SYNDROME HIPPOCAMPE

Cet essai propose une lecture critique de l’architecture moderne en tant que dispositif de dressage psychique. En mobilisant les paradigmes du biopouvoir (Michel Foucault) et de la psychologie de la forme (gestaltisme), l’auteur interroge la prétendue neutralité esthétique de l’immeuble collectif, qu’il analyse comme une reproduction d’uniformité carcérale. À travers une approche holistique et transdisciplinaire, l’essai explore comment l’environnement bâti façonne les corps et les esprits, reconduit les asymétries de pouvoir et participe à une lutte des classes inversée. Il articule les notions d’imprinting social, de conformisme mental et de normativité intériorisée, en dialogue avec les neurosciences, pour dévoiler les mécanismes invisibles d’un dressage architectural à visée homéostatique. Le conformisme social possède une dimension transmissible, il renforce les schémas d’une génération à l’autre, or l’ascenseur social en panne rigidifie les trajectoires. Ainsi se maintient une dystopie discrète : un attracteur social orienté vers la reproduction de l’obéissance. Si la transmission est épigénétique, cela signifie qu’une « race d’esclaves » est en production. 

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