En octobre 1996, 210 gendarmes, dont des membres du GIGN, interviennent dans un laboratoire de l’Isère
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Hélicoptère, chiens, hommes armés, opération classée secret-défense…
La cible n’est ni un réseau terroriste ni un trafic d’armes.
C’est le laboratoire de Mirko Beljanski, chercheur ayant consacré plusieurs décennies au cancer.
ALORS UNE QUESTION S’IMPOSE : qu’est-ce qui pouvait justifier un tel déploiement ? Des recherches qui dérangent Depuis les années 1960, Mirko Beljanski développe une approche particulière du cancer. Il s’intéresse notamment au rôle de l’environnement et étudie plusieurs extraits de plantes dont il affirme observer une action sélective sur des cellules cancéreuses. Parmi eux : le Pao pereira et le Rauwolfia vomitoria. Son travail attire progressivement l’attention de médecins. Puis celle d’un patient particulièrement célèbre : François Mitterrand, atteint d’un cancer de la prostate durant son second septennat.
Selon Sylvie Beljanski, fille du chercheur, le président utilise alors les produits développés par son père parallèlement à sa prise en charge médicale. Mais quelques mois après la mort de Mitterrand, tout bascule. Le laboratoire est perquisitionné. Des chercheurs, médecins et pharmaciens sont interpellés. Le matériel et les travaux sont saisis. Et Mirko Beljanski se retrouve sous contrôle judiciaire, privé de la possibilité de poursuivre normalement ses recherches. Puis l’histoire devient beaucoup plus sombre Ce jour-là, raconte sa fille, des hommes en combinaison interviennent dans le laboratoire en disant rechercher du plutonium. Elle affirme qu’un produit y aurait été vaporisé et que son père aurait été contraint de rester sur place. Deux mois plus tard, il est atteint d’une leucémie myéloïde aiguë. Sylvie Beljanski soupçonne un lien entre les deux événements. Elle ne dispose cependant pas, dans cet entretien, d’une preuve établissant cette causalité.Mais une autre bataille commence alors : la bataille judiciaire. Mirko Beljanski réclame la possibilité de se défendre. Les mois passent. Après sa mort, l’affaire finit devant la Cour européenne des droits de l’homme. EN 2002 :La France est condamnée pour violation de l’article 6 de la Convention concernant la durée de la procédure.
L’affaire Beljanski ne s’arrête pas en 2002Depuis près de vingt ans, NEXUS documente cette affaire dans ses archives. Mais en remontant le fil, d’autres histoires apparaissent : Antoine Priore, silicium organique, herboristerie… Des chercheurs controversés, des pratiques interdites et une même question en filigrane : qui décide de ce qui mérite d’être étudié, autorisé… ou écarté ?5 numéros, de 2005 à 2023, pour remonter toute l’histoire. ▶ Plonger dans les archives NEXUS
Ce qui devait disparaître va pourtant survivre Sa fille prend alors une décision inattendue : reprendre l’héritage scientifique de son père et déplacer la recherche aux États-Unis. Elle crée la Beljanski Foundation en 1999. Des travaux sont ensuite menés avec plusieurs équipes universitaires américaines, notamment sur différents cancers et, plus récemment, sur les cellules souches cancéreuses. 1999 C’est l’année où Sylvie Beljanski crée la Beljanski Foundation à New York. Et c’est précisément là que l’histoire prend un nouveau tournant. Car selon Sylvie Beljanski, certaines expériences réalisées des décennies après les premières recherches de son père ont ouvert une piste qu’il n’avait lui-même jamais pu explorer. Les « métastases »Une piste qui concerne directement l’un des problèmes les plus redoutés du cancer.
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ENTRETIEN COMPLET SUR NOTRE CHAÎNE YOUTUBEM. Beljanski persécuté par l’Etat français sur sa découverte d’un potentiel remède contre le cancer Sylvie Beljanski, fille des chercheurs Mirko et Monique Beljanski, revient sur l’affaire qui a conduit à l’arrêt des recherches Beljanski sur le cancer en France dans les années 90.Selon elle, ces travaux dérangeaient des intérêts industriels et politiques liés au contexte de la maladie de François Mitterrand, et l’opération visait à faire disparaître un savoir scientifique.Installée à New York depuis 1996, elle affirme avoir poursuivi et développé cet héritage aux États-Unis. ▶ Voir gratuitement l’entretien avec Sylvie Beljanski
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