Hommage au Docteur Gérard Maudrux

Le Dr Gérard Maudrux est décédé le 5 mars 2025 à l’âge de 75 ans, d’une longue maladie. Regards sur la carrière de roman d’un défenseur infatigable de la retraite du médecin libéral.

En 2021, il écrivait deux textes importants concernant la crise Covid. Nous vous proposons de les relire ici.

Gérard Maudrux a présidé la Carmf de 1998 à 2015. Crédit : Carmf

ASSEZ !

Posted on by Gérard Maudrux

J’ai accepté de faire ce blog, il y a maintenant bientôt 6 ans, pour une raison : je ne supporte pas le mensonge, la désinformation, l’injustice, et je voulais faire de l’anti-désinformation gouvernementale et syndicale, en matière de santé, retraite et économie, les journalistes ne faisant pas leur travail. J’ai toujours dit ce que je croyais être juste, avec des chiffres, des faits, toujours vérifiables, je n’ai jamais fait une seule erreur. C’était la prolongation de 25 ans de combats divers, avec le même esprit, sans avoir jamais une seule fois été mis en défaut, même quand j’annonçais ce qui paraissait invraisemblable, mais qui s’est toujours vérifié.

Aujourd’hui je me trouve dans un pays où toutes les valeurs que je défendais n’existent plus, et pire, ne semblent plus défendables. Un monde de fous, un monde de mensonges permanents, à tel point qu’on ne sait plus qui ment, y compris soi-même, tant cette situation est savamment entretenue, comme si la vérité ne pouvait plus exister, ne devait plus exister.

Assez de voir ce pays qui cache les décisions qui concernent la santé de toute la population. Toutes ces décisions, pourtant médicales, étant prises en « Conseil de défense », sont soumises au secret défense, protégeant les responsables pendant 50 ans, soit après leur mort.

Assez de voir les agences du médicament, créées sur des lois leur imposant la transparence, refuser de communiquer les discussions et les motivations concernant les autorisations et les refus de traitements dans la Covid. Assez de voir un Ministre qui ne répond pas quand on lui demande de voir ce problème de transparence et de décisions illégales. Assez de voir les responsables cacher aux patients qui vont recevoir des traitements, les contrats passés avec les laboratoires. Assez de voir les responsables s’offusquer de voir la population chercher sur internet ces informations qu’ils nous cachent, et les censurer. Assez de voir ces dirigeants et la presse, qui hier fustigeaient la censure en Chine ou en Birmanie, l’appliquer eux-mêmes aujourd’hui avec beaucoup de cynisme.

Choqué de voir un Président de la République diviser les français jusque dans les familles, au lieu de les rassembler, les monter les uns contre les autres, en désignant brutalement 40% d’entre eux comme boucs émissaires de l’incapacité des vaccins à stopper l’infection chez les vaccinés. C’est totalement indigne de la fonction, qu’il ait raison ou non sur le fond. Comportement jamais vu depuis la dernière guerre ou la Saint Barthélémy.

Assez de voir traiter d’ignorants, d’incapables, d’irresponsables, voire de charlatans, des centaines, des milliers de médecins, de chercheurs, de professeurs, de soignants expérimentés du monde entier et plusieurs prix Nobel, par des pseudo scientifiques, friands de salons parisiens et de congrès financés par les laboratoires pharmaceutiques. Une carrière bien remplie au service des patients mérite plus de respect.

Assez de voir ce pays interdire aux médecins de traiter avec des traitements simples, non dangereux et éprouvés. Assez de voir ceux qui n’ont jamais essayé ces traitements sur un seul patient, empêcher leurs confrères de le faire, les menaçant s’ils racontent ce qu’ils font et avec quels résultats. Assez de voir des médecins accepter de ne pas essayer de soigner, et leurs instances poursuivre ceux qui le font.  Nous n’avons pas la prétention de guérir toujours, mais de » guérir parfois, soulager souvent, soigner toujours ” disait Ambroise Paré. J’ajouterai que ce n’est pas une prétention, mais un devoir. Toutes ces valeurs ont été rayées des consciences, ne sont plus portées par la profession.

Assez de voir un pays proposer et voter l’interdiction de l’accès aux hôpitaux pour les soins courants et la prévention pour les non vaccinés, exigeant des médecins qu’ils bafouent le serment d’Hippocrate imposant de soigner de la même manière tous les patients, quelles que soient leur race, leur opinion, leur religion.

Assez de ce cynisme de nos élus, sans aucune compassion pour ces conjoints et familles interdits de visites de leur anciens ou malades en Ehpad ou hôpital, sans aucune compassion pour les parents de ces jeunes décédés ou fortement atteints par les complications de la vaccination. Tous sommés de subir un traitement aux résultats aléatoires, qu’ils craignent. Pire, au lieu de chercher à les comprendre, on les traite d’égoïstes, d’antivax, alors qu’ils sont depuis toujours à jour de tous les autres vaccins, et seraient les premiers à accepter un vaccin sûr, éprouvé, avec une garantie de résultat. Honte à ceux qui ont décidé, qui ont voté et qui appliquent. Je ne veux plus côtoyer ces sans cœur.

Assez de voir insulter ceux qui demandent l’application du principe de précaution qu’on leur a toujours imposé. Assez de voir un pays imposer à sa population de participer à la phase 3 d’un produit nouveau, avant de savoir quels en sont les effets à long terme. Assez de voir un pays qui ne retient pas les leçons du passé, celles de la Thalidomide, du Distilbène. Assez de voir ce pays faire du chantage à l’emploi, agressant les familles financièrement pour arriver à ses fins pour son expérimentation.

Assez de ces discours à géométrie variable. Après les masques inutiles puis obligatoires, voici les vaccins. Vaccinez-vous, si ce n’est pas pour vous, c’est pour les autres, mais les autres, ils sont vaccinés, alors où est le problème ? D’une promesse de protection à 96%, on devient autant sensible ou porteur que les autres…. sauf avec un passe ! 

Assez de voir ceux qui réclament plus de prudence, ceux qui refusent l’apartheid, être insultés, traités d’égoïstes, de malfaisants, de dangereux personnages. Assez d’entendre dire aux jeunes qu’il faut qu’ils se vaccinent pour protéger les vieux. Quelle personne de 80 ans accepterait de sacrifier des jeunes de 20 ans en bonne santé pour pouvoir vivre (peut-être) 3 ans de plus ? Pas moi. C’est ignoble, cela restera gravé dans notre histoire, dans les siècles à venir, comme les sacrifices d’enfants par les incas. L’histoire jugera, car ceux qui seront morts au champ d’honneur ne seront pas là pour le faire.

Choqué de voir le Conseil Constitutionnel, chargé du respect de la Liberté, de l’Egalité, de la Fraternité, accepter que cette Liberté ne soit plus un droit, mais une concession d’un pouvoir qui ne la supporte pas ; accepter la fin de cette Egalité avec une partie de la population qui ne dispose plus des mêmes droits que le reste de la collectivité, y compris dans l’accès aux soins ; accepter la fin de cette Fraternité et de l’union nationale en validant ces scissions et ses conséquences.

Je ne souhaite plus être un des acteurs de ce cirque, quel que soit le côté où l’on me situe. Ni complotiste, ni anarchiste, ni anti-vaccins sauf un, j’ai fait ce que j’ai pu depuis bientôt 18 mois pour expliquer, pour convaincre, en premier les autorités et les médecins, en le faisant du mieux possible, le plus honnêtement possible.  Aux autres maintenant à se prendre en charge.

Je vais donc cesser ce blog. Ne voulant pas décevoir, et parce que l’histoire n’est pas finie, je suis en train d’organiser la suite, avec un ou d’autres responsables, et sous une autre forme. D’un côté des articles, de l’autre un forum. Ce blog est devenu un forum, riche en informations diverses, avec plus de bon que de moins bon, il n’est pas inutile, certains en ont besoin. J’y ai aussi beaucoup appris, je souhaite que cela continue.

Gérard Maudrux

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Reconfinement : J’accuse

Posted on by Gérard Maudrux

Le reconfinement aurait sans doute pu être évité, on avait tout ce qu’il fallait. Le traitement préventif du Covid existe, testé et efficace à plus de 90 %. Aucune étude ne le contredit. Il n’a pas été utilisé, car bloqué par certaines personnes qui se reconnaîtront, et qui auront sans doute un jour des comptes à rendre.

En avril 2020, ce traitement a été utilisé dans une Ehpad à Fontenay Aux Roses touchée par la Covid. 10 membres du personnel sur 32, et 25 pensionnaires sur 68 (avec PCR+) au moment où Cali publie son étude en Australie. 10 sur les 25 pensionnaires recevront de l’Ivermectine (une dose unique, 0,2 mg/kg). Sur les 10 traités (moyenne d’âge 83,5 ans, 3 comorbidités en moyenne), un décèdera (traité 15 jours après son PCR positif, soit un peu tard). Sur les 15 non traités (moyenne d’âge 81,8 ans, 3 comorbidités également), il y aura 5 décès.  

Quelques semaines plus tôt, dans une autre Ehpad en Seine et Marne, sévissait une épidémie de gale. 69 résidents et 52 membres du personnel ont été traités par Ivermectine. Age médian des pensionnaires, 90 ans. Dans 45 Ehpad du département, il y a eu dans cette période 150 décès, et bien que touchée comme les autres (11 PCR positifs), il n’y a eu aucun décès dans l’Ehpad sous Ivermectine.

Les résultats de la première observation ont été présentés au comité REACTing à l’INSERM le 4 mai 2020. Une demande a été faite pour pouvoir faire une étude dans plusieurs Ehpads afin de vérifier cette efficacité, sous contrôle des autorités. Des fonds avaient été trouvés, et une grosse chaîne d’Ehpads, déjà fortement touchée par les décès, était partante. Refus de l’INSERM. On ne traite pas, on ne cherche pas à traiter, et les autorités à cette date étaient parfaitement au courant de cette opportunité. En 1 mois, on pouvait être fixé, on a refusé de savoir si cela marchait.

Depuis, une douzaine d’études dans le monde ont été faites pour tester l’Ivermectine en prévention du Covid. L’addition des résultats de ces études donne 85% d’efficacité

En Argentine, dans quatre hôpitaux différents, qui n’ont pas communiqué entre eux pendant l’expérience, on a testé le produit avec 1200 soignants au contact de patients Covid. 800 ont reçu le produit, 400 autres non. Après 2 mois et demi, un bilan a été fait : aucun des 800 traités n’a attrapé le Covid, 237 des 400 non traités l’ont attrapé, soit 58%. Résultats sans appel. Outre cette publication, il y a en prévention 11 études portant sur 7011 patients, avec des résultats globaux de 89% d’efficacité. 

Ce n’est pas le seul blocage de nos autorités concernant une recherche de traitement pouvant améliorer la situation. Il y a eu aussi ce produit tout bête, largement utilisé et ne coûtant rien, étudié par un chercheur français nobelisable pour d’autres travaux, testé chez l’animal, et qui pourrait bloquer le choc cytokinique. L’étude vient de démarrer, mais après avoir été bloquée 7 mois. (un prochain billet sur le sujet).

Non, on n’a pas cherché à traiter le Covid chez nous. De nombreuses études ont été faites à l’étranger, sur nombre de produits. N’ayant rien, il était logique de tester des produits éprouvés pouvant avoir une efficacité, s’il n’y a pas de risques. On ne demande pas forcément de réussir ou de trouver, mais au minimum d’essayer au lieu de laisser mourir les gens sous Doliprane et Rivotril. »Guérir parfois, soulager souvent, soigner toujours » disait Ambroise Paré.

Qui a cherché ? Le Bengladesh, l’Inde, l’Argentine, la Colombie, l’Iran, l’Irak, République Dominicaine, etc. Pourquoi ? Il n’y a plus de chercheurs dans les grands pays ? On les empêche de chercher ? De plus pourquoi ces pays, dont le nôtre regardent avec dédain le travail de ces pays, comme s’ils n’avaient pas de leçons à recevoir ? Complexe de supériorité ?

L’explication est-elle simplement une histoire de gros sous ? Les pays les plus riches s’en sont remis entièrement à l’industrie pharmaceutique pour chercher, industrie qui ne vit qu’avec des produits rentables pour financer la recherche. C’est aux États à s’occuper de ces produits « financièrement orphelins », ils ont failli. À l’inverse, les pays qui ont moins de ressources, qui intéressent moins le « Big Pharma », ont bien été obligés de chercher, et qui cherche trouve. Il n’y a que ceux qui ne cherchent pas qui ne peuvent pas trouver. Avec tous les moyens dont les pays dits civilisés et riches disposent, après un an, ils n’ont trouvé aucun traitement ? Pour info, le vaccin n’est pas un traitement de la maladie, c’est du préventif, pas du curatif, et on aurait dû s’occuper des deux.

Qu’est-ce que REACTing cité plus haut ?  Tout d’abord cet organisme a fusionné en janvier avec l’ANRS (Agence Nationale De la Recherche sur le Sida, née en 1988), devenant ANRS/Maladies infectieuses émergentes, et est dirigée par le Pr Yazdanapanah.

Son rôle ? Je la cite : « L’un des objectifs principaux est d’identifier les lacunes de la recherche et de favoriser l’émergence de projets innovants et collaboratifs…. pour lancer des projets considérés comme prioritaires et accompagner leur mise en œuvre urgente ». Grande efficacité en 2020, j’ai l’impression qu’ils ont confondu « identifier » avec « créer » des lacunes, « favoriser » avec « empêcher » l’émergence de projets, oubliant l’ »urgence » au passage, d’où les brillants résultats depuis 1 an.

Il y a 12 groupes de travail. Il y a un groupe de travail sur la priorisation des traitements, ayant « pour mission d’évaluer les propositions thérapeutiques actuelles contre la Covid-19 ». Qu’ont-ils évalué depuis 1 an ? Ici la liste des molécules prioritaires. Rien à voir avec ce qui de par le monde semble montrer une action à confirmer d’urgence et pouvant rapidement être mis sur le marché. Aucune ne correspond à une remontée d’informations de médecins traitants en première ligne. Ce qu’ils constatent est ignoré. Nous avons affaire à des théoriciens, pas des médecins.

Je cite : Eculizumab, Molunipiravir, AZD7442, CT-P59, Interféron, Plasma de convalescents, Telmisartan, Tocilizumab,.. On trouve quand même une étude sur l’Aspirine pour son effet anti-aggrégant. Il y a belle lurette que cet effet est connu de tous les médecins, largement utilisé par les cardiologues et les généralistes, craint par les anesthésistes et chirurgiens, point besoin de l’Inserm pour le savoir. De plus l’Aspirine a été déconseillée dès le début au profit du Doliprane. Ce n’est pas pour autant que cela a été rétabli une fois que les problèmes de coagulation induits par la Sars-Cov-2 ont été connus.

Grâce à tous ces spécialistes, nous en sommes toujours au même point depuis 1 an. À cette date, on avait dit aux médecins : « stop, ne prescrivez plus rien sinon Doliprane, on lance une grande étude Européenne (Discovery) pour vous dire quoi prescrire ». Le président avait annoncé à la télévision que nous aurions des résultats préliminaires après 3 semaines. Après 52 semaines on attend toujours, et tout ce qu’on a vu ce sont des distributions de médailles pour tous ces grands découvreurs de remèdes, mais de remèdes, point. De Gaulle disait « des chercheurs qui cherchent on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche », malheureusement on est encore descendu d’un cran, car des chercheurs qui cherchent, on n’en trouve plus !

Parmi les autres produits bloqués, il y a l’Azithromycine et les macrolides. Cela fait un an que des médecins disent constater que les antibiotiques empêchent nombre d’hospitalisations et de décès. Cela fait un an que l’Ordre des médecins veut les empêcher de s’exprimer. Cela fait un an que les organismes censés organiser des recherches les ignorent. Cela fait un an que le Directeur de la Santé envoie mails sur mails aux médecins pour leur dire de ne pas en donner. Et il a fallu un an pour qu’on commence à reconnaître du bout des lèvres que tous ont eu tort. Il y a 2 jours, le ministre de la Santé a dit que l’on pouvait en donner (en préventif) pour éviter une pneumonie. (sa déclaration, à partir de 30′). On a aussi freiné récemment Pasteur Lille et son Clofoctol.

On sait depuis un an qu’il y a des produits qui peuvent protéger les patients les plus fragiles, qui peuvent les traiter, qui peuvent protéger les cas contacts au lieu de les isoler, mais on a décidé qu’ils n’existaient pas, sans prendre la peine de regarder. Le résultat du refus de soins est là, 90 000 décès, urgences saturées, troisième vague et reconfinement.
« Tis the time’s plague when madmen lead the blind. » (William Shakespeare, Le roi Lear)

Gérard Maudrux

Source

Pour finir, je veux signaler cet hommage qui lui est rendu sur son propre site Covid-factuel (créé en 2021 quand Le Quotidien du Médecin l’a « proprement » mis dehors) et qui existe encore aujourd’hui grâce à quelques bénévoles.

Docteur, merci pour tout.

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