La vanité politique : miroir brisé des puissants
Auteur(s) Xavier Azalbert, France-Soir Publié le 23 octobre 2025 – 10:23

La vanité politique : miroir brisé des puissants
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« Vanité des vanités, tout est vanité », tonnait l’Ecclésiaste il y a trois millénaires. En politique, cette vanité n’est pas un vice abstrait : c’est un poison lent qui ronge les fondations des États, transformant les leaders en statues de sel face à leur propre reflet. En ce 22 octobre 2025, alors que la France vacille sous une dette abyssale et que l’Europe tangue vers un réarmement impopulaire, regardons deux figures controversées : Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen. Leur hubris – cette arrogance antique qui défie les dieux, les peuples et les lois – n’est pas un accident, mais le symptôme d’une élite déconnectée, où le pouvoir se mesure en discours stratosphériques plutôt qu’en actes concrets. De Paris à Bruxelles, la vanité politique n’efface pas seulement des messages ; elle viole des constitutions, fabrique des ennemis et hypothèque des nations entières. Examinons ces faits crus, loin des illusions jupitériennes.
Macron : l’hubris d’un roi sans couronne, violant lois et peuple
Emmanuel Macron, ce « Jupiter » autoproclamé qui rêvait de réinventer la France en start-up géante, incarne la vanité au sommet – une vanité qui se traduit par des violations de plus en plus flagrantes de la Constitution, une opacité maladive et une escalade belliqueuse solitaire. Huit ans après son élection sur un souffle de disruption – rappelez-vous le « et moi, mes z’olives » maladroit au Salon de l’agriculture en 2017, ou alors son « j’ai très envie d’emmerder les non vaccinés » –, son quinquennat s’achève dans un chaos qu’il a lui-même semé. En juillet 2024, des élections législatives ont accouché d’une Assemblée ingouvernable, une grenade dégoupillée, hostile à son ombre. Résultat ? Une paralysie institutionnelle qui dure depuis quinze mois, avec un cinquième Premier ministre démissionnaire en trois ans : Sébastien Lecornu, repêché après une seconde chance de former un gouvernement début octobre 2025. Les appels à des élections anticipées ou à sa propre démission fusent, mais Macron s’accroche, tel un monarque en exil intérieur.
Cette vanité est fatale, comme le dénonce un récent billet d’analyse : « La vanité de Macron condamne la France à la dysfonction politique ». Sa cote de confiance, à 14 % en octobre selon Elabe, n’est pas seulement un chiffre ; c’est l’écho d’une haine viscérale envers les élites, cristallisée dans les baromètres du CEVIPOF : 74 % des Français voient les élus comme corrompus, un « désarroi démocratique » où dégoût et colère se mêlent. Et son legs ? Plus de 1 000 milliards d’euros de dette supplémentaire, un « après moi le déluge » moderne qui inonde les générations futures.
Mais creusons plus profond : cette hubris se manifeste dans des violations constitutionnelles criantes, comme l’accord franco-ukrainien signé le 16 février 2024 avec Volodymyr Zelensky, engageant 3 milliards d’euros sur 10 ans sans approbation parlementaire. Contournant l’article 53 de la Constitution – qui exige le consentement des assemblées pour toute garantie financière –, Macron, Attal et Séjourné (alors Ministre des Affaires Etrangères, qui aurait été nommé pour « consoler » son ex-pacsé) ont ignoré la circulaire de 1997 obligeant une consultation du SGG. Le Sénat et l’ONU ont été saisis, dénonçant une désinformation du Parlement et un franchissement du seuil de belligérance – Macron évoquant même l’envoi de troupes le 26 février 2024.
Vanité pure : des liens personnels dictent des décisions nationales, au mépris de la souveraineté populaire.
Pire, Macron fabrique une menace russe pour justifier son engrenage guerrier, ignorant la volonté des Français. Historiquement, la Russie a-t-elle été une menace pour la France ? En 1814, elle protégea l’intégrité française contre la coalition anti-napoléonienne ; en 1914, son offensive permit la victoire à la Marne ; en 1944, Staline accorda à de Gaulle un siège permanent à l’ONU. Pourtant, depuis 2022, Macron martèle « menace russe » et « menace existentielle » – culminant à Bruxelles le 7 mars 2025 –, multipliant les frappes en Syrie (avril 2018, sans ONU) et les exportations d’armes (18 milliards en 2024). Un sondage MIS Group pour France-Soir/BonSens.org du 27 février 2025 révèle 73 % d’opposants à une intervention en Ukraine, 96 % rejetant la direction dans laquelle Macron mène la France.
Vanité belliqueuse : il déclare « nous sommes en guerre » six fois le 16 mars 2020 pour le Covid, réutilisant cette rhétorique pour l’Ukraine, aligné sur l’OTAN comme un « junkie à sa dose », au prix d’un budget militaire à 50,5 milliards en 2025.
Cette opacité s’étend à sa santé, un secret vaniteux pour un dirigeant nucléaire. Malgré ses promesses de 2017, seul un bulletin date de 2020 ; en 2022, il avoue une « maladie » d’épuisement. France-Soir, sommant le Dr Perrochon par huissier, reçoit des menaces de l’Élysée le 12 juin 2025 pour « violation du secret médical ». Une étude du 8 juillet 2025 dans BMC Research Notes alerte : 17 % des leaders nucléaires meurent de maladies chroniques en mandat, avec risques cognitifs amplifiés par l’IA. 56 % des Français exigent un bulletin régulier. Devant le refus de Macron illustrant une vanité risquée, France-Soir saisit la CADA et le Tribunal Administratif de Paris pour faire la lumière sur l’état de santé du président mettant en avant l’opacité sur certaines décisions et l’ignorance par l’Elysée de la jurisprudence CEDH sur Mitterrand.
Allant plus loin, Macron propose une mutualisation nucléaire européenne, tranchant avec la doctrine gaulliste. Le 5 mars 2025, il s’ouvre à une « dissuasion partagée », rejetée par des militaires comme Hogard, Corvez et Gaucherand : « La dissuasion ne se partage pas ; c’est une arme nationale invulnérable ». Cela viole potentiellement le Traité de Non Prolifération (articles 1-3), alerté par BonSens.org à l’AIEA le 4 mars 2025 : transfert illégal à des non-nucléaires comme l’Allemagne.
Vanité hubristique : ignorer les experts et la volonté de 58 % des Français opposés, pour un « legs historique » au risque d’escalade.
Autres exemples vaniteux ? Son « Qu’ils viennent me chercher » post-Benalla, « Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder », ou au Der Spiegel en 2017 : « Je dis et je fais ce que je veux, même si on peut trouver ça choquant ». Comme Œdipe aveuglé, Macron défie le destin – et le peuple – jusqu’à la chute.
Von der Leyen : l’illusion transparente de Bruxelles, contournant peuples et lois
De l’autre côté du Rhin, Ursula von der Leyen joue une partition similaire, mais en mineur européen : une vanité qui contourne parlements et opinions pour imposer un réarmement impopulaire. Élue en 2019 comme gardienne de la transparence, elle excelle dans l’effacement sélectif – Pfizergate en tête. Son plan ReArm Europe (Readiness 2030), lancé en mars 2025, mobilise 800 milliards d’euros pour « réarmer » face à une « menace existentielle » russe, via l’instrument SAFE (150 milliards de prêts). Justification ? L’article 122 TFUE, un « 49.3 européen » contournant le Parlement, invoqué pour « urgence géopolitique ». Manfred Weber dénonce une « erreur » minant la légitimité ; Roberta Metsola menace de justice en mai 2025.
En France, von der Leyen fait face à une opposition massive : un sondage MIS Group pour France-Soir/BonSens.org du 12 mars 2025 montre que 74 % craignant une guerre nucléaire, et que 55 % des Français sont opposés aux armes en zones de conflit. L’association BonSens.org saisissant alors la Médiatrice européenne pour violation des traités (42 TUE, 122 TFUE) et TNP. Éric Lombard a évoqué une ponction sur l’épargne privée – Livret A inclus.
Vanité bruxelloise : von der Leyen défend le 12 juin 2025 une « réponse exceptionnelle » à un « défi existentiel », ignorant ainsi 72 % de Français désapprouvant Macron et l’UE « corrompue ».
Autres facettes ? Son sommet avec Macron le 17 octobre 2025 sur l’Ukraine, masquant les divisions sur Gaza et le climat. Comme les rois de jadis, elle efface les traces pour régner : ce qui n’est pas voté n’existe pas. Mais l’Histoire la rattrape : des motions de censure en octobre 2025 menacent sa Commission. Même si elle a survécu à deux motions de censure, la gronde monde autour du MEP Autrichien Gérald Hauser et MEP Allemande Christina Anderson, notamment suite à la décision de ne pas approuver une commission d’enquête covid malgré le quorum atteint. Von der Leyen persiste à prôner la transparence mais son hubris l’empeche-t-elle de voir que ce qu’elle défend est l’opacité en entravant la lumière sur la crise covid ? Et en se jouant des règlements et du parlement pour barrer la route à tout ce qui pourrait s’opposer à elle. Un chemin bien loin de l’intérêt réel des citoyens.
La leçon antique : hubris et chute inéluctable
Ces portraits croisés ne sont que des facettes d’une malédiction plus ancienne. Dans la tragédie grecque, l’hubris défie l’ordre moral, invitant la némésis. Antigone défie Créon par droiture ; lui, par vanité, finit maudit. Aujourd’hui, Macron et von der Leyen illustrent ce cycle : violations constitutionnelles, menaces fabriquées, opacité nucléaire – tout pour un « legs » immortel.
Sénèque le résumait : « La vie n’est pas le temps, mais l’usage qu’on en fait. » Au lieu de bâtir durablement, ils creusent des fosses d’illusions, laissant dettes, rancœurs et risques nucléaires.
L’écologie et leur obsession pour le CO2 en est le miroir ultime : face à ce qu’il vendent comme étant causés par l’homme (réchauffement – ouragans féroces, glaciers éphémères) –, leur vanité carbone accélère la fin collective. En priorisant l’armement sur la transparence ils s’enferment aveuglément dans un narratif potentiellement biaisé plutôt que de poursuivre une réelle analyse objective sur le dérèglement climatique en écoutant les voix divergentes.
Vers une politique humble : briser le miroir
Aujourd’hui, malgré le fait que 70% des Français déclarent qu’aucune personnalité actuelle n’incarnent un avenir positif pour la nation, et que 60% veulent une Europe des nations plutôt qu’une Europe fédérale, les Français ne se sentent pas écoutés. La vanité politique n’est donc pas inévitable ; elle est un choix.
Pour Macron, sans un sursaut avant 2027 tel que se tenir à ses promesses en publiant ses bulletins de santé, consulter sur la guerre, respecter la Constitution et tenir les référendums qu’il a évoqués lors de ses vœux, il est peu probable que sa cote ne s’embellisse. Pour von der Leyen, il faudrait qu’elle respecte une transparence qui ne contourne pas les parlements et les règlements, ou qu’elle démissionne face aux diverses procédures qui la visent pour ses entraves répétées à la parole démocratique des citoyens.
Pour nous, un refus de l’idolâtrie : élire des mortels, pas des Jupiters. Car la vraie grandeur naît de l’humilité et non pas de défier le temps, mais de l’embrasser. Sinon, que restera-t-il ? Des échos moqueurs, des dettes invisibles, et un peuple qui, lassé, tourne la page.
La politique n’est pas un théâtre d’ombres ; c’est un pacte fragile. Brisons le miroir avant qu’il ne nous brise.
Source : France Soir
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