L’AP-HP a rouvert la moitié des lits fermés après la crise sanitaire
Auteur(s) France-Soir avec AFP Publié le 18 mars 2026 – 12:20

Samson AFP
L’AP-HP (38 hôpitaux publics de la région parisienne) a rouvert la moitié des lits qu’elle avait été contrainte de fermer après la crise sanitaire, du fait notamment de l’exode des soignants, a-t-elle indiqué mardi.
Selon ses chiffres, l’AP-HP a rouvert près de 1 000 lits depuis le point bas post-Covid, atteint en 2023, mais il lui en reste autant à rouvrir pour retrouver une offre comparable à celle de 2019.
« Parmi ces lits figurent notamment près de 300 lits supplémentaires » dans les services de médecine (médecine interne, maladies infectieuses, cardiologie, neuro-vasculaire…), « près de 100 lits de soins aigus spécifiquement pour les personnes âgées » et « 170 lits en pédiatrie », a-t-elle indiqué.
Les quelque 2 000 fermetures de lits dans l’après-Covid – une baisse de 11 %, selon l’AP-HP – étaient liées aux départs de nombreux soignants de l’hôpital, en particulier des infirmières, épuisées par la crise sanitaire, et lassées du manque de reconnaissance salariale… (Mais aussi écœurées par la maltraitance infligée à ceux qui avaient refusé le « vaccin »).
Le gouvernement a proposé des revalorisations salariales comme le Ségur de la santé, et l’AP-HP de son côté a mis en place en 2023 un plan en 30 leviers pour restaurer son attractivité en vain.
l’AP-HP qui avait perdu 12 % de ses effectifs infirmiers début 2023 « , ne les a toujours pas reconstitués », même si elle estime pouvoir le faire, dès l’été 2026″.
Elle reconnait toutefois avoir encore du chemin à parcourir, avec un objectif d’ouvrir 350 lits supplémentaires en médecine, chirurgie, obstétrique, 320 lits en soins longue durée, et 175 lits en soins médicaux et de réadaptation.
« Certains métiers restent en tension », avertit-t-elle également, comme les infirmiers de bloc opératoire ou ceux du secteur de l’imagerie « qui restent en difficulté dans plusieurs hôpitaux ».
Sur le plan financier, l’AP-HP reste déficitaire en 2025 de 385 millions d’euros, après une perte de 465 millions d’euros en 2024.
En 2026, l’objectif est de réduire le déficit à 265 millions d’euros, avant un retour à l’équilibre en 2030, a indiqué mardi Laetitia Buffet, directrice adjointe de l’AP-HP.
Selon l’analyse de l’AP-HP, confortée par un récent rapport de l’Igas, une partie du déficit actuel s’explique par la sous-compensation par l’État des mesures salariales (Ségur et autres) décidées post Covid.
Néanmoins cette annonce est à rapprocher d’une note interne du ministère de la Santé (datée du 18 juillet 2025), envoyée aux agences régionales de santé, demandant aux hôpitaux de se préparer à un scénario de crise, incluant un possible « engagement majeur » d’ici mars 2026. L’idée : anticiper la possibilité de devoir soigner des soldats blessés en cas de conflit…
Il y a rarement de fumée sans feu. Surtout en ces domaines.
Source : France Soir
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