Peine de mort – Christa Pike “n’a pas passé un seul instant sans souffrir” depuis son exécution ratée
Condamnée à mort en 1996 pour le meurtre d’une camarade de classe, Christa Pike devait être exécutée à la fin du mois de septembre, mais sa mise à mort a tourné au fiasco. S’exprimant pour la première fois dans un message relayé par ses avocats ce vendredi 30 octobre, l’Américaine de 50 ans confie sa souffrance et ses doutes, alors que son sort demeure incertain.

Une photographie de Christa Pike prise le 4 décembre 2007 dans un tribunal de Knoxville, dans le Tennessee. Photo J. Miles Cary/Reuters
Christa Pike a dicté sa déclaration à son équipe d’avocats, selon The New York Times. S’exprimant pour la première fois depuis son exécution ratée survenue il y a un mois, elle affirme dans ce message rendu public ce 30 octobre que “depuis cette nuit-là, [elle n’a] pas passé un seul instant sans souffrir”. “J’ai mal partout. J’ai mal aux bras. J’ai mal aux mains. J’ai mal à la gorge. J’ai encore du mal à parler”, explique cette Américaine de 50 ans, condamnée à mort en 1996 pour le meurtre d’une camarade de classe, alors qu’elle avait 18 ans.
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Celle dont le sort a ravivé le débat sur la peine de mort aux États-Unis et suscité une indignation internationale confie qu’elle était prête à mourir le 30 septembre, avait fait ses adieux à ses proches et soutiens et déclaré aux personnes présentes, dans la chambre d’exécution, qu’elle les quittait “avec amour et bienveillance”. “Mais elle s’est ensuite réveillée seule, désorientée et souffrante”, résume le quotidien américain, qui revient sur le fiasco de son exécution et l’impréparation de l’équipe chargée de la mener, qu’elle évoque elle-même dans son message.
“Je suis profondément attristée par l’incompétence qui a mis tant de personnes dans cette situation terrible.”
Renvoyée au début du mois au Debra K. Johnson Rehabilitation Center, la prison pour femmes de Nashville (Tennessee) où elle était incarcérée, après dix jours d’hospitalisation, Christa Pike bénéficie toujours de soins médicaux, indique CNN. Selon le Death Penalty Information Center, cité par la chaîne américaine, elle est “la seule personne à avoir survécu à l’injection de substances chimiques mortelles lors d’une exécution”. CNN ajoute qu’elle est désormais “lancée dans ce qui s’annonce comme une longue bataille juridique pour empêcher une deuxième tentative de la condamner à mort”.
Le gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, qui a ordonné l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes de l’échec de sa mise à mort, a assuré cette semaine qu’elle restait “incarcérée en vertu des lois de l’État”. Il a aussi estimé que sa peine “restera inchangée, sauf décision contraire des tribunaux.”
Source : Courrier international
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