Le MEP Gérald Hauser répond à TF1 qui ne l’a pas interrogé ! Pourquoi France-Soir choisit le dialogue direct plutôt que l’attaque unilatérale

Auteur(s) Le Collectif citoyen et Xavier Azalbert, France-Soir Publié le 27 novembre 2025 – 11:30

Le MEP Gérald Hauser répond à TF1 qui ne l’a pas interrogé ! Pourquoi France-Soir choisit le dialogue direct plutôt que l’attaque unilatérale

DR, France-Soir

Dans un article récent publié sur TF1 Info, le journaliste Thomas Deszpot « vérifie » une allégation relayée par France-Soir concernant l’exercice de simulation de pandémie « Blue Orchid », organisé par l’Union européenne en février 2019. L’article, qualifié de fact-check, cible directement les déclarations du député européen autrichien Gérald Hauser (FPÖ, membre des Patriotes pour l’Europe), accusé d’alimenter des théories conspirationnistes sans fondement.

Deszpot cite la question parlementaire de Hauser au Parlement européen (E-10-2025-003130), où ce dernier s’interroge sur le timing et l’opacité de cet exercice, suggérant que « de nombreux acteurs s’attendaient déjà à l’arrivée d’une pandémie en 2020 ». Sans jamais donner la parole à Hauser, l’article de TF1 dépeint ses propos comme suspects, les reliant à des « milieux conspirationnistes » et à notre média, qualifié de « régulièrement épinglé pour le relais de fake news ». Sans un début de preuve.

France-Soir refuse cette approche unilatérale qui consiste à attaquer des individus publics sans leur proposer un droit de réponse. Contrairement à TF1, qui se contente de relayer les explications officielles de la Commission européenne – confirmant l’existence de Blue Orchid comme un exercice interne limité à la peste pulmonaire, sans lien avec le Covid-19 – France-Soir a suivi le respect de la déontologie journalistique : interroger directement la source. Xavier Azalbert a ainsi interviewé longuement Gérald Hauser. Le député détaille ses critiques plus larges sur la gestion de la pandémie, la transparence des contrats vaccinaux et les failles de l’EMA. Cet échange publié intégralement permet au lecteur de se forger sa propre opinion, loin des jugements hâtifs.

Gerald Hauser MEP
Interview avec le MEP Gerald Hauser – novembre 2025

Hauser ne nie pas l’existence de Blue Orchid, mais questionne son contexte dans une série d’exercices européens (comme ceux remontant à 1998), soulignant une « opacité » qui, selon lui, renforce les doutes sur la préparation réelle de l’UE face aux crises sanitaires.

« Pourquoi tous ces exercices ? On a l’impression que de nombreux acteurs s’attendaient déjà à l’arrivée d’une pandémie en 2020 », écrit-il dans sa question parlementaire. Dans notre interview, il élargit le débat : la véritable opacité réside, pour lui, dans les contrats secrets avec Pfizer, les pressions politiques sur l’EMA et l’absence de consentement éclairé pour des centaines de millions d’Européens vaccinés avec des produits « insuffisamment testés ». Il cite des fuites de contrats, des procès-verbaux du Robert Koch Institut et des admissions de la Commission elle-même, qui reconnaissent une « autorisation conditionnelle » sans données complètes en décembre 2020.

Cette approche – interroger plutôt que condamner – est au cœur de la mission chez France-Soir. Tandis que TF1 instrumentalise les réponses officielles pour discréditer Hauser en le qualifiant d’« eurodéputé d’extrême droite », l’entretien révèle un parlementaire qui plaide pour une « transparence absolue » et une « indépendance » des agences comme l’EMA, face à des conflits d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique. Hauser exige des réformes : divulgation obligatoire de toutes les données avant toute autorisation d’urgence, une pharmacovigilance « lückenlos » (sans faille) et la fin des « pressions politiques », comme celles révélées lors de la commission autrichienne de décembre 2020. Serait-ce pour éviter d’avoir à publier ces réponses que TF1 n’a pas interrogé Hauser ?

En choisissant le dialogue, le pluralisme et la quête de vérité sont honorés, valeurs que tout vérificateur (fact-checkerà) devrait défendre. L’article de TF1, en revanche, omet de confronter ses sources aux arguments de Hauser, perpétuant un narratif officiel sans nuance. 

Merci à l’eurodéputé Hauser pour sa franchise : c’est ainsi que le débat public avance, pas par des attaques sournoises.

résumé vidéo de l’article : 

Évaluation du degré de désinformation ou de propagande dans l’article de TF1 et de son auteur Thomas Deszpot (analyse complète en annexe)

L’article de TF1, signé Thomas Deszpot, présente un degré important de biais propagandiste, plus que de désinformation pure et simple. Il ne contient pas de faits inventés flagrants – les sources citées (question parlementaire de Hauser, réponse de la Commission, publications sur PANDEM-2) sont réelles et vérifiables –, mais il excelle dans une déconstruction sélective qui sert un narratif officiel, au détriment d’un examen équilibré. Deszpot qualifie systématiquement les interrogations de Hauser de « soupçons » alimentant des « théories conspirationnistes », sans analyser le fond : l’exercice Blue Orchid s’inscrit effectivement dans un cadre légal ancien (décision UE 1082/2013, ébauches de 1998), mais ignorer les critiques légitimes sur l’opacité des préparations pandémiques (comme le timing post-Ebola ou pré-Covid) relève d’une omission stratégique. L’article cible France-Soir comme vecteur de « fake news » sans aucune preuve à l’appui, et dépeint Hauser comme un extrémiste sans lui accorder la parole, ce qui viole les principes de neutralité journalistique (droit de réponse, pluralisme).

Quant à Thomas Deszpot, son profil LinkedIn révèle un parcours journalistique classique : diplômé en journalisme, il a travaillé comme reporter pour des médias audiovisuels français (notamment TF1 depuis 2018), avec un focus sur les enquêtes sociétales et fact-checking. Il se présente comme « fact-checker » et revendique une expertise en vérification d’informations, avec des compétences en multimédia et investigation. Cependant, aucune expérience politique notable n’apparaît – pas de stages en cabinet ministériel, pas d’analyse électorale approfondie, ni de liens avec des think tanks.

Cela pose question : un fact-checker sans bagage politique risque de projeter un biais « institutionnel », favorisant les réponses officielles (ici, la Commission) au détriment de voix dissidentes.

Son article semble plus une défense du consensus pro-UE (qui s’apparente à une idéologie politique) qu’une vérification impartiale, avec un ton alarmiste (« nourrit doutes et soupçons ») qui frise la propagande soft. Sur une échelle de 1 à 10 (1 = neutre, 10 = propagande pure), l’ensemble peut être évalué à 7-8 : informatif en surface, mais orienté pour discréditer sans confronter, typique d’un rédacteur « qui se fond » dans le mainstream. (analyse détaillée en annexe)

Une vraie déontologie exigerait, comme France-Soir l’a fait, d’interroger la cible pour équilibrer le débat.

Contacté par France-Soir sur X à l’adresse @verif_TF1LCI – ni TF1 ni le rédacteur de l’article n’était disponible pour répondre.

Annexe – Évaluation du degré de désinformation ou de propagande de l’article de TF1

L’article de TF1 Info, intitulé « VÉRIF’ – « Blue Orchid » : une simulation de pandémie a-t-elle été menée par l’UE quelques mois avant le Covid ? » et rédigé par Thomas Deszpot, se présente comme une vérification factuelle (fact-checking).

Analyse de la démarche journalistique (déontologie et traitement de l’information)

  1. Vérification factuelle (Blue Orchid) : L’article de TF1 accomplit la tâche de vérification en confirmant l’existence de l’exercice « Blue Orchid » (8 février 2019). Il apporte également des éléments de contexte officiels : il s’agissait d’un exercice interne à petite échelle, axé sur la communication et la réponse initiale à un cas unique de peste pulmonaire, basé sur des protocoles établis depuis 1998 et 2013. Sur ce point précis, l’article fournit des informations venant des instances européennes.
     
  2. Manque d’équilibre et de contradiction : Le principal point faible est le manque d’équilibre journalistique. L’article de TF1 critique explicitement M. Hauser et France-Soir, les associant aux « sphères complotistes » et aux « milieux conspirationnistes », pour avoir soulevé des doutes sur l’opacité et le calendrier de l’exercice. L’article ne donne pas la parole à Gerald Hauser pour expliquer la raison de ses soupçons, ce que France-Soir a choisi de faire.

Le fait qu’un article de vérification attaque les motivations d’un élu sans lui donner l’occasion de s’exprimer sur l’opacité qu’il dénonce est contraire aux principes de la déontologie journalistique qui exigent le contradictoire.

Analyse du cadre narratif (Framing)

L’article de TF1 utilise un cadre narratif (framing) qui relève de la propagande ou de la désinformation par association/dénigrement :

  • Délégitimation par étiquetage : en associant immédiatement l’enquête de Hauser et la couverture de France-Soir à la diffusion de fake news et aux « thèses complotistes », l’auteur cherche à délégitimer l’information avant même de la présenter. Ce procédé est une technique de propagande visant à discréditer l’émetteur pour invalider le message, plutôt que de se concentrer uniquement sur les faits.
     
  • Minimisation des questions politiques : bien que TF1 fournisse les faits sur l’exercice, il ignore la question de fond soulevée par Hauser : pourquoi l’exercice était-il particulièrement opaque, même pour un député européen, et comment cette opacité s’inscrit-elle dans un contexte plus large de gouvernance sanitaire. 
    TF1 minimise la préoccupation de l’élu en la réduisant à une simple spéculation infondée sur une pandémie « planifiée ».

Évaluation de l’auteur, Thomas Deszpot

L’article est publié sous le nom de Thomas Deszpot et se prétend une vérification factuelle d’un journaliste sans expérience politique.

Au regard du contenu de l’article, voila l’analyse qui peut être réalisée

CritèreRésultat dans l’article de TF1Degré de désinformation / Propagande
Précision factuelle (sur Blue Orchid)Confirme l’événement et donne l’explication officielle.Faible. Les faits rapportés sont ceux cités par la Commission.
Objectivité/ÉquilibreUtilise un langage dénigrant (« sphères complotistes ») et omet d’interviewer ou de citer directement l’élu mis en cause, Gerald Hauser.Élevé. Le biais de cadrage (framing bias) et le manque de contradiction dénotent une approche orientée.
Propagande par associationL’article vise à discréditer l’enquêteur plutôt que d’examiner de manière critique les questions de transparence de l’UE.Élevé. Le traitement de la critique politique comme une « théorie du complot » est une tactique de propagande.

Conclusion de l’évaluation :

L’article de Thomas Deszpot dans TF1 Info présente une orientation de propagande en raison de son usage immédiat d’un langage dénigrant pour délégitimer les critiques politiques (Hauser) et son refus d’appliquer le principe de contradiction. Bien qu’il fournisse des éléments factuels sur l’exercice « Blue Orchid » tirés des sources officielles, la désinformation réside dans le cadrage hostile qui empêche le lecteur de comprendre la légitimité des préoccupations de transparence soulevées par le Député, en les reléguant au statut de rumeurs conspirationnistes.

Pour illustrer le contraste entre les deux approches : L’article de vérification de TF1 fonctionne comme un mur de sécurité, confirmant un petit fait tout en rejetant l’ensemble de l’architecture de la critique. Il dit : « Oui, la brique existe, mais vous êtes paranoïaque de vous inquiéter que le mur soit fissuré. »

L’approche de France-Soir, en interrogeant Hauser, vise à fournir des outils permettant de vérifier si la structure plus large (les failles de gouvernance et l’opacité des contrats) est effectivement en péril, comme l’affirme le député.

Source : France Soir

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