Val-d’Oise : les dessous de l’interpellation filmée d’une femme armée, par les gendarmes

Relayée ce jeudi sur les réseaux sociaux, les faits se sont déroulés le 14 mai à Butry-sur-Oise où une femme, visiblement fragile psychologiquement, déambulait dans la rue avec un fusil. Un militaire a pu la maîtriser pendant qu’un coup de feu partait accidentellement. Aucun blessé n’est à déplorer.

Relayée ce jeudi sur les réseaux sociaux, les faits se sont déroulés le 14 mai à Butry-sur-Oise où une femme déambulait dans la rue avec un fusil. Un militaire a pu la maîtriser pendant qu’un coup de feu partait accidentellement. Aucun blessé n’est à déplorer. Filmée par un témoin de la scène, celle-ci montre dans le détail l’interpellation par les gendarmes dans une petite rue pavillonnaire. Pendant de longues minutes, les militaires tentent de lui faire entendre raison pour qu’elle dépose son arme, sans succès. La femme, au discours décousu et visiblement fragile psychologiquement aux moments des faits, pourra finalement être plaquée au sol et rapidement maîtrisée.

Val-d’Oise : les dessous de l’interpellation filmée d’une femme armée, par les gendarmes

Relayée ce jeudi sur les réseaux sociaux, les faits se sont déroulés le 14 mai à Butry-sur-Oise où une femme, visiblement fragile psychologiquement, déambulait dans la rue avec un fusil. Un militaire a pu la maîtriser pendant qu’un coup de feu partait accidentellement. Aucun blessé n’est à déplorer.

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« Posez votre arme à vos pieds », « posez ce fusil Madame. » La vidéo est rapidement devenue virale depuis sa diffusion, ce jeudi, sur les réseaux sociaux. Filmée par un témoin de la scène, celle-ci montre dans le détail l’interpellation par les gendarmes d’une femme exhibant un fusil dans une petite rue pavillonnaire.

Pendant de longues minutes, les militaires tentent de lui faire entendre raison pour qu’elle dépose son arme, sans succès. La femme, au discours décousu et visiblement fragile psychologiquement aux moments des faits, pourra finalement être plaquée au sol et rapidement maîtrisée, sans encombre.

Elle tient des propos décousus

Les faits se sont déroulés le 14 mai à Butry-sur-Oise dans une rue menant à Parmain. Ce jour-là, la gendarmerie du Val-d’Oise reçoit vers 16h45 un appel d’urgence signalant une personne qui déambule sur la voie publique avec ce qui pourrait être un fusil de chasse. Deux patrouilles – l’une de la brigade d’Auvers-sur-Oise mais aussi d’un détachement de gendarmerie mobile de Sarreguemines (Moselle) qui se trouvait à proximité – arrivent sur place en moins de sept minutes.

Les militaires confirment alors la situation et la présence de l’arme. « La patrouille se rend tout de suite compte que cette femme n’est visiblement pas très bien, dangereuse pour elle-même mais aussi pour autrui », souligne le colonel Stéphane Brunet, commandant du groupement de gendarmerie du Val-d’Oise.

Décision est prise tout d’abord de l’isoler afin de diminuer le danger. Aucun passant n’est en effet visible sur la vidéo. Les gendarmes engagent ensuite le dialogue afin de tenter de désamorcer la situation. « Il dure environ quinze minutes mais on se rend rapidement compte qu’elle n’est pas accessible et qu’il va falloir la désarmer. » La femme tient en effet des propos peu cohérents mais parfois menaçants envers les forces de l’ordre.

Plaquée au sol

Pendant que des gendarmes continuent de lui parler pour « la fixer », l’adjoignant toujours de déposer son fusil, un de leurs collègues, qui a pu s’introduire discrètement dans un jardin jouxtant l’endroit où elle se trouve, parvient à la surprendre par-derrière et à la plaquer au sol. Dans la manœuvre, un coup part accidentellement du fusil de l’interpellée, sans faire de blessé.

« En plus de la fixer, on fait le tour car on sait qu’il peut y avoir passage à l’acte et qu’il faut donc agir vite. À ce moment-là, le risque est assez réduit, assure le colonel, rappelant que ses troupes agissent quotidiennement sur le terrain. »

Internée dans un service psychiatrique

« On a fait notre travail. Là, il y a une vidéo qui sort mais des interventions on en fait tous les jours. C’est notre métier et c’est assez fréquent que l’on soit face au danger, souligne le commandant de groupement. Ce qui est remarquable, c’est que c’est un jeune gendarme qui a fait ça. Il sort presque tout juste de formation. Je vois que nos formations militaires nous amènent à avoir tout de suite les compétences pour faire cela. »

L’événement n’aura fait qu’un blessé léger, un gendarme mordu par la femme une fois au sol. Elle a ensuite été internée d’office dans un service psychiatrique pour être soignée. « Cela montre bien l’état d’anxiété et de nervosité de la personne ». Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie de Pontoise.Dans la rubrique Val-d’Oise

Source : Le Parisien

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