Violences du 17 octobre : Laurent Nuñez aurait laissé 14 compagnies de CRS au repos malgré les alertes
Quatorze compagnies de CRS laissées au repos pendant les violences du 17 octobre 2026. À Marseille, sept compagnies non mobilisées pour seulement trois déployées. À Paris, des renforts accordés au compte-gouttes. Et pendant ce temps, à Amiens, six camions de CRS auraient été affectés à la protection de la chocolaterie Trogneux, liée à la famille de Brigitte Macron. Entre les vitrines des petits commerçants et les macarons de la belle-famille présidentielle, les priorités du maintien de l’ordre méritent quelques explications. La prochaine dégradation de la note Moody’s va décourager les investisseurs. Les vautours du FMI viendront à la rescousse de l’État auquel ils imposeront leur politique d’austérité. La ruine de la France est en marche et l’incompétence de la police a été organisée en ce sens.

Laurent Nuñez pensait que les vacances scolaires videraient les manifestations. Les casseurs avaient prévu des activités extrascolaires.
Laurent Nuñez aurait laissé 14 compagnies de CRS au repos
Selon les révélations du Canard enchaîné, le ministère de l’Intérieur aurait largement sous-estimé la mobilisation du samedi 17 octobre. Laurent Nuñez pensait que l’arrivée des vacances scolaires suffirait à calmer les lycéens et à faire retomber la contestation.
Un pari qui aurait conduit à laisser 14 compagnies de CRS au repos, alors que 42 autres étaient déployées sur le territoire.
À Marseille, le dispositif interroge particulièrement : trois compagnies mobilisées pour sept laissées au repos, selon les chiffres rapportés par l’hebdomadaire satirique. À Paris, le préfet de police n’aurait obtenu que la moitié des renforts demandés, malgré les avertissements de ses services de renseignement.
Les autorités disposaient pourtant d’éléments annonçant des risques de débordements. La journée du 17 octobre a finalement été marquée par des affrontements, des dégradations et des pillages dans plusieurs grandes villes.
Certes, disposer de compagnies en réserve ne signifie pas nécessairement qu’elles pouvaient toutes être engagées immédiatement. Encore faut-il expliquer pourquoi ces effectifs n’ont pas été mobilisés alors que les demandes de renforts existaient.
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À Amiens, les CRS auraient protégé la chocolaterie Trogneux
C’est l’autre information qui passe particulièrement mal dans les rangs policiers.
Selon les informations rapportées par Police & Réalités, le syndicat Alliance Police nationale dénonce la présence de six camions de CRS devant la chocolaterie Jean Trogneux, à Amiens, le jour même des violences.
Cette entreprise familiale est liée à Brigitte Macron. Jean-Baptiste Trogneux, petit-neveu de la Première dame, en assure la direction.
Le syndicat s’interroge sur l’utilisation de ces effectifs alors que des policiers auraient manqué de renforts ailleurs. Il réclame notamment des explications sur l’autorité ayant ordonné ce déploiement et sur les raisons qui l’ont motivé.
Politiquement, l’image est désastreuse : des petits commerçants découvrent leurs magasins saccagés pendant qu’une chocolaterie appartenant à la famille de l’épouse du président bénéficie, selon Alliance, d’un dispositif de protection conséquent.
Dans la République des macarons, mieux vaut manifestement vendre du chocolat avec le bon nom de famille.
Laurent Nuñez face à ses choix de maintien de l’ordre
Le ministre de l’Intérieur devra désormais expliquer les décisions prises avant les manifestations du 17 octobre.
Pourquoi seulement 42 compagnies de CRS ont-elles été engagées si 14 autres étaient disponibles ? Pourquoi les demandes de renforts parisiennes n’auraient-elles été que partiellement satisfaites ? Et quelle menace justifiait précisément le dispositif signalé devant la chocolaterie Trogneux ?
Ces questions nécessitent des réponses opérationnelles, avec les ordres de mission, les évaluations du renseignement et les effectifs réellement disponibles.
Au-delà de la polémique, les commerçants ayant subi des dégradations sont en droit de connaître les raisons des insuffisances éventuelles du dispositif policier. Quant au ministère, il lui appartient de préciser ce qui relevait d’une mauvaise anticipation, d’une décision assumée ou de contraintes opérationnelles.
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par Yoann
Source : Le Média en 4_4_2
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