Voiture de police incendiée: le militant Antonin Bernanos retourne en prison

Croquis d'audience de sept "antifascistes" lors de leur procès au tribunal de Paris, le 11 octobre 2017, pour avoir participé à l'attaque d'une voiture de police en mai 2016.
Croquis d’audience de sept « antifascistes » lors de leur procès au tribunal de Paris, le 11 octobre 2017, pour avoir participé à l’attaque d’une voiture de police en mai 2016.afp.com/Patrick KOVARIK

 

La brigade d’exécution des décisions de justice de la police judiciaire parisienne est venu le chercher à son domicile. Il lui reste vingt-six mois de prison à effectuer.

Antonin Bernanos dort ce mardi soir en prison. Le militant antifasciste, descendant de l’écrivain Georges Bernanos, a été condamné en octobre dernier à cinq ans de prison, dont deux ans avec sursis, pour avoir participé à l’attaque d’une voiture de police en mai 2016 à Paris. Sans le mandat de dépôt qui aurait dû le conduire derrière les barreaux à l’énoncé du verdict. Alors qu’il avait déjà fait dix mois de détention provisoire, « il n’a jamais été convoqué pour une exécution de peine », selon son avocat Me Arié Alimi. Ce mardi, une quinzaine de policiers sont venus le chercher chez sa mère, en défonçant la porte.

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« Antonin Bernanos a été interpellé par la brigade d’exécution des décisions de justice (BEDJ) de la police judiciaire parisienne, dans un appartement du XIVe arrondissement de Paris mardi matin », a expliqué à l’AFP une source policière. Après les dix mois déjà effectués, il lui restait vingt-six mois de prison pour terminer les trois ans ferme auxquels il avait été condamné. Sachant qu’une peine de vingt-quatre mois peut-être accomplie en portant un bracelet électronique.

Une procédure « extrêmement brutale », selon sa famille

« Avec des remises de peine, il aurait pu sortir tout de suite. Au lieu d’attendre de voir ce qui était possible, le parquet a demandé l’exécution de la peine immédiatement, avec une rare célérité », a relevé Me Arié Alimi. La famille d’Antonin Bernanos a dénoncé une « procédure (…) extrêmement brutale », dans un communiqué diffusé par le collectif militant « Libérons-les ».

Le jeune homme âgé de 23 ans est devenu au fil du procès une figure emblématique pour la mouvance d’extrême gauche. « Cette décision fournit une fois encore la preuve d’un acharnement judiciaire du ministère public à l’encontre d’un militant antifasciste » et « vise à confirmer les mesures répressives et la vengeance de l’État à la suite du mouvement loi travail », ajoute le texte.

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Pour la justice, qui s’est appuyée sur un faisceau d’indices allant de la couleur d’un caleçon à des bagues pour trouver une « corrélation parfaite entre l’auteur des faits » et le jeune homme, Antonin Bernanos a frappé à coups de poing un policier assis dans sa voiture, avant de briser la lunette arrière. Ce policier, nommé Kevin Philippy, avait fait face à ses agresseurs avec courage, tout en croyant sa dernière heure arrivée.

Source : L’Express

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