Confinement général : l’escroquerie majuscule et les trahisons de Macron resteront-elles impunies ?

ETdeEIUXsAQtYBh2 juin 2020

A quelque chose malheur est bon. La gigantesque escroquerie du confinement général a un mérite indéniable. Elle met en évidence, telles quelles ou en raccourci, les causes profondes de l’effondrement que connaît la France depuis des décennies. Trahison et mensonges de l’Etat, neutralisation de tous les contre-pouvoirs, complicité de la prétendue opposition, médias dévoyés et aux ordres, cécité ou courtisanerie des soi-disant intellectuels… Avec les Français dans le rôle des dindons de la farce. Après des décennies d’un interminable chemin de croix, la plus vieille nation d’Europe succombera-t-elle à ce énième coup de boutoir qu’est le macronisme ? Ou bien, au contraire, puisera-t-elle dans cette imposture devenue flagrante le moyen d’une rupture radicale avec le Système ? Et y trouvera-t-elle, du même coup, la source d’une résurrection ? Les paris sont ouverts…

On n’arrête pas une arnaque qui marche. La paralysie du Pays était censée prendre fin le 11 mai. « En même temps« , pendant trois semaines, le confinement général a continué de façon rampante : interdiction de se déplacer au delà de 100 km, café, bars, restaurants, théâtres, cinémas maintenus fermés à travers tout le pays, plages et jardins publics interdits, festivals annulés pendant tout l’été (alors même que la maladie aura très probablement disparu d’ici là), sortie du territoire défendue jusqu’à nouvel ordre comme jadis en Union Soviétique…

Ainsi la France a poursuivi son confinement. Selon le voeu de Macron et de Philippe qui se distribuent les rôles, tour à tour gentil et méchant flic, comme larrons en foire. Mais aussi, après deux mois de bourrage de crâne politico-médiatique, du fait de la psychose désormais répandue et profondément enracinée dans une partie de la population.

Dans ce contexte calamiteux de cynisme gouvernemental et de folie collective fabriquée, il est bon de s’abstraire du délire collectif, afin de tirer un bilan provisoire de la catastrophe du confinement général. En identifiant ses responsables et ses causes. Dans l’espoir, sans doute un peu naïf, que pareil désastre ne se reproduise pas.

 

Le confinement général, stade suprême de l’absurdité économico-politique et chef-d’oeuvre de machiavélisme

Avant toute chose, il convient de rappeler que le confinement général était une absolue aberration au regard des caractéristiques du Covid-19. Ces caractéristiques sont au nombre de trois : létalité nulle ou très faible selon les tranches d’âge pour les moins de 65 ans, grande dangerosité pour les personnes âgées voire très âgées et souffrant de diverse pathologies, contagiosité moyenne, c’est-à-dire à peu près équivalente à celle de la grippe.

Précisons que, n’en déplaise à Edouard Philippe, nous ne sommes pas plus malins après coup. Dès le début du confinement général, avec d’autres observateurs sur la Toile, notamment dans les colonnes d’AgoraVox, nous avons dénoncé l’absurdité de confiner toute la population. Si lors de son apparition à Wuhan (Chine) en décembre 2019, cette maladie nouvelle pouvait inspirer les pires craintes en termes de contagiosité et de létalité, elle se révélait dès février 2020, avec près de trois mois de recul et d’études, comme le plus souvent bénigne pour les moins 65 ans, à de rarissimes exceptions près. Cette information était alors facilement disponible. Il est donc exclu que le gouvernement n’en ait pas eu connaissance. Macron décréta néanmoins le confinement général à partir du 17 mars.

Confiner les enfants, les adolescents et les adultes en bonne santé (jusqu’à 65 ans) était une ineptie. Cette décision, en plus d’être inappropriée, était potentiellement contre-productive, à divers titres : contamination accrue au sein des familles du fait de la claustration, défaut d’immunisation collective exposant à un risque de rebond de la maladie, etc.

De surcroît, le confinement général entraînait directement trois conséquences extrêmement graves : la suspension des libertés publiques pourtant réputées sacrées, le torpillage de pans entiers de l’économie avec, à court, moyen et long terme, des malheurs individuels et collectifs en cascade, et pour finir l’explosion sans précédent de la dette de l’Etat. Sans parler des violences intra-familiales, des suicides et du blocage des services hospitaliers concernant les autres maladies, notamment les dépistages de cancer, par exemple.

Soulignons, comme nous l’avons dit à l’époque, que si ce Coronavirus avait été extraordinairement meurtrier, comme dans le film de Peter Soderbergh, Contagion (2011), le confinement général aurait été justifié.

Soulignons également que, autant le confinement général était totalement inapproprié et délétère, autant il eût été pertinent de procéder à un confinement ciblé des personnes à risque. A savoir celui des gens âgés, immunudéprimés ou déjà frappés par diverses pathologies. Là encore, nous ne sommes pas plus malins après coup : cela, avec d’autres, nous l’avons également dit dès le mois de mars 2020 notamment sur AgoraVox. 

Macron aurait donc pu, et dû, s’en tenir à ce confinement ciblé.

En effet, cette stratégie aurait tout autant que le confinement général permis d’éviter l’engorgement des services d’urgence des hôpitaux, en empêchant la contamination des plus fragiles.

D’autre part, sur un plan plus cynique, le confinement ciblé aurait aussi permis à Macron, tout autant que le confinement général, de tenter de se dédouaner de ses multiples turpitudes, notamment de ses responsabilités accablantes dans le démantèlement de l’hôpital public organisé au nom de la doctrine ultralibérale dont il est le serviteur zélé.

Or, bizarrement, Macron opta pour le confinement général.

La question se pose : ce choix étant à la fois absurde et dévastateur pour le Pays, pourquoi l’avoir fait ? Que permettait donc spécifiquement le confinement général que ne permettait pas le confinement ciblé ?

Bien sûr, il est tentant d’expliquer ce choix par l’incompétence du président de la République. Une incompétence qui, compte tenu de ses conséquences, devrait conduire à destituer Macron, puisqu’il se serait ainsi révélé incapable d’exercer dignement le pouvoir. En effet, gouverner c’est prévoir, et Macron a démontré qu’il en était incapable. Mais gouverner, c’est aussi, lorsqu’on n’a pas prévu, être capable de faire face à une situation. C’est-à-dire de l’évaluer avec justesse et d’y répondre au mieux. Cela encore, Macron s’en est révélé incapable.

Au demeurant, cette thèse du Macron incompétent est douteuse. On l’a dit, il est difficilement concevable que Macron n’ait pas disposé des informations dont nous disposions.

Par conséquent, à moins de supposer que le président de la République est un imbécile, il convient d’envisager cette cruelle possibilité : le confinement général, en torpillant de l’économie et en mettant le Pays sous contrôle (ce que n’aurait pas permis le confinement ciblé des personnes vulnérables…), aurait été conçu par Macron, et utilisé par lui, comme un brise-glace.

Constatons en effet que le blocage du Pays a permis de faire d’une pierre deux coups, en déjouant les obstacles qui jusque-là empêchaient Macron de mener sa politique ultralibérale. D’abord en faisant sauter le verrou des Gilets Jaunes, plus généralement celui du le peuple, et plus généralement encore celui de tous les contre-pouvoirs réels ou supposés. Ensuite, par le torpillage économique, de justifier une longue série de mesures inacceptables en temps normal.

Moins de dix jours après le début du confinement général, les 25 ordonnances du 26 mars 2020, qui ont opéré une destruction jamais vue du Code du travail, ont rapidement apporté la mise en évidence de ces deux calculs conjoints.

 

Et la marionnette des ploutocrates tenta de noyer le poisson

Tout au long du confinement général, le peuple fut divisé en deux parties d’ailleurs d’importance numérique inégale.

D’une part, les dupes, croyant dur comme fer en l’extrême dangerosité du virus et à la nécessité du confinement général. Ceux-ci représentaient l’écrasante majorité des Français, vraisemblablement plus de 90% de la population.

D’autre part les sceptiques, très minoritaires, convaincus que le virus n’était guère plus dangereux qu’une grosse grippe et que le confinement général n’était donc pas la bonne réponse face à ce péril somme toute assez banal au regard des épidémies de grippe qui tuent en moyenne 10.000 personnes chaque année en France.

Malheureusement pour le gouvernement, qu’ils appartiennent à l’une ou l’autre de ces catégories, l’écrasante majorité des Français a fini par se retourner contre Macron. Beaucoup se mirent même à le prendre en horreur, les appels au lynchage et à la remise en service de la guillotine se multipliant sur les réseaux sociaux.

Bien que conçu, entre autres, pour enfouir les turpitudes de Macron, démolisseur de l’hôpital public, l’aberrant confinement général a surtout mis en lumière l’incroyable nocivité, après trois ans de règne, du chef de l’Etat et de son gouvernement dirigé par Edouard Philippe.

Tout le monde l’a vu : le démantèlement de l’hôpital public, encore aggravé sous le mandat de Macron, a rendu le pays incapable de faire face à un important choc sanitaire. Le phénomène n’est pas nouveau, comme le rappelait Christophe Prudhomme, porte-parole des urgentistes de France. Depuis de nombreuses années, en cas de grosse grippe, à la moindre canicule, les hôpitaux sont submergés, les lits, les équipements et le matériel manquent, les personnels, d’ailleurs très mal payés, se révèlent trop peu nombreux. Depuis une quinzaine d’années, les soignants tirent la sonnette d’alarme. En vain. Car pour toute réponse, les gouvernements successifs (Chirac, Sarkozy, Hollande…) ont poursuivi inexorablement leur marche ultralibérale, au mépris des aspirations du peuple attaché à la Santé publique mais savamment neutralisé à chaque élection. Dernier avatar en date de cette politique insensée, Macron, qui a ajouté à cette ligne antisociale la violence de la répression.

Lors de la campagne présidentielle de 2017, le candidat En Marche appela poétiquement, l’air compassé, des trémolos dans la voix, à « Penser Printemps« . Soutenu par tous les médias, le chouchou de l’oligarchie et de la Finance prédatrice bénéficia des différents complots tramés par le pouvoir hollandais en sa faveur (même si, comme chacun sait, les complots n’existent pas…), et mentit cyniquement pour amadouer les électeurs. Sitôt élu, du reste par défaut face à Le Pen, la marionnette des ploutocrates ne tarda pas à tomber le masque.

Aux antipodes du « Printemps » fallacieusement promis, Macron président usa sans vergogne de la violence policière contre le petit peuple des Gilets Jaunes soulevés contre ses trahisons, ses mensonges, ses abus de pouvoir et ce qu’il faut bien appeler ses tentatives d’extorsion au détriment des classes moyennes et des plus démunis. Puis Jupiter joua des mêmes gaz lacrymogènes, des mêmes matraques et des mêmes tirs de LBD contre les personnels soignants, eux aussi paupérisés, révoltés contre sa démolition de l’hôpital public.

Au bout du chemin, lorsque le Covid-19 pointa le bout de son nez viral, pour noyer le poisson de ses écrasantes responsabilités, l’habile Macron, après avoir invité les Français à sortir de chez eux, à aller au théâtre et au restaurant comme si de rien n’était, après avoir maintenu contre toute raison le premier tour des municipales (15 mars), décréta, du jour au lendemain (16-17 mars), le confinement général.

Un choix complètement inapproprié, on ne le répétera jamais assez, mais qui avait le mérite de faire croire que l’Elysée se souciait soudain de la Santé publique et prenait le taureau par les cornes. Une tromperie de plus dans une liste déjà longue…

Mais le pire était à venir.

 

Le désastre économique au service de l’ultralibéralisme

Macron a plus d’un tour dans son sac. Le confinement général, en entraînant le torpillage de l’économie, permet, paradoxalement, l’extension du domaine du capitalisme.

Le confinement général, commencé le 17 mars, poursuivi de manière rampante mais toujours dévastatrice depuis le 11 mai, a porté et continue de porter un coup sans précédent à l’économie du Pays. Il a accru et continue d’accroître vertigineusement, en un temps record, une dette de l’Etat déjà écrasante dès avant le confinement (2400 milliards d’euros).

Celui qui tient lieu de président de la République accuse le Covid-19 d’être responsable du désastre économique, alors que c’est l’inepte confinement général, voulu par lui, qui l’a provoqué.

Ayant, par ce tour de passe-passe, imputé au virus sa propre responsabilité pourtant directe et patente, Macron peut dès lors tirer argument de la catastrophe économique pour justifier toutes les régressions sociales. Les 25 ordonnances du 26 mars, on l’a vu, en ont donné un avant-goût.

A en croire les déclarations gouvernementales, la crise économique à venir exigera des Français bien d’autres efforts et sacrifices supplémentaires.

Autrement dit, alors qu’il est censé être, d’après la Constitution, le protecteur du peuple et de l’Etat, Macron s’en fait le fossoyeur.

Sous cet angle machiavélique, le choix macronien du confinement général, absurde et incompréhensible aux yeux des naïfs, relevant de l’incompétence aux yeux des autres, trouverait soudain son âpre logique.

A la lumière de cette sidérante machination macronienne, la crédulité du peuple, qui a consenti au désastreux confinement général et l’a même acclamé, mérite qu’on s’y attarde un instant.

 

Crédulité du peuple, le non-sens et le bon sens

Lors de sa conférence de presse au monde de la Culture, le 6 mai 2020, alors que le Pays endurait le calvaire du confinement général, Macron apparut étrangement euphorique. En bras de chemise, survolté, manifestement insensible à l’extrême gravité des circonstances, se trifouillant les cheveux et gesticulant, le président de la République appela à descendre comme « Robinson » « dans la cale » pour chercher « du fromage et du jambon » puis à « enfourcher le tigre » du Covid-19. Au sommet de son numéro d’équilibriste halluciné, il osa rendre hommage au « génie français » caractérisé, selon lui, par le « bon sens« … A l’heure où les Français, hypnotisés par ses mensonges, adhéraient au non-sens absolu du confinement général, mesure à la fois inepte et aux conséquences dramatiques, l’hommage macronien ressemblait à une sidérante provocation. Au demeurant, à défaut de l’excuser, on peut comprendre que la crédulité des masses aient pu inspirer à Macron cette saillie démagogique furieusement ironique. D’ailleurs, à plusieurs reprises, lors de cette conférence de presse, le ministre de la Culture, à ses côtés, et lui-même semblèrent à deux doigts d’éclater de rire…

Comme dans de nombreux pays, les masses ont démontré en France une étonnante propension à être dupes des contrevérités les plus grossières, pourvu que les menteurs parviennent à occuper tout le terrain de l’information « mainstream ». Ce qu’on appelle la puissance de la propagande. Avec cette spécificité : ici, la propagande s’est déployée en seulement quelques semaines. En dépit des évidences, malgré les alertes lancées en grand nombre sur les réseaux sociaux, sur les sites d’information alternative et sur Youtube, cette propagande mensongère n’a jamais pu être réellement enrayée. Pendant deux mois, pour aussi évidente que soit cette « fake news« , le mythe d’un virus extraordinairement meurtrier a fait florès sans inspirer le moindre doute aux moutons de Panurge.

Dans les régimes totalitaires du passé, fascisme italien, nazisme allemand, stalinisme russe, la population avait une excuse : elle était manipulée au prix d’années, parfois de décennies de bourrage de crâne, doublées de l’élimination physique des opposants dans le cadre d’une sanglante et très tâtillonne répression politique. Dans le cas du macronisme français, la population a été lobotomisée en trois coups de cuillère à pot, presque instantanément, avec l’aide des médias de masse et la complicité de l’Opposition.

La classe politique tout entière s’est comportée en complice de Macron. De Marine Le Pen (qui réclama à cor et à cri le confinement général, puis demanda qu’il soit « plus strict« ) à Jean-Luc Mélenchon (qui hurla au danger du déconfinement selon lui trop rapide, après deux mois de blocage désastreux du pays…). Tous ainsi jouèrent sans anicroche ni exception le couplet du « c’est dur mais nécessaire« . En somme, la seule opposition au confinement macronien fut conjuguée sur le mode de la surenchère…

Médias, Opposition mais aussi intellectuels portent une lourde responsabilité dans l’escroquerie du confinement général.

 

L’étrange silence puis la cécité des « intellectuels »

Assourdissant fut le silence puis la cécité de la totalité des intellectuels, ou de ce qui en tient lieu.

Les prétendus intellectuels, remarquablement silencieux pendant de nombreuses semaines (démontrant par là même leur inutilité puisqu’ils ne servaient à rien au moment où on aurait eu le plus besoin d’eux…), ont tout de même fini par refaire leur apparition.

Dans un monde politico-médiatique ayant perdu tout sens commun, il a suffi qu’André Comte-Sponville rappelle deux ou trois évidences pour défrayer la chronique : le virus, expliqua le philosophe, ne présentait pas un danger vital pour la société, puisqu’il épargnait, sauf rarissimes exceptions, les enfants et les jeunes et ne tuait principalement que les vieux voire très vieux malades ; il souligna ensuite l’importance de la liberté pourtant détruite d’un cœur léger par Macron avec l’approbation la presse unanime. Mais aussitôt, le même Comte-Sponville s’empressa de préciser qu’il ne remettait pas en cause le confinement général. Sans se demander, bien entendu, s’il était cohérent avec lui-même…

Phénomène identique chez Emmanuel Todd, sorti de son assourdissant silence le 27 avril, dans un entretien à L’Express. Enfonçant rageusement des portes ouvertes, le démographe-historien accusa le Système d’innombrables manquements, notamment d’avoir détruit l’hôpital public. Il fustigea l’énarchie et Macron, et appela à un jugement des responsables, à leur condamnation à la prison et à de lourdes amendes… Mais il ne remit pas en cause, lui non plus, le bien-fondé du confinement général. Au contraire, il l’approuva en invoquant son grand âge (69 ans). Etrange manière, pour un intellectuel, d’assumer crânement de voir les choses à l’aune de son seul nombril et du tout petit bout de sa lorgnette…

Michel Onfray, quant à lui, s’il accumula contre Macron de multiples diatribes dès le début du confinement général, s’abstint lui aussi d’en contester la pertinence, manifestement trop content d’y trouver l’illustration des inéluctables conséquences des agissements des « maastrichiens« …

Nous pourrions multiplier les exemples, jusqu’à l’acteur Vincent Lindon qui, dans une charge au vitriol contre Macron, ne songea néanmoins jamais, lui non plus, à mettre en cause le confinement général…

Or ce confinement général n’avait rien d’inéluctable. Mais ces beaux esprits, lorsqu’ils n’étaient pas complètement dupes, estimaient sans doute que le dire eût brouillé leur message aux yeux du bas peuple jugé trop bête pour comprendre que les multiples turpitudes du Système n’étaient en rien atténuées par le fait que ce virus n’était pas la nouvelle peste noire annoncée…

 

Les médias « mainstream« , usines à « fake news« 

Encore plus dévoyés et nocifs que les intellectuels, les médias « mainstream » martelèrent à longueur de journée, pendant deux mois, que la maladie était extraordinairement contagieuse et meurtrière. Seuls Marc Menant et Eric Zemmour, dans Face à l’Info sur CNews, dénoncèrent cette volonté manifeste, contre toute raison, de semer la panique dans la population, pour la convaincre du bien-fondé d’un confinement général aux conséquences économiques et sociales aussi nombreuses que désastreuses. Bien seul parmi les titres de la presse écrite et audiovisuelle, Le Parisien annonça dès le mois de mars qu’en Italie, la moyenne d’âge des victimes du Covid-19 tournait autour de 80 ans et que la plupart des morts souffraient de multiples et graves pathologies annexes.

Dans le reste des journaux, télévisions et radios, il fallut attendre le 28 avril, soit un mois et demi après le début du confinement général, pour voir enfin affleurer les premiers doutes.

Dans l’émission de David Pujadas sur LCI, le 27 avril 2020, les chiffres mensongers et terrorisants répandus depuis le début de confinement général furent ainsi qualifiés benoîtement « d’idées fausses« . Evidemment, Pujadas se garda bien d’indiquer que les informations sur la contagiosité et la létalité du virus, bien en deçà de l’alarmisme médiatique, étaient connues dès le mois de février. De même, Pujadas s’abstint d’interroger la pertinence du confinement général, pourtant profondément mise à mal par ses « révélations ».

Le lendemain, 28 avril, ce fut au tour du journaliste de Libération, Jean Quatremer, de reprendre sur son blog les arguments qui circulaient depuis quarante-cinq jours sur Internet. Mieux vaut tard que jamais…

Est-il besoin de préciser que ces rares exceptions furent sans lendemain, et que le ronron tranquille de la terreur continua son entreprise d’intoxication des masses au service du confinement général voulu par Macron ?

Albert Londres disait que le métier de journaliste consistait à porter « la plume dans la plaie« . Aujourd’hui, être journaliste consiste, au mieux, à pratiquer l’art du « jusqu’où ne pas aller trop loin« . Quand ce n’est pas, le plus souvent, d’être purement et simplement un serviteur des menteries et des manipulations du pouvoir d’Etat.

Pas davantage la voix des rares médecins, professeurs épidémiologues pourtant reconnus pour certains mondialement, dont le Pr Didier Raoult, ne permit de ramener les lumières de la raison dans cette immense usine à « fake news » qu’est devenue l’information « mainstream« . Certains des plus grands médecins de France eurent beau expliquer, chiffres et études à l’appui, que sans être une grippette, le virus n’était pas non plus la peste du Moyen-Âge, ils ne furent pas entendus. Les médias et le gouvernement, par un battage 24h sur 24, continuèrent à répéter que le virus pouvait frapper n’importe qui à n’importe quel âge, et provoquer une hécatombe dans la population entière.

Le gag suprême étant que dans ce déferlement de fausses informations délibérément manipulatrices, Macron et son gouvernement trouvèrent le moyen, notamment par la voix de l’inénarrable Sibeth Ndiaye, puis par la Loi Avia, de se poser en garants de la Vérité. Ainsi les réseaux sociaux furent mis au banc des accusés, alors qu’ils étaient devenus, dans les faits, l’ultime refuge de la vérité informative. Alors que le gouvernement, avec l’aide de ses relais médiatiques, se révélait jour après jour comme le plus grand falsificateur de France, il créa la page « Désinfox Coronavirus », présentée comme un rempart suprême contre les fausses nouvelles. On croyait rêver…

Mais le gouvernement et les médias ne se contentèrent pas de mettre le mensonge au service de la terreur collective. Il en usèrent aussi pour empêcher la diffusion et l’utilisation du seul traitement efficace connu contre le Covid-19 : le protocole Raoult.

Ayant annoncé que le traitement à l’hydroxychloroquine-azithromycine permettait, pour 10 euros, de soigner les malades, le Pr Didier Raoult fit l’objet d’une hallucinante campagne de dénigrement, manifestement orchestrée depuis l’Elysée devenu l’allié numéro 1 des Labos dans leur entreprise de pillage de la Sécurité sociale.

 

L’arbre du colossal scandale de la Chloroquine et la forêt du pillage de la Sécu

Nous touchons ici à ce qui est, sinon le plus grand scandale, sans doute le plus dangereux à terme pour Macron : avoir interdit l’usage du protocole Raoult, à savoir de l’hydroxychloroquine-azithromycine, préconisé par le grand épidémiologue dès le début du confinement général. Il est à craindre que cette interdiction décrétée sous la houlette de Macron entraîna la mort de centaines et plus probablement de milliers de Français. Elle permit également, en l’absence officielle de traitement efficace, de justifier la poursuite du désastreux confinement général.

Macron a signé, par là même, sa collusion avec les laboratoires pharmaceutiques, lobby puissant et corrupteur résumé sous le nom de Big Pharma.

Comment Macron, dont tout laisse à penser qu’il a décidé du confinement pour, entre autres calculs, se protéger des procès en irresponsabilité notamment touchant au démantèlement de l’hôpital public, a-t-il pu jusqu’au bout s’opposer à l’hydroxychloroquine-azithromycine ? Lui et Philippe, si soucieux de leur image et de se prémunir contre des risques de procès, comment ont-ils pu s’engager si gaillardement dans une voie qui leur faisait prêter le flanc à un potentiel procès retentissant et dévastateur ?

Un réponse pourrait bien finir par s’imposer : en faisant le jeu des laboratoires pharmaceutiques, Macron et Philippe s’inscrivaient dans le sillage de tous leurs prédécesseurs, eux-mêmes au service du Système.

Par conséquent, en interdisant la Chloroquine, en accomplissant les volontés du Système dont ils sont à la fois les pantins et les derniers avatars, Macron et Philippe étaient assurés d’être soutenus dans cette voie par le même Système. Impunité garantie, tout ce petit monde se tenant par la barbichette, embarqué sur le même radeau de la Méduse.

En interdisant le protocole Raoult, non seulement Macron et Philippe ne risquaient donc rien, mais, de surcroît, ils s’assuraient du soutien indéfectible de leurs maîtres pour service rendu.

 

Extension du domaine du capitalisme : l’Etat protecteur du peuple transformé en complice des prédateurs

Au lieu de protéger les Français et les intérêts supérieurs de la Nation, les gouvernements successifs, Macron en particulier et de manière caricaturale, les bradent, les liquident, les écrasent.

Au lieu de protéger la Sécurité Sociale contre les appétits des Labos, les gouvernements, Macron en particulier, aident à la transformer en vache à lait de Big Pharma.

Au bout du pillage, au bout du festin de goinfrerie, l’addition est et sera réglée par le peuple.

Mieux encore, à force de traire à outrance la vache à lait, à force de piller la poule aux oeufs d’or, petit à petit, d’érosion en érosion, on conduit ainsi la Sécu à la faillite, et à sa disparition.

Un naufrage qui est, en réalité, le deuxième étage de la fusée ultralibérale dont Macron est le pilote provisoire à la tête du vaisseau France en perdition délibérée.

Explication : la Sécurité sociale disparue, ou réduite comme peau de Chagrin (ce qui revient à peu près au même…), les mutuelles privées sont appelées à prendre le relais.

Autrement dit, l’étiolement ou la mort de la Sécu ouvrent la porte à la privatisation de la Sécu, à l’extension du domaine du capitalisme prédateur sur ces immenses terres hautement lucratives que constitue la santé publique.

Tel est le calcul extraordinairement retors des pillards : dans un premier temps, le siphonnage des caisses de la Sécu engraisse les Labos, notamment états-uniens. Puis, dans un deuxième temps, la faillite de la Sécu ainsi provoquée rend finalement possible le remplacement de ladite Sécu par les mutuelles privées derrière lesquelles se tiennent embusqués les fonds de pension, à nouveau états-uniens.

A l’issue de cette double opération, le Young Leader Macron pourra recevoir, de la main de ses amis de Black Rock et compagnie, une médaille de champion du monde pour bons et loyaux services. Et pourquoi pas, un poste à gros jetons au conseil d’administration pour le restant de ses jours…

 

Macron, nouveau Néron et joueur de flûte de Hamelin

Si Macron avait voulu mettre la France et son peuple à genoux, il ne s’y serait pas pris autrement qu’avec le confinement général.

En apparence maladroit ou absurde, le confinement général est en réalité le puissant levier, le pied de biche requis pour ouvrir une porte blindée, jusque-là bouclée à triple tour.

Dans ce rôle de démolisseur et d’hypnotiseur, Macron peut faire penser à deux personnages sortis du mythe historique ou de la légende : l’empereur Néron et le joueur de flûte de Hamelin.

Depuis deux mille ans, une rumeur persistante accuse l’empereur Néron d’avoir incendié Rome pour la rebâtir à son goût. D’aucuns affirment même que celui qui se prenait pour un immense poète joua de la lyre en contemplant la ville en flammes. En l’an 2020, Macron agit-il en nouveau Néron ? Macron aime lui aussi à convoquer les muses (« Au moment où l’année tourne sur ses gonds, quand les arbres font dentelle, il faut penser Printemps !« , hululait-il en 2017) pour les mettre au service de la destruction implacable de « l’ancien monde« . Afin d’en construire un nouveau, plus conforme à ses vues : abolition du code du travail au profit de l’ultralibéralisme, casse des services publics, démantèlement de l’Hôpital, de la Sécu, de l’Ecole au profit des intérêts privés avides de nouveaux secteurs d’investissement. Comme Néron détruisit Rome par le feu, pour la rebâtir à son goût, Macron détruit la France par le confinement général, pour la rebâtir à son goût ultralibéral.

Autre personnage, le joueur de flûte de Hamelin. Ce sombre héros d’un conte des frères Grimm, subjuguait les rats aussi bien que les enfants. Charmant les uns et les autres, il les entraîna tous vers le fleuve Weser, où ils plongèrent les uns derrière les autres et se noyèrent, comme les moutons de Panurge décrits par Rabelais. La ville de Hamelin fut ainsi sauvée de la peste, puis vidée de ses enfants. Macron, joueur de flûte, entraîne les rats, les sans-dents, les gens qui ne sont rien, les naïfs, les crédules, tous les empêcheurs de libéraliser à tout-va, par la mélopée du confinement général, vers l’abîme du naufrage économique. Pour débarrasser la cité France de la peste sociale. Au profit du Printemps ultralibéral, saison merveilleuse attendue par ses maîtres et amis ploutocrates. Ces premiers de cordée pourront enfin mettre la main sur les terres jusque-là scandaleusement sanctuarisées par l’Etat, pour s’en mettre plein les poches et démultiplier vertigineusement leurs profits. Vers l’infini et au-delà.

Le confinement général ayant servi de fulgurant brise-glace.

 

Quelle issue pour l’une des plus grandes escroqueries de l’histoire de France ?

Dans tous les pays du monde, la haute trahison fait partie des crimes suprêmes. Elle vaut à ceux qui s’y livrent, lorsqu’ils se font prendre, les plus sévères sanctions : condamnation à la peine capitale, prison à perpétuité dans une geôle étroite, au pain sec et à l’eau…

Si le régime qui règne aujourd’hui sur la France était autre chose qu’une république bananière, Macron, Philippe et leurs complices devraient répondre devant un tribunal de leurs différents manquements et agissements.

Dans un entretien publié par L’Express le 27 avril 2020, Emmanuel Todd, déjà cité plus haut, tout en se gardant bien, comme on l’a dit, de remettre en cause le bien-fondé du confinement général pourtant levier de tous les scandales, appelle néanmoins à « faire des exemples, avec des peines de prison et des sanctions financières« . Chacun sait qu’il n’en sera rien.

Il n’en sera rien, car tous les contre-pouvoirs, en France, ont été depuis longtemps abolis. Le passé, entre autres avec l’affaire Cahuzac, a amplement démontré que les huiles du Système jouissent de la plus parfaite impunité. Les rares simulacres de procès accouchent comme montagnes de souris, après bien des années de procédures relevant bien davantage de l’éteignoir que de l’instruction.

Dans une République digne de ce nom, où l’idée de Vertu aurait encore un semblant de sens, après le désastre du confinement général, après les scandales en cascade, le procès du gouvernement, du chef l’Etat et de leurs différents complices, notamment médiatiques, s’imposerait. Ces procès en série devraient évidemment être tranchés par des jurys populaires, et retransmis en direct à la télévision et à la radio pour l’exemple et l’édification de tous. Les questions de l’incompétence, de l’incurie, de la violation des devoirs (notamment de la Constitution pour les uns, de la Charte du journaliste pour les autres) et de la trahison des intérêts supérieurs du peuple, de la Nation et de l’Etat devraient être systématiquement et précisément examinés. Selon toute vraisemblance, ces procès n’auront jamais lieu.

Dans ces conditions, reste l’hypothèse, par exemple en septembre-octobre-novembre 2020, d’une rentrée sociale à la vigueur sans précédent, cristallisée dans un soulèvement des Gilets Jaunes renforcés et soutenus par le Pays tout entier. Un Pays ayant ouvert les yeux non seulement sur l’incompétence et les manquements du Pouvoir, mais surtout sur ses cyniques trahisons.

Même si l’on peut comprendre qu’un grand nombre de Français s’en régalent d’avance sur les réseaux sociaux et autour des tables familiales, un soulèvement populaire prenant d’assaut l’Elysée et procédant à l’arrestation de Macron et à sa mise hors d’état de nuire, une telle révolution violente ouvrirait une boîte de Pandore aux lendemains incertains. L’Histoire enseigne que destituer le monarque par la force et le guillotiner conduit souvent à un déchaînement de violences et de terreur et, finalement, à l’avènement d’une nouvelle tyrannie. Le scénario d’une insurrection armée présenterait d’évidents risques pour la stabilité du Pays et, finalement, pour le salut du peuple. En revanche, un renversement du régime par la voie légale, celle des urnes, permettrait d’en finir sans trop de grabuge avec un Système qui a pour objectif de livrer la France et son peuple aux appétits insatiables de la Finance et des ploutocrates.

Or au regard de la naïveté, de la crédulité que les masses ont démontrées dans cette affaire du confinement général et du Covid-19, tout laisse à penser que ce renversement ne pourra pas avoir lieu. Puisque s’ajoutant aux multiples bâtons mis, institutionnellement ou par des moyens plus mafieux, dans les roues des candidats indépendants et susceptibles de rompre avec le Système, les médias manipulateurs se chargeront de conduire, à grand renfort de subterfuges, les veaux à « bien voter ».

L’avenir, décidément, paraît bien ténébreux pour la France et son malheureux peuple trahi.

Sauf coup de théâtre dont la grande Histoire a le secret, bien entendu…

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