Wokisme : un père français s’est vu retirer son fils de 10 ans par un tribunal parce qu’il s’opposait à sa transition de genre

Voilà donc où mène le « progrès » : un père français, Alexandre Rocha, regarde de loin son fils de dix ans entamer une mue forcée, sous les auspices d’une justice islandaise convaincue que la modernité consiste à distribuer des bloqueurs de puberté comme des bonbons à la récré. En décembre dernier, le tribunal de district de Reykjavik a tranché : la mère, fervente adepte des théories du genre, obtient la garde exclusive et le droit d’engager l’enfant dans une transition médicale dont personne ne mesure vraiment l’irréversibilité. Sauf que l’enfant, diagnostiqué autiste atypique et TDAH (Trouble déficit de l’attention), n’a probablement pas la maturité pour choisir entre une pizza et une salade, alors imaginez pour son identité profonde. En Islande les députés accumulent les lois favorables à l’autonomie de genre depuis 2012. Pour les moins de 15 ans, une intervention chirurgicale (remboursée) est possible avec le consentement des parents ; en cas de désaccord, un comité d’experts peut approuver si cela est dans l’intérêt de l’enfant. Il faut croire que le comité d’experts en a jugé ainsi.

Alexandre Rocha croyait élever un garçon de dix ans ; la République islandaise, elle, a décrété qu’elle savait mieux que lui ce que son fils devait devenir.

L’enfant vulnérable, victime expiatoire des nouvelles orthodoxies

Alexandre Rocha, qui a partagé la vie de la mère entre 2013 et 2019, n’en peut plus de cette comédie judiciaire où le doute scientifique est systématiquement balayé par la foi progressiste. Depuis 2022, son fils se déclare fille. Personne ne s’interroge sur l’influence du milieu, sur la pression sociale, sur cette époque où l’on confond expression individuelle et injonction collective. Non, on accélère. On change le prénom, on programme les bloqueurs, on prépare le terrain hormonal. Pendant ce temps, le père, réduit à un droit de visite estival, regarde son gamin glisser dans un moule qu’il n’a pas choisi, au nom d’une liberté dont il ne peut même pas comprendre les conséquences.

Une injustice en kit, livrée avec soutien international

Alexandre Rocha, digne, désespéré, explique que son fils mérite de « vivre libre de pressions idéologiques ». Il aurait aussi bien pu parler à un mur. Elon Musk, pas dupe, a commenté avec son flegme habituel : « Le virus de l’esprit woke touche même l’Islande. » Une vérité qui dérange, sans doute, mais une vérité quand même. La cagnotte GoFundMe d’Alexandre Rocha (« Protégez mon enfant ») a déjà recueilli des milliers d’euros, preuve que l’instinct paternel parle encore à ceux qui n’ont pas sacrifié leur cerveau sur l’autel du progressisme (à ne pas confondre avec le progrès).

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Appel désespéré contre dogme triomphant

Que pèse aujourd’hui la parole d’un père face à l’hystérie collective ? Alexandre Rocha fait appel, bien sûr. Il veut croire qu’une cour supérieure islandaise verra ce que les premiers juges ont obstinément refusé d’admettre : qu’un enfant autiste de dix ans n’est pas un cobaye, que les bloqueurs de puberté ne sont pas des vitamines, et que l’idéologie du genre, quand elle s’invite dans les prétoires, fabrique surtout des orphelins de père. Mais en attendant, le petit garçon – car c’en est encore un – continue de payer le prix fort pour les certitudes aveugles de notre temps.

par Yoann

Source : Le Média en 4-4-2

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