Le maire d’Amiens Frédéric Fauvet redemande à Patrick Bruel d’annuler ses concerts

Frédéric Fauvet appelle, une nouvelle fois, le chanteur à annuler ses concerts programmés les 14 et 15 octobre au Zénith.

Par Jeanne Demilly Publié: 25 Août 2026 à 13h18 Temps de lecture: 3 min

Frédéric Fauvet, maire (PS) d’Amiens, persiste et signe : « Patrick Bruel n’est pas le bienvenu à Amiens. […] Je condamne fermement et sans ambiguïté toutes les violences sexistes et sexuelles, ainsi que les comportements qui les rendent possibles ou les banalisent. Cette condamnation est politique, morale et sans réserve. »

Le maire d’Amiens redemande donc aujourd’hui au chanteur – actuellement poursuivi pour des violences sexuelles – d’annuler, lui-même, sa venue les 14 et 15 octobre prochains au Zénith d’Amiens : « Je condamne la venue de Patrick Bruel compte tenu des accusations portées à son encontre. Patrick Bruel bénéficie, comme tout citoyen, de la présomption d’innocence. Je rappelle également qu’il dispose d’une liberté que la collectivité n’a pas : celle de renoncer de sa propre initiative à son concert au Zénith d’Amiens et, plus largement, à cette tournée, le temps que la justice puisse travailler sereinement. Je renouvelle publiquement mon appel à ce qu’il prenne immédiatement cette décision de responsabilité et d’apaisement. »

Dans un communiqué, le maire d’Amiens a tenu à expliquer pourquoi sa collectivité et le Zénith se retrouvent sans recours : « À ce jour, Amiens Métropole et le Zénith ne disposent d’aucun levier juridique lui permettant d’annuler un concert sur la base d’accusations ou de procédures en cours. Une annulation unilatérale constituerait une rupture abusive de contrat et exposerait la collectivité à un risque juridique et financier majeur : versement d’importantes indemnités au producteur, Patrick Bruel lui-même, remboursement des billets et contentieux dont le coût serait supporté par les contribuables. »

À lire aussi Patrick Bruel est mis en examen pour viol et agression sexuelle mais échappe à la prison : ce que l’on sait

Par Jeanne Demilly Publié: 25 Août 2026 à 13h18 Temps de lecture: 3 min

Frédéric Fauvet, maire (PS) d’Amiens, persiste et signe : « Patrick Bruel n’est pas le bienvenu à Amiens. […] Je condamne fermement et sans ambiguïté toutes les violences sexistes et sexuelles, ainsi que les comportements qui les rendent possibles ou les banalisent. Cette condamnation est politique, morale et sans réserve. »

Le maire d’Amiens redemande donc aujourd’hui au chanteur – actuellement poursuivi pour des violences sexuelles – d’annuler, lui-même, sa venue les 14 et 15 octobre prochains au Zénith d’Amiens : « Je condamne la venue de Patrick Bruel compte tenu des accusations portées à son encontre. Patrick Bruel bénéficie, comme tout citoyen, de la présomption d’innocence. Je rappelle également qu’il dispose d’une liberté que la collectivité n’a pas : celle de renoncer de sa propre initiative à son concert au Zénith d’Amiens et, plus largement, à cette tournée, le temps que la justice puisse travailler sereinement. Je renouvelle publiquement mon appel à ce qu’il prenne immédiatement cette décision de responsabilité et d’apaisement. »

Dans un communiqué, le maire d’Amiens a tenu à expliquer pourquoi sa collectivité et le Zénith se retrouvent sans recours : « À ce jour, Amiens Métropole et le Zénith ne disposent d’aucun levier juridique lui permettant d’annuler un concert sur la base d’accusations ou de procédures en cours. Une annulation unilatérale constituerait une rupture abusive de contrat et exposerait la collectivité à un risque juridique et financier majeur : versement d’importantes indemnités au producteur, Patrick Bruel lui-même, remboursement des billets et contentieux dont le coût serait supporté par les contribuables. » À lire aussi Patrick Bruel est mis en examen pour viol et agression sexuelle mais échappe à la prison : ce que l’on sait

Ces maires qui disent non

Frédéric Fauvet fait partie de ces nombreux maires français qui disent non à la venue de Patrick Bruel sur leur territoire. Strasbourg, Chartres, Caen… alors que le chanteur doit entamer sa nouvelle tournée le 2 octobre, les prises de position des collectivités se sont multipliées ces dernières semaines.

Pour permettre aux municipalités d’agir, Frédéric Fauvet appelle « à faire évoluer le cadre législatif et contractuel. Les collectivités et les salles de spectacle doivent pouvoir intégrer des clauses de prévention des violences sexistes, sexuelles et discriminatoires (VSSD), permettant, dans un cadre juridiquement sécurisé, de suspendre ou de rompre un contrat lorsque des éléments concordants font apparaître des faits graves. Il appartient désormais au législateur de donner aux collectivités les moyens d’agir en cohérence avec les valeurs qu’elles défendent, sans les exposer à des risques juridiques et financiers insoutenables. J’appelle enfin les acteurs du spectacle vivant, les producteurs et les pouvoirs publics à engager sans délai cette évolution du droit afin que les collectivités disposent demain d’outils adaptés pour agir contre les violences sexistes et sexuelles, dans le respect des principes fondamentaux de notre État de droit. »

Le premier magistrat amiénois a également tenu à saluer « les femmes qui ont pris la parole ces derniers mois pour dénoncer des faits qu’elles disent avoir subis doivent être entendues avec respect. Je veux leur adresser un message de soutien et saluer leur courage, essentiel pour faire reculer les violences ».

Pour rappel, Patrick Bruel fait l’objet d’une trentaine de plaintes pour des violences sexuelles à ce jour, dont la dernière date de quelques jours. Une nouvelle femme évoque une tentative de viol alors qu’elle « était extrêmement jeune au moment des faits » a précisé l’avocate Myriam Guedj-Benayoun.

Le chanteur de 67 ans a été mis en examen mi-juin et placé sous le statut de témoin assisté.

Source : Le Courrier Picard

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