Opération « Sauver Sarko », les coulisses d’un fiasco – Complément d’enquête​ (3 vidéos)

Adam

24 oct. 2025. Fin 2020, la rétractation de Ziad Takieddine aurait dû blanchir Nicolas Sarkozy dans l’affaire du présumé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Mais cette hypothétique opération de sauvetage s’est conclue par un véritable naufrage… 

Le jugement est tombé et c’est une onde de choc : pour la première fois dans l’histoire de la République française, un ex-président va aller en prison. Nicolas Sarkozy est incarcéré depuis le 21 octobre. Condamné à 5 ans ferme pour association de malfaiteurs dans le cadre des soupçons de financement libyen de sa campagne 2007, il a fait appel de la décision et continue de clamer son innocence.

Il n’en a pas fini avec la justice, d’autant qu’il est aussi doublement mis en examen pour recel de subornation de témoin et participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre l’infraction d’escroquerie au jugement en bande organisée dans un autre dossier, une « affaire dans l’affaire » qui aurait eu pour objectif de tenter de le mettre hors de cause justement dans le dossier libyen.

« Complément d’enquête » raconte cette histoire rocambolesque qui croise de sulfureux personnages, d’un intermédiaire au passé trouble à la reine de la presse people, en passant par un richissime homme d’affaires ou encore un marchand de biens controversé. Un cabinet noir ?

À l’origine de cet incroyable imbroglio, ce qui devait être un scoop retentissant : la rétractation dans une interview à Paris Match et BFMTV de Ziad Takieddine, un des principaux accusateurs de Nicolas Sarkozy dans le dossier libyen.

Le problème, c’est que ce revirement n’aurait rien de spontané. Des dizaines d’heures d’écoutes téléphoniques et de nombreuses perquisitions semblent dessiner les contours d’un « cabinet noir », qui aurait manœuvré pour que Ziad Takieddine, décédé en septembre 2025, change de version et blanchisse publiquement Nicolas Sarkozy en échange d’argent.

Pendant des mois, les équipes du magazine ont approché chacun des mis en examen dans ce dossier. Certains ont accepté de nous livrer leur témoignage exclusif et de nous dévoiler leur version de ce qu’ils appellent l’opération « Sauver Sarko ».

L’ex-président et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, mise en examen pour les mêmes motifs, ont-ils joué un rôle dans cette mission dont l’un des objectifs était d’éteindre un autre feu judiciaire ?

Face aux juges, Nicolas Sarkozy a nié toute implication dans cette affaire et affirme être innocent. Les avocats de l’ex-première dame la déclarent quant à eux « déterminée à faire valoir ses droits et à contester cette décision infondée ». 

Une enquête de Thomas Lelong, Swanny Thiébaut et Pierre-Louis Devais. Présenté par : Tristan Waleckx Maison de production : France 2 / France 2 (FR2)

Source : Youtube

L’INTERVIEW QUI A CONDAMNÉ SARKOZY À 5 ANS DE PRISON !!

LQDP

Source : Youtube

DES ARCHIVES GÊNANTES : LA PRISON POUR SARKOZY ? C’ÉTAIT SON PROGRAMME !

Le Média

Dans cet épisode de la VAR politique, Nabil Touati analyse les condamnations de Nicolas Sarkozy et les réactions hypocrites qu’elles suscitent. La chronique montre comment l’ancien chef d’ l’État est devenu l’arroseur arrosé, pris au piège de ses propres discours réclamant plus de fermeté judiciaire. La VAR exhume les archives où Sarkozy réclamait « plus de gens en prison » et une sévérité accrue pour les « voyous du haut de l’échelle » : le tribunal a appliqué son programme en envoyant l’ancien président en prison. La chronique décortique aussi les réactions à géométrie variable de la classe politique et médiatique. Marine Le Pen, qui le soutient, est confrontée à ses propres décisions passées de sanctionner les élus de son parti… sans attendre une décision de justice définitive. Olivier Faure (PS) et Éric Ciotti (LR) sont également épinglés : le premier car il a oublié que les socialistes s’en prenaient aux juges et à la presse dans les années 90, le second pour avoir changé de discours sur le respect des décisions de justice. Enfin, la VAR souligne le réflexe d’une caste politico-médiatique qui, d’Arlette Chabot hier aux éditorialistes d’aujourd’hui (Laurence Ferrari, Jean-Michel Aphatie, Isabelle Saporta), vole au secours des puissants en critiquant des juges trop « zélés », réclamant de fait une justice d’exception. ⚠️ Le Média est diffusé sur le canal 165 de la Freebox et sur le bouquet gratuit de Molotov TV.

Source : Youtube

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