La situation policière à Lisbonne en 2025
En 2025, la situation policière lisboète suscite autant d’attention que de débats. Entre résultats positifs et préoccupations d’une partie de la population, la capitale portugaise se trouve à un carrefour délicat. Cet article fait le point sur l’évolution récente des pratiques policières et les tensions avec certains groupes sociaux.
Une ville particulièrement sûre
Le Portugal dispose d’une longue tradition policière, marquée par l’évolution de ses institutions au fil des régimes politiques. Il faut surtout retenir qu’après la dictature de Salazar, la police a été profondément réformée pour s’adapter aux exigences d’un État démocratique. Aujourd’hui, la sécurité urbaine est gérée par la PSP (Polícia de Segurança Pública).
Le Portugal dans son ensemble est l’un des pays les plus sûrs d’Europe, avec un taux de criminalité relativement bas. Lisbonne, malgré sa taille et sa diversité, reste une ville paisible où les incidents violents sont rares. Cette sécurité contribue largement à la qualité de vie et à l’attrait touristique de la ville. Cela est souvent répété, les rues de Lisbonne sont sûres… Les touristes comme les habitants y sont en sécurité, à l’exception de quelques pickpockets aux abords de zones touristiques telles que le Time Out Market, présenté ici par Bonjour Lisbonne.
Un événement dramatique qui sème le trouble
Les Portugais sont donc globalement très satisfaits de leur police, même si l’année dernière un événement a pu mettre au jour quelques tensions sous-jacentes.
En octobre 2024, la mort d’un homme noir de 43 ans originaire du Cap-Vert, tué par un policier dans la banlieue de Lisbonne, a déclenché une série d’émeutes et de manifestations. Selon la police, il aurait tenté de fuir un contrôle et attaqué des agents avec une arme blanche, justifiant ainsi l’usage de la force létale. Cependant, cette version a été contestée par des témoins et des associations locales, qui mettent en doute la légitimité de l’intervention policière.
Les jours suivants ont été marqués par des violences urbaines dans plusieurs quartiers populaires de Lisbonne, notamment à Amadora, où vivent d’importantes communautés issues de l’immigration.
Des milliers de personnes ont également manifesté dans le centre de Lisbonne pour dénoncer les violences policières et le racisme systémique, brandissant des pancartes avec des messages tels que « Le racisme tue ».
Cet événement a ravivé le débat sur les discriminations raciales et certaines pratiques policières au Portugal, ce qui a pu mettre en lumière des tensions persistantes entre les forces de l’ordre et les communautés originaires d’Afrique.

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