Il avait envahi le standard de la gendarmerie et mis le feu à un scooter

Un jeune homme avait monopolisé le standard de la gendarmerie de Dinan à plusieurs reprises puis avait fini par mettre le feu à un scooter. Il a été jugé au tribunal correctionnel.

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Un jeune homme avait monopolisé le standard de la gendarmerie de Dinan à plusieurs reprises puis avait fini par mettre le feu à un scooter. (©Le Petit Bleu des Côtes d’Armor)
Un jeune homme était jugé à Saint-Malo, début février 2020, pour avoir dénoncé à plusieurs reprises des dangers qui n’existaient pas, et avoir finalement mis le feu à un scooter en 2017.

Le 21 août 2017, il s’était amusé à appeler les gendarmes pour les alerter d’une bagarre devant un hôtel de Dinan, alors que les lieux étaient parfaitement calmes. Plusieurs fois. De quoi monopoliser la ligne pour rien. Le jeune homme de 25 ans lui s’amusait bien, donnant l’identité d’une femme, feignant une messagerie qui souhaitait la bienvenue aux gendarmes sur le « répondeur du dealer de Dinan. »

Quand il s’est retrouvé en garde à vue avec une convocation devant le tribunal dans les mains, il a trouvé ça beaucoup moins drôle.

À la barre le jeune homme a l’air de comprendre le caractère délictuel de son jeu. Arrivé de Mayotte en 2013, il souffre d’une schizophrénie.

«J’ai entendu le briquet»

« Tout ça coûte de l’argent. Et pendant qu’ils sont là, ils ne sont pas ailleurs pour sauver des gens qui sont en danger pour de vrai » lui explique le procureur de la République qui propose un mois d’emprisonnement.

Et effectivement un autre jour, il y avait bien danger qui menaçait. Mais les gendarmes, las des mauvaises blagues, ont eu du mal à croire l’appel qui les en avertit. Dans la nuit du 5 septembre 2017 un scooter brûle. Et c’est notre blagueur qui y a mis le feu. « J’ai entendu le briquet et il était mort de rire » raconte une amie sur place, entendue deux ans plus tard.

Inquiétudes du procureur

À la barre ce 6 février, il reconnaît les faits mais ne s’en souvient pas très bien. Il faut dire que l’alcool qu’il buvait alors ne faisait pas bon ménage avec ses psychotropes. « Je faisais ça pour rire » dit-il.

Le parquet lui ne rit pas vraiment : « Monsieur a déclaré qu’il devait mettre le feu à quelque chose, qu’importe ce que c’était. Je trouve ça inquiétant : que se passe-t-il si au lieu d’un scooter il met le feu à une personne et l’immole ? »

Le tribunal a condamné le jeune homme à 3 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant 2 ans. Les deux amis qui l’accompagnaient ont été relaxés.

Pour les dénonciations mensongères entraînant des recherches inutiles, il en est quitte pour 210 heures de travail d’intérêt général. S’il ne les effectue pas il ira 5 mois en prison.

Source : Actu.fr

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