Référendum populaire (Opération « destinée ») ou référendum citoyen ?


Le citoyen est un membre du corps politique de la Nation. Le peuple, quant à lui, est reconnu par les principes constitutionnels comme le détenteur de la souveraineté.

En droit constitutionnel, le peuple ne se limite pas à la somme des citoyens. Il constitue le pouvoir constituant lui-même, c’est-à-dire l’autorité suprême dont procèdent les institutions, les constitutions et l’ensemble des pouvoirs publics.

Un référendum citoyen vise généralement à recueillir l’avis des citoyens sur des politiques publiques ou des choix de société. Un référendum populaire touche à une question plus fondamentale : l’expression directe du peuple souverain sur les principes qui fondent l’exercice du pouvoir lui-même.

C’est précisément cette différence qui distingue le Référendum Citoyen porté par les #Gueux de notre référendum populaire consacré à la souveraineté du peuple et au respect des principes constitutionnels.

Depuis plusieurs années, de nombreuses initiatives citoyennes cherchent à redonner la parole aux Français. Parmi elles figurent notamment le projet « Référendum Citoyen », porté par l’association Libérez-vous Citoyens et le mouvement des #Gueux, ainsi que notre propre référendum populaire consacré à la souveraineté du peuple et au respect des principes constitutionnels.

Si les deux démarches partagent un constat commun – celui d’une fracture croissante entre les citoyens et les centres de décision – elles reposent toutefois sur des approches profondément différentes, tant dans leur philosophie que dans leurs objectifs.

Le référendum porté par les #Gueux vise principalement à créer un outil permanent de consultation citoyenne sur des sujets variés de la vie quotidienne : prix de l’énergie, fiscalité, santé, pouvoir d’achat, ZFE et demain de nombreuses autres questions. Son ambition est de permettre aux citoyens de s’exprimer directement sur les politiques publiques et de créer un rapport de force démocratique susceptible d’influencer les décideurs politiques.

Notre référendum poursuit un objectif d’une autre nature. Il ne porte pas sur une politique publique particulière mais sur la question fondamentale de la souveraineté populaire. Il s’agit d’une consultation visant à permettre aux Français de se prononcer sur le respect des principes constitutionnels fondateurs, sur la place du peuple dans les institutions et sur le rôle des autorités régaliennes dans la protection de la Nation et de son peuple souverain.

La différence est essentielle.

Le référendum des #Gueux cherche à agir à l’intérieur du système institutionnel actuel afin de peser sur les décisions prises par les gouvernants.

Or, cette manœuvre n’a-t-elle pas pour seul dessein de dénaturer et de réduire la portée véritable du référendum dans une société où la démocratie, à l’instar du vote déposé dans l’urne, ne serait qu’une illusion ?

Quant à notre référendum populaire, il interroge directement le fondement même de la légitimité du pouvoir, la place du peuple dans l’ordre constitutionnel et le respect effectif du principe selon lequel la souveraineté nationale appartient au peuple.

Les deux initiatives divergent également sur le plan technique.

Le projet Référendum Citoyen s’appuie sur une infrastructure numérique sophistiquée utilisant notamment une application mobile dédiée, la lecture du passeport biométrique via la technologie NFC, des mécanismes cryptographiques avancés et un registre distribué de type blockchain. Cette architecture vise à garantir le principe « une personne, une voix », l’anonymat du vote et la vérifiabilité publique des résultats.

Cette technologie constitue un atout réel en matière de traçabilité et d’intégrité des données. Elle permet de démontrer qu’un vote enregistré ne peut être modifié discrètement après son dépôt.

Toutefois, la technologie n’est jamais une finalité en soi. Une blockchain garantit l’intégrité des données enregistrées ; elle ne garantit pas la pertinence de la question posée, ni l’indépendance politique de ceux qui organisent la consultation, ni la neutralité des objectifs poursuivis.

Là où le Référendum Citoyen repose principalement sur une architecture technologique destinée à garantir la fiabilité du vote, notre référendum repose avant tout sur l’expression libre et directe du peuple. La technologie peut sécuriser une consultation ; elle ne peut se substituer à la légitimité que confère la volonté populaire.

Par ailleurs, l’utilisation d’une application mobile et d’un passeport biométrique suppose de disposer d’un smartphone compatible, de maîtriser certains outils numériques et d’accepter une procédure d’authentification plus complexe. Certains y verront une garantie supplémentaire de sécurité ; d’autres pourront s’interroger sur la place grandissante accordée aux technologies d’identification numérique dans l’expression démocratique. Cette méthode ne revêt-elle pas un caractère discriminatoire et contraire aux principes démocratiques dans le pays des Droits de l’Homme en excluant de nombreux citoyens qui refusent ou ne souhaitent pas recourir à une identité numérique ou biométrique ?

De notre côté, nous avons fait le choix de la simplicité, de l’accessibilité et de la transparence immédiate. Aucun téléchargement d’application n’est nécessaire. Aucun passeport biométrique n’est requis. La participation s’effectue directement en ligne et les résultats sont visibles en temps réel. Chaque citoyen peut constater instantanément l’évolution du scrutin et la force de l’expression populaire.

L’objectif premier n’est pas la démonstration technologique mais la mobilisation citoyenne la plus large possible autour d’une question fondamentale.

Une autre différence réside dans les personnalités qui portent les deux démarches.

Le Référendum Citoyen est directement associé au mouvement des #Gueux et à plusieurs personnalités publiques connues, notamment Alexandre Jardin, Laurent Jaoul et d’autres acteurs engagés dans la vie publique tels que Jean-Luc Mélenchon1. Plus récemment, plusieurs responsables politiques ont publiquement manifesté leur intérêt ou leur soutien à certaines revendications portées par ce mouvement.

Cette situation conduit naturellement certains observateurs à s’interroger sur le degré réel d’indépendance politique du projet, même si ses promoteurs revendiquent leur neutralité.

Ces interrogations sont d’autant plus présentes que plusieurs personnalités aujourd’hui associées à des discours de contestation ont soutenu, durant la crise sanitaire de 2020 et 2021, des orientations parfois très différentes de celles défendues aujourd’hui par une partie des citoyens mobilisés. Alexandre Jardin avait notamment cosigné en janvier 2021 une tribune appelant à accélérer la stratégie vaccinale contre la Covid-19 et à renforcer les capacités de production des vaccins afin d’en favoriser le déploiement.2

Chacun demeure libre d’apprécier cette évolution, d’y voir une cohérence, une adaptation aux circonstances ou au contraire une contradiction. Il appartient aux citoyens d’exercer leur propre jugement.

Cela a le mérite de rappeler la phase de déploiement de l’application « TousAntiCovid », lors de laquelle étaient diffusées des données chiffrées concernant les téléchargements.

Une autre particularité mérite également d’être observée.

Le projet Référendum Citoyen bénéficie aujourd’hui d’une visibilité médiatique importante. Ses promoteurs sont régulièrement invités sur des chaînes de télévision nationales, des radios à forte audience et dans de nombreux médias généralistes. Cette exposition lui permet naturellement de toucher un public très large et d’accélérer sa diffusion.

À l’inverse, de nombreuses initiatives citoyennes portant sur la souveraineté populaire, le respect des principes constitutionnels ou le contrôle démocratique des institutions peinent souvent à obtenir une visibilité comparable.

Cette différence de visibilité soulève naturellement des interrogations chez une partie du peuple.

Sans préjuger des intentions de quiconque, force est de constater que les deux démarches ne se situent pas sur le même terrain.

Le Référendum Citoyen propose d’améliorer le fonctionnement démocratique à l’intérieur du cadre institutionnel existant. Il vise à consulter les citoyens sur des politiques publiques et à « influencer » les décisions des gouvernants.

Notre référendum populaire pose une question plus fondamentale : celle de l’exercice réel de la souveraineté populaire, du respect des principes constitutionnels et de la place du peuple dans l’organisation du pouvoir.

L’un cherche à faire entendre davantage la voix des citoyens au sein du système.

L’autre invite les citoyens à se prononcer sur les fondements mêmes de la légitimité du pouvoir.

Au fond, la différence entre ces deux démarches peut se résumer en une seule question.

Le Référendum Citoyen demande aux citoyens leur avis (simple) sur les décisions prises par ceux qui gouvernent.

Le référendum populaire demande au peuple s’il entend réaffirmer sa qualité de souverain et rappeler que tout pouvoir ne peut procéder que de lui.

L’un porte sur l’exercice du pouvoir.

L’autre porte sur son origine.

L’un consulte les citoyens.

L’autre s’adresse au peuple constituant.

Car avant les gouvernements, avant les institutions, avant les lois et même avant la Constitution, il existe un principe fondateur sans lequel aucun pouvoir ne peut prétendre à la légitimité :

la souveraineté nationale appartient au peuple, dont procèdent tous les pouvoirs.

C’est cette question fondamentale qui est aujourd’hui soumise à l’appréciation des Français.

Principe fondamental et constitutionnel : « La Souveraineté réside dans le Peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable »

Participons en votant et partageant massivement au Référendum populaire – Opération « Destinée » : https://france-souveraine-patrie-liberte.com/referendum/

1 Publication sur X par Alexandre Jardin « MELENCHON REJOINT (ENFIN !) LES #GUEUX ! », 9 mai 2026 : https://x.com/AlexandreJardin/status/2053127061158469865?s=20.

2 TRIBUNE. Philippe Juvin et Alexandre Jardin : « Il faut une stratégie vaccinale », Le Journal du Dimanche, 30 janvier 2021 : https://www.lejdd.fr/Politique/tribune-philippe-juvin-et-alexandre-jardin-il-faut-une-autre-strategie-vaccinale-4022005.

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