Ce Trump est vraiment sidérant
Par Nicolas Zahar

Ce Trump est vraiment sidérant. Qui aurait pu imaginer une telle suite de réactions du Chef d’État le plus puissant au monde… Et le plus rock’n roll. Je n’arrive pas à le détester, d’ailleurs je n’essaie même pas. J’essaie déjà de le comprendre car ses réactions dépassent mon imagination pourtant prolifique et débordante. Il nous a ouvert des horizons improbables sur un monde finissant, en nous montrant tout le grotesque de tous ces vilains qui nous gouvernent. On ne peut évidemment pas compter sur les médias de grands chemins encore sidérés par son élection, qui ne sont en réalité que des perroquets ennuyants ; ils s’étonnent par exemple que CNN ait perdu son accréditation pour la Maison Blanche lorsqu’ils empêchent, à l’unanimité, de partager une minute sur les chaînes publiques, pourtant payées par nos impôts, à une opposition timide, et pourtant républicaine ! Ça c’est beaucoup plus dingue et scandaleux, en revanche cela ne nécessite aucun effort intellectuel puisque nous en avons l’habitude depuis déjà plusieurs décennies, et les lois scélérates votées par les uns, sans jamais être défaite par les autres, tentent de rendre légal ce qui est injuste. La République voudrait rendre son immoralité au moins légale sinon religion d’État, car pour cette chose publique est moral seulement ce qui est légal. Et que dire des harcèlements administratifs et judiciaires orchestrés par la République, et ses sbires, contre un petit hebdomadaire papier, le dernier de l’opposition, Rivarol ? Chez Trump, Rivarol n’aurait sans doute pas son accréditation pour la Maison Blanche, mais il aurait la paix ! Peut-être aussi en Russie et dans d’autres contrées dénoncées comme liberticides par ceux-là même qui voudraient nous imposer leurs fausses valeurs vraiment républicaines de manière totale et absolue ?
Les médias Bolloré sont un plus gros morceau, mais vous savez à quoi on reconnaît les cons ?
Et pendant ce temps ce pauvre Bardella est inquiété par un vieil échange de courriel sans grand intérêt, sinon celui que ses détracteurs, les cons en question, et lui-même lui accordent, sous l’œil bovin du consommateur tétanisé par la hausse des prix du carburant. Un point de détail ou un crime de lèse-majesté ? Cette affaire de courriel, c’est aussi l’arroseur arrosé par la surenchère philo sémite dans laquelle Bardella s’est vautré. À force de vouloir se dédiaboliser aux yeux de celui-ci, on finit par lui appartenir.
Trump a beaucoup moins de scrupules. Les observateurs les moins autorisés nous indiquent que cet octogénaire est surtout, et d’abord, un homme d’affaires, un joueur, qui n’aime que les gagnants, les meilleurs, les champions, comme son homologue chinois par exemple, à qui il présente sa nouvelle piste pour hélicoptère ou les portraits de ses prédécesseurs, en insistant plus particulièrement sur celui de Biden remplacé par un vulgaire stylo, ce qui déclencha chez le Chinois un rire spontanée mêlé de surprise. À ce jeu, nous pourrions imaginer par quoi remplacer les bobines de nos misérables présidents de la République. Le moins bon de nos rois restera toujours plus aimé et respecté que le moins pire de nos petits présidents de la Répugnante.
Nicolas ZAHAR
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