Une veuve de policier suicidé, outragée par les mensonges médiatiques, répond par une lettre explosive

QPR_DSC-0706.JPG_r.larvorImage d’illustration/DR

Les suicides dans les forces de l’ordre – police, gendarmerie, police municipale – sont une véritable hécatombe. La hiérarchie est accusée de ne pas prendre le problème au sérieux et de ne rien faire pour endiguer le phénomène.

Parmi ses victimes, David C., brigadier chef de la CRS 09 de Rennes, 46 ans, marié et père de trois enfants, qui s’est ôté la vie chez lui avec son arme de service le 31 juillet.

Laura B., son épouse, qui fut celle qui a trouvé le corps sans vie de son mari, a été outragée par un article de France Bleu rapportant le suicide de son compagnon. Le texte prétend que le geste tragique de ce dernier “serait vraisemblablement lié au contexte de sa vie privée“.

Cette femme en colère et veuve, a fait part de son indignation dans une lettre qu’elle adressée à la rédaction, qui ne sera évidement pas publiée. En revanche, le site profession-gendarme.com le cite in extenso.

La veuve du policier, en colère explique qu’elle entend “faire part de mon indignation, ma colère et à la fois ma tristesse” causées par le traitement de l’information par les médias.

Laura B., “une femme qui a perdu son compagnon, une mère qui a perdu le père de ses enfants”, dénie à la presse le droit d’inventer les raisons de cet actes tragique. Elle affirme clairement que son compagnon a été “poussé à l’acte extrême le 31 juillet dernier“.

Un “problème familial” évoqué par France Bleu? Pour la veuve du policier, ce mensonge est destiné à “ignorer le problème de fond” dans le phénomène du suicide dans les rangs des forces de l’ordre.

Les médias, la tube de résonance de la classe politique, souhaitent ainsi “éviter le véritable sujet qu’est le dénigrement total du gouvernement pour ses flics, pour sa base, pour le tampon qu’ils sont, dernière barrière à une Révolution qui gronde.

Elle accuse le système d’avoir “petit à petit vidé” son mari, “policier par vocation“, “de sa conviction à servir, à être utile, broyé, évincé des concours“, malgré sa persévérance et son travail acharné.

Il en avait plus que marre de voir des médailles briller sur la poitrine des moins méritants. Ras l’bol, de bosser pour une France qui n’en a rien à foutre de sa police, ses gendarmes, son armée sous couvert d’anti-militarisme à la con“, elle laisse échapper sa colère.

Laura B. évoque l’ostracisme social que subit la profession de son défunt mari. Le policier a ainsi préféré “cacher son métier lors de repas avec des copains qui ne le connaissait pas bien parce que cela finissait toujours en diatribes anti-flic.” Il disait à son épouse: “on a qu’à dire que je suis prof de tennis“.

Depuis le 1er janvier 2019, 10 gendarmes se sont donné la mort, selon un décompte non officiel. Dans le même temps, 47 fonctionnaires de la police nationale et 8 policiers municipaux se sont ôté la vie.

En 2018, 35 policiers et 33 gendarmes se sont suicidés, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Source: profession-gendarme.com

Source : FL24

bandeau-Asso-APG-1024x91Merci à  Anne van Gelder de FL24 pour la reprise de cet article.

Voici le lien vers l’article que nous avions publié le 20 août 2019 : Une veuve de policier très choquée par l’article de presse rapportant le suicide de son compagnon.

 

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