Droit de réponse – Ce n’est pas de l’incompétence. C’est un projet !
Auteur(s) Xavier Azalbert, France-Soir Publié le 29 mars 2026 – 16:45

Droit de réponse – Ce n’est pas de l’incompétence. C’est un projet.
France-Soir
L’article publié il y a quelques jours sur France-Soir, « L’effet Dunning-Kruger au sommet de l’État : surconfiance, absence de honte et volte-face coûteuses pour la France », a déclenché une vague de commentaires.
Voici le condensé que j’en ai fait : un condensé qui se veut optimal, à savoir pour vous les résumer tous à la fois « succinctement » (par définition) et au plus proche possible de l’essence de chacun.
À plus de deux euros le litre qu’elle est, l’essence, c’est toujours ça d’économisé.
Ce n’est pas de l’incompétence.
C’est un projet.
C’est la phrase qui revient dans presque tous les commentaires que notre article a suscités. Et c’est la seule qui compte vraiment. Et c’est d’ailleurs exactement ce que l’édito « Les Tuche à l’Élysée… en vrai et en pire ! » démontre : la réalité dépasse la fiction. La Macronie n’est pas une simple comédie de mauvais goût, c’est une satire qui tourne au cauchemar national, avec un projet assumé et méthodique qui transforme l’Élysée en version encore plus vulgaire et destructrice que la famille Tuche au pouvoir.
Michel Maffesoli l’avait déjà dit en avril 2022 dans notre édition papier spéciale L’homme qui n’aimait pas la France : Emmanuel Macron est «un oxymore sur pattes ». Il faisait référence à l’expression favorite de l’actuel occupant de l’Élysée : « Et en même temps… ». Mais pas seulement. Il incriminait surtout le fait que, concernant l’intérêt national, Emmanuel Macron prend systématiquement des décisions qui vont frontalement dans le sens opposé du but qu’il dit poursuivre.
À tel point que « Cela ne peut pas consister en de l’incompétence. » C’est en tout cas ce que m’ont indiqué les personnes qui m’ont adressé ces commentaires. Elles ajoutent que « Cela procède nécessairement d’une volonté délibérée de nuire à l’intérêt national. » Que c’est le « Parce que c’est notre projet ! » qu’il mène en ce sens, et pour lequel il a été porté au pouvoir.
L’énergie : le crime parfait
Dès son passage au ministère de l’Économie sous le traître François Hollande (« Mon ennemi, c’est la finance »), Macron a bradé Alstom aux Américains. Président, il a systématisé et élargi la méthode.
Premièrement, il a bridé le nucléaire.
Deuxièmement, il a mis fin au monopole de fait d’EDF qui garantissait une électricité à bas prix, tant aux citoyens français qu’aux entreprises françaises, notamment les artisans et les PME, premiers employeurs français.
Et troisièmement, il oblige EDF à vendre à un prix très bas, à des entreprises privées, une électricité produite en France que ces entreprises privées nous revendent à un prix dix fois plus élevé.
Et au faux prétexte de devoir respecter les règles de concurrence édictées par la Commission européenne, c’est aussi à ce prix dix fois plus élevé qu’EDF devenue « ENGIE » vend aux Français l’électricité qu’elle produit.
Comme le rappelait France-Soir il y a quelques jours « Le revirement nucléaire de Macron : une volte-face très coûteuse pour la France », Macron promettait en 2017 de réduire le nucléaire à 50 % du mix électrique et fermait des réacteurs (Fessenheim en tête). Aujourd’hui il célèbre le nucléaire comme pilier de la souveraineté… après avoir fait perdre des dizaines de TWh par an et coûté plus de 100 milliards d’euros au contribuable.
Il faut ajouter à cet autre lourd préjudice supporté par le peuple français celui porté par l’attribution des marchés mirobolants nés de la politique énergétique d’Emmanuel Macron. Ce sabordage imposé sous le prétexte du prétendu réchauffement climatique et d’un dioxyde de carbone qui soi-disant « tue » la planète. Or ce gaz est la source de vie des végétaux qui eux-mêmes sont la source de vie de tous les êtres vivants sur Terre. Ainsi, en réalité, plus il y a de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, plus il y a de vie sur Terre, et mieux la planète se porte.
Car, comme par hasard, c’est à des entreprises privées détenues par des ultra-riches copains d’Emmanuel Macron que ces marchés ont été attribués, avec pour conséquence des augmentations de tarifs très importantes supportées par le peuple français.
La souveraineté bradée et la « merdocratie »
Emmanuel Macron s’entoure quasi exclusivement d’incompétents. Mais ce n’est pas seulement pour avoir l’air « super intelligent » par contraste au milieu de ses « ministres ». Il le fait aussi parce que l’incompétence de ces seconds couteaux cause autant de dégâts qu’un sabordage méthodique. Grâce à cet artifice, il masque que sa mission est bien de causer ces dégâts à la France.
Au-delà des fausses promesses qui sont l’apanage des bonimenteurs professionnels et pathologiques que sont les politiciens (1), Emmanuel Macron fait ceci pour donner fallacieusement à sa volonté délibérée de nuire à la France et aux Français, l’apparence trompeuse de l’incompétence crasse qu’ainsi il lui est prêté, en tant qu’excuse à son bilan catastrophique en tous points. Les discours creux. Ces capucinades (2) condescendantes et bourrées d’oxymores qu’il nous sert lors de chacune de ces interventions publiques (avec son fameux « et en même temps »), notamment ses allocutions télévisées.
La « merdocratie » dont il est fait état dans l’article existe bel et bien. En voila quelques exemples
Emmanuel Macron a interrompu la construction, en France, d’une centrale nucléaire révolutionnaire nouvelle génération, innovation 100 % française, qui fonctionne « en circuit fermé » (électricité produite avec des produits radioactifs puis avec les déchets rétroactifs).
En février 2026, il a cédé 64 % d’Exaion, filiale stratégique d’EDF, à l’américain Mara Holdings pour 168 millions de dollars. Exaion absorbait les surplus nucléaires, stabilisait le réseau et assurait notre indépendance numérique (IA, blockchain). Aujourd’hui un concurrent direct de la France, spécialiste du minage de bitcoin, tient un atout majeur de notre souveraineté.
Et en même temps, on nous parle de « relance du nucléaire ».
Les gaspillages et le manque à gagner
De prime abord, relancer le nucléaire semble une excellente idée. Mais en réalité, au lieu d’investir dans le développement du nucléaire, Macron a gaspillé des milliards pour fermer des centrales, subventionner l’énergie éolienne (qui ne compense que 10 % de la perte de production), et payer des entreprises allemandes (Enercon et Nordex).
Si, à la place de fermer des centrales et de subventionner ce parc éolien, il avait ouvert d’autres centrales nucléaires, la production d’électricité en France n’aurait pas souffert d’une amputation de 90 % et aurait même pu doubler, à un coût dix fois moindre.
L’argent qui n’existe plus… sauf pour les autres
Officiellement : « On n’a plus d’argent ! » (François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, 450 000 € net/an + 76 000 € de logement depuis plus de dix ans).
Pourtant, des dizaines de milliards (bientôt plus de cent) partent en Ukraine, le pays le plus corrompu du monde, sans passer par le Parlement ni par un référendum, alors que Macron avait promis en 2024 de « demander au peuple français de trancher » sur les sujets importants.
Au lieu de sauver la France, Macron tue la France. Au lieu d’injecter cet argent dans notre économie et nos services publics, il l’envoie en Ukraine où il finit immanquablement dans les poches de Zelensky et de ses amis. On peut légitimement penser qu’il existe des rétrocommissions occultes au profit d’Emmanuel Macron et ses amis (notamment Ursula von der Leyen).
Le Mercosur, c’est la même chose. Macron en est le principal instigateur avec Ursula von der Leyen, malgré le glas qu’il sonne pour l’agriculture française.
Idem pour le remplacement des services publics par des entreprises privées des copains de Macron : les prix augmentent, la qualité et la quantité s’effondrent.
Et en même temps, les hôpitaux, les écoles et les retraites sont étranglés.
La caste se sert d’abord
La réforme des retraites de 2023 a été imposée au faux prétexte de trouver 24 milliards pour « sauver le système ». Pourtant, le Fonds de réserve pour les Retraites (FRR) créé par Lionel Jospin en 1999 avait accumulé 180 milliards en 2023. Ces 180 milliards ont disparu. Aucune trace dans les budgets officiels. Personne n’en parle.
En revanche, le régime de retraite des politiciens est resté ultra-privilégié. Comme pour l’obligation vaccinale : ils se sont auto-exemptés. Comme pour le cumul des retraites. Comme pour la loi d’amnistie de 1998 qu’ils se sont votée (auto-amnistie pour le financement occulte des partis + financement par l’impôt depuis). (3)
Et en même temps, ils ont créé 1 400 commissions inutiles (sous Hollande et Macron) qui coûtent chacune environ 3 millions d’euros par an au contribuable.
Conclusion
La grande majorité des décisions majeures prises par Emmanuel Macron en neuf ans de présidence ont suivi le même schéma : un préjudice pour la France, un transfert de patrimoine vers une poignée d’ultra-riches français et d’entreprises américaines.
N’est-il point temps de nommer ou de considérer cela comme de la haute trahison ?
Dans notre République dont le principe officiel est « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », nous avons l’illustration tristement parfaite de la définition que Tolstoï a donnée de l’État :
« L’État est l’organisation des privilèges de ceux qui en profitent. » (4)
PS : Désolé pour le temps de réaction un peu long. À l’âge désormais avancé qui est le mien, je suis devenu de fait un diesel. « Critère 1 », heureusement, ce qui me donne le droit d’officier à Paris. Le diesel a cet avantage : profitant du temps de chauffe obligatoire, j’ai pu prendre celui de la réflexion. J’espère que ce retard à l’allumage aura été bénéfique.
Dites-le-moi en commentaire. À très vite pour la suite.
1) Charles de Gaulle a dit ceci à leur sujet :
2) « CAPUCINADE : Discours moralisateur d’une fadeur excessive, souvent empreint de piété hypocrite ou de banalités affligeantes. »
3) la loi d’amnistie de 1998 a eu ceci pour conséquence :
Premièrement, nos politiciens se sont auto-amnistiés pour les pratiques délictuelles systématiques attachées à un financement des partis politiques qui jusque-là était 100 % occulte.
Et deuxièmement, elle a instauré ceci, à compter de là : le financement des partis politiques s’effectue par l’impôt.
À savoir que le peuple paye pour nourrir grassement ces parasites, en plus de déjà payer grassement pour les salaires exorbitants et les avantages en nature pharaoniques de ceux de ces parasites qui décrochent un mandat ou une haute fonction, ou une place dans les 2 000 commissions totalement inutiles qui ont été créées par François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, et surtout par François Hollande et Emmanuel Macron (1400 à eux seuls). Chacune de ces commissions comporte en moyenne une douzaine de membres payés chacun autour de 11 mille euros net par mois, plus les avantages en nature, soit pour chacune un coût total d’environ trois millions d’euros par an.
4) Dans un prochain édito je reviendrai sur cette définition de l’État donnée par Tolstoï, et les faits historiques anciens et récents qui malheureusement lui donnent entièrement raison.
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Source : France Soir
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