Escrologie des voitures électriques : Macron célèbre les records, Peugeot immatricule 43 % de ses voitures sans les vendre aux particuliers
Faire croire à l’engouement des français pour les voitures électriques par le subterfuges des immatriculations « tactiques » ou l’art de l’enfumage et du mensonge. Décidément le gouverne-ment porte bien son nom et les industriels qui étaient réticents comme l’ancien patron de Stellantis boivent le calice électrique jusqu’à disjoncter.
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Le marché automobile français possède une particularité formidable : il n’est pas toujours nécessaire de trouver un acheteur pour immatriculer une voiture. Au premier trimestre 2026, Peugeot a ainsi enregistré 24 107 immatriculations dites « tactiques », représentant 42,6 % de ses volumes. Citroën et Opel suivent la même recette. Pendant ce temps, la communication autour des records de l’électrique continue de tourner à plein régime. Bienvenue dans l’automobile française, où les plaques d’immatriculation peuvent parfois raconter une plus belle histoire que les carnets de commandes.

Le gouvernement célèbre la révolution électrique, tandis que les constructeurs maîtrisent surtout l’art de soigner leurs statistiques.
Peugeot : 24 107 voitures immatriculées par des circuits tactiques
Le chiffre est spectaculaire. D’après les données publiées le 3 avril 2026 par le Journal de l’Automobile, Peugeot a fait passer 24 107 véhicules par les circuits d’immatriculation tactique au premier trimestre. Soit 42,6 % de ses immatriculations totales.
De quoi donner l’impression que les ventes résistent mieux qu’elles ne le font réellement auprès des clients traditionnels.
Mais comment fonctionne cette petite merveille statistique ? Un constructeur peut immatriculer des véhicules destinés aux concessions, aux démonstrations ou à la location courte durée. Certaines voitures rejoignent ensuite le marché de l’occasion récente.
Rien d’illégal dans cette pratique. Et ces véhicules peuvent parfaitement être utilisés puis revendus. Simplement, une immatriculation ne signifie pas nécessairement qu’un particulier vient de signer un chèque pour acheter une voiture neuve.
Une nuance qui mérite d’être rappelée chaque fois qu’un constructeur présente triomphalement ses résultats.
Citroën, Opel, Fiat : Stellantis maîtrise parfaitement la recette
Peugeot n’est pas seule à pratiquer cette gymnastique commerciale. Chez Citroën, 40,2 % des immatriculations du premier trimestre relevaient des circuits tactiques, soit 13 873 voitures.
Opel fait encore mieux, avec 56,8 %. Plus d’une immatriculation sur deux ! Jeep atteint 51 %, Lancia 45,7 %, Fiat 43,8 % et DS 43,2 %.
Le groupe Stellantis semble avoir trouvé une solution aux difficultés du marché : quand les clients se font attendre, les circuits professionnels prennent le relais.
À l’échelle nationale, les immatriculations tactiques représentaient 29 % du marché au premier trimestre 2026, soit 116 453 véhicules. Un niveau qui n’avait plus été atteint depuis le premier trimestre 2020.
À titre de comparaison, Renault affichait 20,1 % d’immatriculations tactiques. De quoi relativiser sérieusement les performances commerciales des différentes marques.
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À lire aussi :François-Xavier Pietri sur France 5 : La marche forcée vers l’électrique est une folie
Voitures électriques : Macron peut-il vraiment crier victoire ?
Et pendant que les constructeurs jonglent avec leurs immatriculations, la voiture électrique poursuit sa progression sous les applaudissements des partisans de la transition écologique.
En septembre 2026, selon les chiffres officiels du ministère chargé de la Transition écologique, les véhicules électriques ont atteint 41,1 % des immatriculations de voitures neuves. Un record.
Les immatriculations fantômes rappellent combien il est facile de confondre immatriculations, ventes aux particuliers et véritable enthousiasme des consommateurs.
Un détail que les grands discours sur la transition automobile ont parfois tendance à oublier, mais pas les investisseurs qui boudent le titre Stellantis.
Car derrière les records, les automobilistes doivent toujours composer avec le prix d’achat, les possibilités de recharge et les coûts d’utilisation. Autant de réalités abordées dans notre article sur les mauvaises surprises financières qui pourraient attendre les propriétaires de voitures électriques.
La transition écologique avance, les questions aussi
La voiture électrique est régulièrement présentée comme l’avenir incontournable de l’automobile. Mais les interrogations concernant son coût industriel, l’extraction des matières premières et les conséquences sociales de cette transformation restent bien présentes.
Le journaliste François-Xavier Pietri avait notamment dénoncé les conséquences économiques et environnementales de cette marche forcée. Des critiques développées dans notre article consacré au vrai visage de la voiture électrique.
Au fond, le problème n’est pas que les constructeurs immatriculent des véhicules pour leurs propres besoins. C’est que le public puisse prendre chaque nouvelle plaque pour une preuve de succès commercial.
Dans une France où Emmanuel Macron défend depuis des années l’électrification automobile, la distinction mérite mieux qu’une note en petits caractères.
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Les immatriculations progressent ? Très bien. Mais combien correspondent à des achats de particuliers, combien à des entreprises et combien à des circuits tactiques ?
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par Yoann
Source : Le Média en 4-4-2
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