84 677 morts

Par Patrick Ledrappier

À gauche : Marcel Déat (1894 – 1955) – À droite : Emmanuel Todd, né en 1955

« Le régime des mollahs est comparable au régime nazi, s’appuyant sur une idéologie et une milice : les Gardiens de la Révolution – dont certains dirigeants sont multimilliardaires – étant l’équivalent des Waffen-SS » Emmanuel Razavi, grand reporter – « Points de Vue »

28 janvier 2026

   « Retenez bien ce chiffre de source administrative iranienne : 84 677. C’est le nombre des victimes iraniennes qui ne cesse d’augmenter. Face à ce chiffre, Donald Trump hésite toujours, entre le diplomatie et l’action militaire. On a l’impression que le camp occidental sacrifie l’Iran au profit d’un équilibre illusoire. »  Christian Malard, consultant diplomatique – « i24 NEWS »

28 janvier 2026

84 677 morts

   Ce chiffre ne relève pas du débat ni d’une possible contestation, mais d’un fait qui s’impose. Selon Christian Malard, il proviendrait de sources administratives iraniennes et ne cesserait d’augmenter. Ces révélations seraient également recoupées par d’autres sources anonymes.

   À partir de là, toute discussion sur la « complexité » du régime iranien, sur la « prudence diplomatique » ou sur la « nécessité de l’équilibre géopolitique » du Moyen-Orient devient une diversion criminelle.

   Car lorsque des dizaines de milliers de civils sont massacrés par un régime politique, la question n’est plus de savoir ce que l’Occident peut faire sans risque – et avec lui les politiciens français – mais ce qu’ils choisissent délibérément de ne pas faire.

   La répression sanguinaire et meurtrière en Iran n’est ni accidentelle ni improvisée. Elle repose sur un cadre juridique précis, des forces idéologisées, des méthodes éprouvées, et un silence occidental de plus en plus criminel.

Une répression sanguinaire méthodique

   La violence déployée par le régime iranien contre sa propre population ne relève ni d’un emballement ponctuel, ni de dérapages incontrôlés.

   Elle s’inscrit dans une logique de répression structurée, mise en œuvre par des forces identifiées, selon des méthodes récurrentes, et avec un objectif clair : briser toute contestation par la terreur.

   Les vidéos – non générées par l’IA – qui nous parviennent le démontrent : les manifestations ont été systématiquement réprimées par l’usage de la force létale.

   Des tirs à balles réelles – on croit reconnaître l’usage de mitrailleuses lourdes sur le son de certaines vidéos – ont visé des manifestants non armés, des jeunes filles ont été décapitées à la machette par des rôdeurs nocturnes au service des mollahs (comment ne pas penser au génocide rwandais ?)

   Cette répression n’a pas été confiée à des unités marginales ou incontrôlées. Elle est principalement menée par les Gardiens de la Révolution, force idéologique et militaire directement subordonnée au pouvoir théocratique – que les politiciens français refusent de classer en « organisation terroriste » – épaulée par les milices Basij, connues pour leur cruauté et leur rôle de police politique.

    Ces forces ne sont pas de simples instruments de maintien de l’ordre : elles constituent le bras armé du régime, chargé d’imposer l’obéissance par la peur, la terreur et les exécutions sommaires, y compris à coups de machette.

   Rien, dans cette mécanique, n’indique l’improvisation. Les méthodes employées sont répétitives, coordonnées, cohérentes sur l’ensemble du territoire. La violence n’est pas un accident du système : elle en est un outil central de cohésion et de protection.

   La gestion des cadavres participe de la stratégie de répression sanglante

   Des cadavres seraient rendus aux familles sous condition de payement et de silence. Des pressions seraient exercées pour empêcher toute médiatisation des morts.

   Des milliers de cadavres seraient maintenant stockés dans des semi-remorques – il se dit que ce serait pour mettre en scène leur mort en cas d’intervention des États-Unis.

   Cette stratégie vise moins à dissimuler les violences qu’à instaurer un climat de sidération, dans lequel la population comprend que toute contestation sera sanctionnée de mort.

   La mort ne constitue pas seulement une sanction : elle devient un instrument de dissuasion collective.

   Un carnage systémique – Un massacre de masse – Une hécatombe organisée

   L’ampleur du bilan humain d’après les chiffres disponibles – sans même parler de ceux dévoilés par Christian Malard –, demeure difficile à établir avec précision, en raison de la censure, de la fermeture du pays aux observateurs indépendants et des pressions exercées sur les familles des victimes.

   Les vidéos et témoignages qui nous parviennent convergent et dressent un tableau d’une violence qui n’aurait d’égal que ce qui s’est passé au Rwanda du 7 avril au 7 juillet 1994.

   Selon plusieurs sources concordantes (Amnesty International, Human Rights Watch, Iran Human Rights, Centre Abdorrahman Boroumand, rapports d’experts indépendants auprès des Nations unies, etc.), le nombre de morts se situerait dans une fourchette de plusieurs dizaines de milliers de victimes. Le chiffre de 84 677 morts s’imposerait désormais comme crédible, appelé à évoluer à la hausse.

   À ce stade, l’argument de l’exagération ne résiste plus à la cohérence inter-sources.

   À ces morts s’ajouteraient des centaines de milliers de blessés, souvent privés de soins par crainte d’arrestation, ainsi que des dizaines de milliers de personnes arrêtées, détenues ou portées disparues.

   Des centaines de milliers de familles seraient plongées dans l’incertitude quant au sort de leurs proches, faute de notification officielle ou d’accès aux lieux de détention.

   Un génocide ?

   Le terme génocide est défini en droit international par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée le 9 décembre 1948 par l’Organisation des Nations unies.

   Selon l’article II de la « Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide », adoptée le 9 décembre 1948 par l’Organisation des Nations unies », le génocide s’entend de l’un quelconque des cinq actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

   1. Meurtre de membres du groupe.

   2. Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe.

  3. Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle.

   4. Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe.

   5. Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

   Le bilan humain de la répression en Iran, par son ampleur et par sa durée s’inscrit dans une logique de suppression d’une partie de la population, ciblant en priorité les jeunes, les femmes et les catégories socialement les plus exposées.

   Comment ne pas rapprocher la répression sanguinaire et meurtrière menée par les autorités iraniennes de l’article II de la « Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide » ?

   L’Occident disserte – les États-Unis déplacent des porte-avions – la France regarde ailleurs – l’Iran massacre

   Alors que la répression en Iran atteindrait un niveau génocidaire, les réactions occidentales se caractérisent par leur prudence extrême, leur fragmentation et, surtout, par leur absence de conséquences concrètes. Les condamnations existent, mais elles demeurent essentiellement verbales, sans traduction politique ou diplomatique à la hauteur des faits.

   Alors que la France regarde ailleurs, comme le reste des pays européens à forte population musulmane, les réactions américaines se sont cristallisées autour de déclarations publiques, pour l’instant sans traduction opérationnelle directe sur le territoire iranien.

   Le président Donald J. Trump a ainsi évoqué « une situation très grave » et affirmé « suivre les événements de près », tout en rappelant que « toutes les options restent sur la table ». Dans le même temps, il a insisté sur la nécessité d’« éviter une escalade incontrôlée » et de « laisser une chance à la diplomatie ».

   Le Département d’État a, de son côté, dénoncé des « violations inacceptables des droits humains », appelant les autorités iraniennes à la retenue et au respect des libertés fondamentales. Ces condamnations, répétées, n’ont toutefois été suivies d’aucune mesure coercitive nouvelle. Entre condamnation morale et calcul stratégique, l’hésitation américaine persiste.

   Une présence militaire opérationnelle américaine bien réelle

   Parallèlement aux déclarations publiques, les États-Unis ont déployé des moyens militaires significatifs dans la région.

   Face à l’Iran, Donald Trump déploie une « armada massive » (« Carrier Strike Group 9 ») : le porte-avions nucléaire « USS Abraham Lincoln » et ses soixante-dix avions – dont des chasseurs furtifs F-35C –, escorté par trois destroyers lance-missiles (« USS Frank E. Petersen Jr. », « USS Spruance », « USS Michael Murphy »), probablement un à deux sous-marins nucléaires d’attaque, plus six autres navires de guerre déployés dans la région.

   Soit au total dix bâtiments de surface et des capacités sous-marines non divulguées, capables de lancer des centaines de missiles Tomahawk et de frapper n’importe quel point du territoire iranien depuis l’océan Indien.

   « La présence de porte-avions au large de l’Iran ne sauve aucune vie »

   Cette force navale est arrivée le 26 janvier 2026, soit 18 jours après le début de la répression massive du 8 janvier 2026.

   Ces déploiements, régulièrement présentés comme « dissuasifs », constituent un signal stratégique explicite adressé au régime iranien.

   Toutefois, ils traduisent pour l’instant une volonté de montrer la force sans l’employer, de maintenir une pression militaire tout en évitant l’engagement direct, ce qui ne sauve la vie d’aucun iranien.

   Ce double langage – paroles de prudence, gestes de puissance – illustre l’ambiguïté de la position américaine. Alors que la répression se poursuit et que le bilan humain s’alourdit, la démonstration navale remplace l’action politique, et la dissuasion devient un substitut à la protection effective des civils.

   La présence de porte-avions au large de l’Iran ne sauve aucune vie. Elle rassure des alliés, protège des intérêts stratégiques, mais laisse – pour l’instant – intacte la machine meurtrière qui continue de frapper la population iranienne.

   Les politiciens français – l’art de ne rien voir, comme lors du génocide rwandais

   À la différence des États-Unis, qui conjuguent déclarations publiques et démonstrations de force militaire, la position française se distingue avant tout par l’absence.

   Absence de prise de parole forte, absence de condamnation explicite, absence de signal politique clair à la hauteur de la répression en cours en Iran.

   Aucun communiqué officiel du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères n’est venu qualifier publiquement la nature de la répression ni en mesurer l’ampleur humaine.

   Aucun discours présidentiel, aucune initiative diplomatique visible, aucune proposition de sanctions n’a été faite.

   « On ne touche pas aux mollahs ! »

   Ce choix contraste frontalement avec le discours français habituel sur les droits de l’homme et la protection des civils. Il ne traduit pas une impuissance, mais un calcul politique, dans un contexte intérieur marqué par des équilibres électoraux sensibles et par la crainte de froisser certains intérêts électoraux.

   En ne nommant pas, en ne condamnant pas, en n’agissant pas, face à ce qu’ils considèrent comme leur clientèle musulmane, les politiciens français privilégient la gestion du risque électoral à la défense des principes, qu’ils proclament pourtant, pour nous demander de sacrifier nos enfants dans une guerre contre les Russes en Ukraine.

   Ce silence ne relève plus d’une prudence diplomatique ponctuelle – il s’inscrit dans la durée et traduit une ligne politique claire.

   Pour l’Éborgneur en chef des Gilets jaunes, le message est limpide : on ne touche pas aux mollahs !

   Emmanuel Todd : un Marcel Déat en 2026

   Cette logique trouve une illustration révélatrice dans les propos d’Emmanuel Todd, qui évoque un « déjeuner formidable » avec l’ambassadeur d’Iran, tenu pendant que le régime massacre sa population.

   Il affirme ensuite, sans ciller, que l’Iran serait un pays pluraliste et que la responsabilité de la violence incomberait aux Occidentaux – les États-Unis étant cités, Israël clairement visé.

   Autrement dit, pour Todd, puisque le repas était excellent et l’ambassadeur intelligent et cultivé, les Gardiens de la Révolution peuvent bien massacrer qui ils veulent, comme ils le veulent, quand ils le veulent.

   L’âge du mariage des filles en Iran : neuf ans !

   Par ailleurs, rappelons à Todd quelques réalités juridiques iraniennes dont il pourrait utilement s’entretenir avec cet ambassadeur intelligent et cultivé.

   L’homosexualité demeure pénalement réprimée et passible de peines allant jusqu’à la mort. Les femmes sont juridiquement subordonnées, privées d’égalité civile et exposées à des châtiments corporels.

   Quant aux fillettes, la loi autorise toujours le mariage dès l’âge de neuf ans, consacrant légalement une violence sexuelle institutionnalisée.

   C’est de ce régime-là qu’Emmanuel Todd parle, après un « déjeuner formidable » avec son ambassadeur en France.

   Une tradition bien française

   Emmanuel Todd incarne une tradition bien française : celle de l’intellectuel de gauche, héritier du Front populaire, qui dîne avec les ambassadeurs des régimes totalitaires qu’ils trouvent « intelligents et cultivés ».

   Marcel Déat, normalien agrégé de philosophie, ancien député socialiste, ancien ministre de Pétain, jouait exactement ce rôle dans les années 1930-1940.

   Il dînait avec Otto Abetz, ambassadeur du Reich à Paris, fondait en 1941 le Rassemblement National Populaire financé par les nazis, et affirmait que la responsabilité de la violence incombait aux démocraties occidentales – la France étant citée, les Juifs clairement visés.

   Autrement dit, pour Déat, puisque le repas était excellent et l’ambassadeur cultivé, les SS pouvaient bien massacrer qui ils voulaient, comme ils le voulaient, quand ils le voulaient.

   Quatre-vingt-cinq ans plus tard, Emmanuel Todd évoque son « déjeuner formidable » avec l’ambassadeur d’Iran, tenu pendant que le régime massacre 84 677 manifestants.

   Après cela, le débat n’est plus factuel. Il est moral et politique.

   Car lorsqu’un massacre est connu, documenté, et pourtant toléré, ce ne sont plus seulement les bourreaux qui doivent répondre de leurs actes, mais aussi ceux qui ont choisi de regarder ailleurs.

   « Les Gardiens de la Révolution ne sont pas une force de sécurité ordinaire. Ils sont une milice idéologique, armée et fanatisée, au service d’un régime théocratique. »

   Face à cela, les politiciens français se taisent.

   Comme leurs prédécesseurs qui, au nom de la stabilité, de la raison d’État ou de la nécessité historique, accordèrent les pleins pouvoirs à Pétain et choisirent la collaboration avec Hitler plutôt que la résistance au nazisme.

   À partir de 84 677 morts, ce silence de nos politiciens n’est plus une posture diplomatique : il devient une responsabilité morale et – pour le moins – une complicité historique.

   Comme hier, aujourd’hui, ils choisissent le silence et la complicité plutôt que le courage de la lutte, et sacrifient le sang de 84 677 Iraniens à leurs calculs électoraux – élections qui approchent obligent : il ne faudrait pas heurter un certain électorat.

   Plutôt que de financer à coup de milliards la guerre contre les Russes – qui ne font que protéger les populations russophones de l’est de l’Ukraine, populations qui ont choisi par référendum leur rattachement à la Russie – ne serait-il pas temps de soutenir la résistance en Iran ?

   Ne serait-il pas temps d’appliquer à l’Iran ce qui a été accordé à Kiev : former et armer une jeunesse iranienne qui se bat à mains nues, écrasée par les Waffen-SS des mollahs, tandis que nos politiciens se murent dans le silence et que leurs « valeurs » – invoquées pour envoyer nos enfants, jamais les leurs, à la guerre – s’écrivent avec le sang des jeunes Iraniens qu’ils abandonnent au massacre ?

Patrick Ledrappier

Président co-fondateur

Libre Consentement Éclairé

Note sur le dispositif militaire des États-Unis
Décompte précis et vérifié des forces navales américaines à portée de tir de l’Iran au 29 janvier 2026 :
– 1 PORTE-AVIONS NUCLÉAIRE : l’ « USS ABRAHAM LINCOLN » (CVN-72)Classe : NimitzPosition : Nord de l’océan Indien / Mer d’Arabie (arrivé le 26 janvier 2026)Propulsion : Nucléaire (autonomie illimitée)Déplacement : 100 000 tonnesLongueur : 332,8 mètresÉquipage : 5 680 personnes (3 200 équipage + 2 480 groupe aérien)Vitesse : >30 nœuds (56 km/h)
– GROUPE AÉRIEN EMBARQUÉ (Carrier Air Wing 9) : 70 aéronefs au total :F-35C Lightning II (chasseurs furtifs 5ᵉ génération) – nouveauté depuis août 2025F/A-18E/F Super Hornet (chasseurs-bombardiers)EA-18G Growler (guerre électronique)E-2D Advanced Hawkeye (surveillance aérienne avancée)Hélicoptères MH-60 Seahawk
– 3 DESTROYERS LANCE-MISSILES (Escorte directe)Destroyer « Squadron 21 » (DESRON 21) :1. « USS FRANK E. PETERSEN JR. » (DDG-121)Classe Arleigh BurkeMise en service : mai 2022155 mètres8 373 tonnesSystème Aegis (défense antimissile)Missiles Tomahawk (frappe en profondeur)2. « USS SPRUANCE » (DDG-111)Classe Arleigh BurkeSystème AegisMissiles Tomahawk3. « USS MICHAEL MURPHY » (DDG-112)Classe Arleigh BurkeSystème AegisMissiles Tomahawk
– 6 AUTRES NAVIRES DE GUERRE (déployés dans la région). Selon un responsable américain cité le 28 janvier :3 destroyers supplémentaires3 navires de combat littoral (Littoral Combat Ships)
– SOUS-MARINS (nombre non divulgué) mais il y aurait au moins 1-2 sous-marins nucléaires d’attaque :Classe Virginia ou Los Angeles (probables)Possiblement 1 SSGN (ancien Ohio converti) :
Plateforme de lancement de missiles TomahawkSupport aux opérations spécialesPositions classifiées (doctrine du « strategic ambiguity »)
– CAPACITÉS DE FRAPPEMissiles de croisière Tomahawk : Portée : ~1 600 kmDestroyers : ~ 90 missiles par navireSSGN (si présent) : 154 missiles TomahawkFrappes aériennes : F-35C : Furtifs, pénétration en profondeurF/A-18 Super Hornet : Bombardement tactiquePortée opérationnelle depuis l’océan Indien : Couvre l’ensemble du territoire iranien
– DEFENSE ANTIMISSILE (SYSTEME AEGIS) :Interception simultanée de dizaines de missiles balistiquesRadars intégrés sur les 4 destroyersCanons Phalanx CIWS : 4 500 coups/minute
– FORCES AÉRIENNES RÉGIONALES (non navales)Bases US Air Force :Qatar (Al Udeid Air Base)Émirats Arabes Unis (base Al Dhafra) – EAU a refusé son utilisation pour frapper l’IranBahreïnKoweït
– CAPACITES LOURDES DISPONIBLES :Bombardiers B-52Bombardiers furtifs B-2 SpiritAvions de chasse F-35, F-15, F-16Drones MQ-9 Reaper

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