personnes qui sont dans la rue, et qui ont été atteintes par des projectiles ou je ne sais quoi. »

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