Arte : les ombres du Bataclan
Merci à Charles MARTEL, fidèle lecteur de PG qui nous a transmis cette vidéo « Odysee », un reportage d’ARTE objet d’une plainte de Valls et introuvable aujourd’hui dans les archives de la chaine et sur Youtube.
https://odysee.com/@Rigolo:a/LesOmbresduBataclan:a
7 septembre 2021
C’est l’histoire d’un fiasco criminel. Un documentaire accablant, intitulé les Ombres du Bataclan, diffusé sur Arte le 3 septembre et que Valeurs actuelles a pu visionner, revient sur la gestion calamiteuse des attentats du 13 novembre 2015. Y sont notamment évoquées les « failles dans les services de renseignements » par le président de la commission d’enquête parlementaire Georges Fenech et des experts, mais aussi l’irresponsabilité générale jusqu’au sommet de l’État.
« Il y a eu peut-être du retard dans les procédures », admet ainsi l’ancien Premier ministre Manuel Valls, qui pointe la responsabilité du préfet de Paris. Ce soir-là, six agents de la brigade d’intervention (BI), stationnés à deux pas du Bataclan, ont même été empêchés, sans explications, d’agir immédiatement pour mettre fin à la tuerie.
« Le retard au Bataclan, ils ne le pardonneront jamais, car ce qu’ils ont vu, ils ne s’en remettront jamais », rapporte la journaliste Laurence Beneux, aussi interrogée dans le film et qui avait déjà révélé un retard de trois quarts d’heure dans son livre explosif BI : brigade d’intervention (Cherche Midi, 2020). Le procès des attentats s’ouvrira le 8 septembre prochain.
(Pour des raisons techniques de publication, voir la vidéo en fin de publication)

Note de la rédaction de Profession-Gendarme :
Toutes les « Ombres du Bataclan » n’ont pas été dévoilées dans cette vidéo. L’action des Gendarmes de l’Escadron de Reims, présents sur les lieux, a également été occultée.
Pour en savoir davantage sur ce drame, nous vous invitons à lire notre publication et tous les liens qu’elle contient ici : BATACLAN 2015 – Il est clair que les autorités et politiques au plus haut niveau ont volontairement laissé le massacre s’opérer.
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Analyse des précisions apportées quant à l’engagement de l’escadron 31/7 de Reims le 13 novembre 2015 et publié par Gendcom le 16 novembre 2016 à la suite de l’article du Canard enchainé.



Article du Canard enchainé du 9/11/2016

Article en date du 16.11.2016 du journal Gendcom
Ci-dessous analyse de cet article :
« Face à certaines inexactitudes, des précisions s’imposent, pour la bonne information de tous »
Gendcom ne dénonce aucune inexactitude dans son article mais au contraire confirme bien les affirmations du Canard.
En effet Gendcom reconnaît la mission de l’escadron 31/7, « surveillance et protection d’édifices et bâtiments sensibles » sans autre précision. Nous savons qu’ils étaient chargés, entre autres, de la surveillance et la protection du domicile du premier ministre situé rue Keller.
Dans son communiqué Gendcom reconnaît que le 13 novembre, ces gendarmes « ont agi d’initiative lorsque les premiers coups de feu ont retenti. » « des progressions tactiques ont été effectuées, dans le seul but d’évacuer la place de la République et protéger les civils ».
Il suffit de regarder la carte des lieux des attentats pour comprendre qu’il est peu probable que le capitaine ayant constitué d’initiative une colonne de secours et d’assaut, quitte la rue Keller où il est en mission de surveillance et de protection, cette rue étant située à 600 mètres au sud du Bataclan, passe devant le Bataclan où les événement dramatiques sont en cours pour poursuivre 500 mètres plus au nord et se rendre place de la République pour faire la circulation. D’autant plus qu’au vu de la carte situant les évènements dramatiques, il ne se passe rien sur cette place….

« Ces actions de sécurisation ne sont à aucun moment entrées en interférence avec les opérations de police menées notamment au Bataclan ». Pourtant les gendarmes étaient présents sur les lieux 48 minutes avant la BRI.
En clair et d’après le communiqué de Gendcom, nos valeureux gendarmes auraient fait uniquement de la sécurisation place de la République et leur actions en ce lieu auraient nécessité « un suivi psychologique ».
Ils auraient reçu la médaille de la Défense Nationale avec citation pour cela…
En effet, Gendcom précise « L’engagement de l’escadron 31/7 de Reims a été immédiatement salué par le directeur qui s’est assuré du suivi psychologique de l’unité. Par la suite, une cérémonie a eu lieu à la caserne des Célestins… » Nous pouvons donc en conclure que cette cérémonie pour remise de la médaille de la Défense Nationale a eu lieu à un moment très proche de la fin de ces évènements dramatiques.
Pourtant Gendcom avait publié le 18 octobre 2016 un compte rendu d’une prise de commandement avec remise de décorations ayant eu lieu le 13 octobre 2016 sur la place d’armes de la caserne Battesti à Reims.
À cette occasion « 28 personnels de l’escadron 31/7 de Reims ont reçu la médaille de la Sécurité Intérieure (8 échelon or, 15 échelon argent et 3 échelon bronze) pour leur action lors des évènements du Bataclan »

médaille de la Sécurité Intérieure
médaille de la Défense Nationale
13 octobre 2016, caserne Battesti à Reims, où visiblement ce sont des médailles de la Sécurité Intérieure qui sont distribuées
À préciser également que dans une ITW accordée au journal l’Union le 17 octobre 2016, le général Thibault Morterol, patron des gendarmes de la zone de défense Est, apportait le témoignage suivant :
« Ils étaient au premier rang sur les événements du Bataclan »
« Ils se sont rendus sur les lieux. Ils ont porté les premiers secours, mis en sécurité un certain nombre de gens, sécurisé plusieurs sites alors même que le chaos le plus indescriptible régnait à ce moment-là. Ils étaient vraiment au cœur, malheureusement, des attentats, du côté du Carillon, du Bataclan. »
Source : L’UNION – Des gendarmes rémois au cœur des attaques du 13 novembre
Quelques liens utiles :
L’Express – Attentats: pourquoi le patron du GIGN n’est pas intervenu au Bataclan
Nouvel Obs – Bataclan : pourquoi la police et l’armée n’ont pas pu intervenir ensemble
Egalité & Réconciliation – Le Préfet de Paris a empêché 30 gendarmes d’intervenir au Bataclan dès 22h, soit 48mn avant la BRI
L’UNION – Un an après les attentats du 13 novembre, des gendarmes de Reims mis à l’honneur
L’UNION – Des gendarmes de Reims mis à l’honneur dans les colonnes du Canard enchaîné
Quand les actions courageuses de nos 28 camarades seront-elles officiellement reconnues ?
La rédaction de Profession-Gendarme
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Arte : les ombres du Bataclan




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