Les juges contre la Nation : entre trahison et collaboration depuis toujours

Les magistrats ne cessent d’invoquer l’indépendance de la justice et l’État de droit. Mais il y a des constantes dans l’histoire de France ; quand la France est en danger, sa justice, au lieu de la défendre, la trahit. Hier, sous l’Occupation, les magistrats français ont appliqué sans sourciller les lois antisémites de Vichy, condamné des résistants à mort et légalisé la spoliation des Juifs. Aujourd’hui, ils annulent les expulsions de délinquants étrangers au nom d’un prétendu droit européen, bloquent les réformes françaises sur ordre de Bruxelles et punissent les patriotes tandis qu’ils ferment les yeux sur l’islamisme militant.
Seuls les maîtres ont été remplacés.
1940-1944 : la justice française collabore avec l’Allemagne
Le 10 juillet 1940, la IIIe République s’effondre. Dans ce chaos, une institution, pourtant censée incarner la permanence de l’État, ne bronche pas : la Justice. Pas de démission collective, pas de révolte, pas même une protestation symbolique. Les magistrats restent en poste. Puis ils collaborent.
Le serment de la honte : une soumission quasi unanime
Le 14 août 1941, l’acte constitutionnel n°9 impose à tous les juges de prêter serment de fidélité au maréchal Pétain. Sur environ 3 500 magistrats, un seul refuse : Paul Didier, juge au tribunal de la Seine. « Je ne puis prêter serment à un homme qui a pris le pouvoir par un vote qui, à mes yeux, était illégal. Je suis un juge, et je ne puis jurer que de respecter les lois de la République », déclare-t-il avant d’être révoqué, arrêté, puis déporté en Allemagne. Il n’en reviendra pas.
Les autres, eux, signent. Sans hésitation. Sans remords. Parmi eux, Maurice Gabolde, futur ministre de la Justice de Vichy, qui supervisera la répression contre la Résistance, ou André Mornet, qui siègera plus tard… aux tribunaux d’épuration. Pourquoi cette soumission ? Par opportunisme, par antisémitisme, par carriérisme et légalisme servile.
Les sections spéciales : une justice expéditive au service de l’occupant
Dès octobre 1941, le régime de Vichy crée les sections spéciales, des tribunaux d’exception chargés de réprimer la Résistance. Leur procédure ? Pas de jury, pas d’appel, des jugements expéditifs. Leur peine ? La mort, dans l’immense majorité des cas.
Les exemples sont accablants. En 1942-1943, le réseau Alliance, l’un des plus actifs de la Résistance, est démantelé. Des dizaines de résistants sont arrêtés, torturés, puis jugés par des magistrats français. Verdict : condamnations à mort, exécutions immédiates. À Lyon, le juge Pierre Lavigne condamne à mort trois résistants, qui seront fusillés quelques jours plus tard. À Toulouse, en juin 1944, une cour martiale française condamne 18 résistants à mort en une seule journée. Ils seront fusillés.
Au total plus de 650 condamnations à mort prononcées par ces tribunaux entre 1941 et 1944, dont plus de 500 exécutions. La justice française n’était plus un rempart. Elle était devenue une arme contre la France libre.
La justice légalise l’antisémitisme
Entre 1940 et 1944, les Juifs de France sont systématiquement spoliés : leurs entreprises, leurs biens immobiliers, leurs comptes en banque sont confisqués.
Le Conseil d’État et la Cour de cassation, plus hautes juridictions françaises, ont cautionné chaque étape de la politique antisémite :
- Validation du Statut des Juifs (1940-1941)
- Validation des décrets d’aryanisation (1941-1942)
- Validation des décrets de déchéance de nationalité (22 juillet 1940 et 11 avril 1941), qui privaient les Juifs naturalisés de leur nationalité française.
- Dès octobre 1940, le statut des Juifs est promulgué. Les magistrats juifs sont suspendus, puis révoqués. Personne ne proteste. Les premiers présidents des cours d’appel, les procureurs généraux, fournissent eux-mêmes les listes des magistrats à exclure. La justice se purge elle-même.
- L’aryanisation des biens : les lois d’aryanisation permettent la spoliation des entreprises, des biens immobiliers, des comptes en banque appartenant à des Juifs.La spoliation des Juifs sous Vichy n’a pas été un pillage sauvage. Elle a été un processus juridique rigoureux, organisé par l’État, et validé à chaque étape par les tribunaux français.
- Les juges ont validé les nominations d’administrateurs provisoires.
- Ils ont homologué les ventes forcées.
- Ils ont légalisé les transferts de fonds.
- Ils ont rejeté les recours des spoliés.
L’épuration : l’impunité organisée
À la Libération, il fallut juger ceux qui avaient collaboré. Problème : les juges étaient les mêmes que sous Vichy. Résultat ? Une épuration à la française – c’est-à-dire une mascarade.
Une Commission centrale d’épuration de la magistrature instruit des poursuites administratives et disciplinaires ; plus de 300 magistrats, soit près de 10 % du corps, sont sanctionnés administrativement, généralement par mise à la retraite, et 33 sont condamnés pénalement par les Cours de justice, selon la synthèse la plus récente.
Les travaux historiques soulignent toutefois que la haute magistrature a été relativement épargnée, une partie des sanctions ayant été ensuite atténuées ou révisées.
André Mornet, haut fonctionnaire du régime, exercera même les fonctions de procureur auprès des tribunaux qui jugeront ses anciens collègues.
La justice s’est protégée elle-même. Et les magistrats de l’époque minimiseront leur rôle, justifieront leurs actes, oubliant qu’ils ont condamné des innocents.
Quand la justice française se soumet à Bruxelles
Soixante-dix ans plus tard, l’histoire se répète. La justice française a de nouveaux maîtres : les institutions européennes, pilotées par l’Allemagne. Et une fois encore, elle plie l’échine.
Le droit de l’Union européenne contre la Nation
Aujourd’hui, le Parlement français n’est plus souverain. Qui décide ? La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), la Commission de Bruxelles.
La primauté du droit européen est le résultat d’une décision jurisprudentielle imposée aux États, puis validée par les juges français à partir de 1968 (Conseil d’État, Cour de cassation, Conseil constitutionnel), avec la complicité de la classe politique, puis ancrée dans la Constitution. Aucun débat démocratique n’a validé cette révolution : elle a été construite par les juges, pour les juges, au nom de l’intégration européenne. Aujourd’hui, le droit de l’UE, sous domination allemande, prime sur les lois françaises.
L’islamo-gauchisme judiciaire : une partialité assumée
La justice française frappe avec une sévérité implacable ceux qui osent critiquer l’immigration de masse, l’islam politique ou le grand remplacement. Éric Zemmour condamné, des militants identitaires emprisonnés, des élus du RN traînés devant les tribunaux pour un mot de trop… La chasse aux sorcières est ouverte. En fait, la magistrature, dominée par la gauche et l’extrême gauche, est utilisée par la régime Macron pour lutter contre les mouvements patriotes.
Elle ferme les yeux sur les prêcheurs de haine qui appellent au djihad dans des mosquées non déclarées, sur les réseaux islamistes qui recrutent sous couvert de charité, sur les émeutiers qui brûlent nos villes. Elle laisse impunies les exactions commises par l’extrême-gauche et ses milices. Deux poids, deux mesures.
Et que dire de ces décisions ubuesques ? Un militant souverainiste condamné pour « provocation à la haine », tandis qu’un imam radical est relaxé au nom de la « liberté religieuse ». La justice n’est plus au service de la nation. Elle est au service d’une idéologie.
Et puis, il y a ces affaires ubuesques, ces décisions qui défient le bon sens :
- Un multirécidiviste reste en France parce que, finalement, il a « droit à une vie familiale ».
- Un fiché S échappe à l’expulsion parce que, après tout, la Tunisie ou l’Algérie ne garantissent pas ses droits.
- Un militant souverainiste est condamné pour « provocation à la haine », tandis qu’un imam radical est relaxé parce que ses propos relèvent de la « liberté religieuse ».
La France n’est plus qu’un vassal. Et sa justice, le bourreau de sa souveraineté.
Jean Lamolie
Source : Riposte Laïque
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