ARNm thérapeutique : promesse empoisonnée ?
Par Patrick Ledrappier

Les technologies à ARN messager thérapeutique sont aujourd’hui présentées comme une révolution médicale majeure.
Des « vaccins » aux traitements du cancer, en passant par les maladies rares, les promesses de Big Pharma – qui passe sous silence les millions de morts imputés aux injections à ARNm lors de la prétendue pandémie de C19 – semblent illimitées.
Mais derrière ces effets d’annonce, une question cruciale s’impose : les médicaments à ARNm seront-ils notre salut thérapeutique, ou ne constituent-ils que le dernier avatar d’un système pharmaceutique en bout de course – en phase de déclin avancé ?
Car, comme l’a souligné l’analyste Kelvin Stott dans un article publié le 28 novembre 2017, « Le modèle économique brisé des sociétés pharmaceutiques », Big Pharma « chimie » traverse une crise existentielle.
Face à la chute de la productivité de sa recherche et développement, et à l’expiration de ses brevets blockbusters – sa survie même serait en jeu –, les technologies à ARNm sont présentées par Stott comme une planche de salut providentielle.
L’analyse de Stott, conjuguée aux enseignements du passé récent, nous oblige donc non pas à la prudence, mais à la défiance.
Escroqueries médicales rendues possibles par une corruption endémique qui régnerait au sein de Big Pharma ?
D’ailleurs, avant même la pandémie de C19 et ses injections à ARNm, combien de « révolutions thérapeutiques » promises se sont révélées être des impasses coûteuses pour les assurés sociaux et les contribuables ?
Combien de ces prétendues « avancées » se sont transformées en scandales sanitaires majeurs, avec des dizaines ou des centaines de milliers de morts, à la suite de prescriptions validées par les autorités et administrées par les blouses blanches ?
Dans cette longue liste d’innovations thérapeutiques ayant débouché sur des drames humains d’une gravité extrême, citons ces noms désormais tristement célèbres : « Thalidomide® », « Mediator® », « Vioxx® »…
« Un détour par les coulisses de Big Pharma s’impose »
Alors, pour juger des espoirs et des risques de l’ARNm thérapeutique, un détour par les coulisses de Big Pharma s’impose.
C’est tout l’objet de notre série d’investigation en sept volets.
De la genèse d’une molécule thérapeutique à sa commercialisation, du rôle des agences sanitaires aux condamnations judiciaires de Big Pharma, nous explorerons les rouages et les dérives d’un système complexe et opaque.
Un système officiellement dédié à notre santé, mais qui confond trop souvent intérêt thérapeutique et les dividendes versés aux actionnaires qui contrôlent ce monstre tentaculaire.
Notre enquête commence par les fondamentaux : comment un médicament est-il censé être validé ?
Quelles sont les étapes, les contrôles, les garde-fous supposés garantir son efficacité et son innocuité ?
C’est ce que nous examinerons dans le premier article publié prochainement, et qui posera les bases indispensables à la compréhension des enjeux.
Sans a priori, mais sans complaisance, nous y décrirons le parcours idéal d’une molécule, de la recherche au comptoir du pharmacien qui vous la vend.
Un parcours strictement encadré, jalonné de phases précliniques, d’essais cliniques – c’est-à-dire des expérimentations sur des êtres humains –, puis d’autorisations de mise sur le marché…
« Sur le papier, tout semble conçu pour éviter toute dérive »
Mais la réalité est-elle à la hauteur de cette ambition ?
Les articles de cette série apporteront des éclairages saisissants sur cette question centrale – dont la réponse, comment en douter, s’annonce négative.

| Patrick Ledrappier Président co-fondateur |
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