Allégorie de l’idiot utile ou Tranche de campagne d’une équipe Reconquête ! à la Porte de Clignancourt (Paris 18e)

C’est une histoire presque amusante tellement elle est affligeante et emblématique de notre étrange époque.

A Paris, dimanche 27 février 2022, une équipe de Reconquête !, deux femmes et trois hommes, s’est rendue sur le marché de la porte de Clignancourt. Objectif : distribuer des tracts dans le cadre de la campagne présidentielle.

Sur ce marché du nord parisien, on croise le monde entier, mais surtout l’Afrique. Dans cette France que les agents du wokisme importé des Etats-Unis voudraient à tout prix « raciser » – c’est-à-dire diviser puis découper suivant les pointillés raciaux, pour mieux jeter finalement les uns contre les autres –, les « Blancs » sont rares. Pour un peu, on les croirait disparus. Devant cette foule bigarrée, le « Grand Remplacement » relève de l’évidence. Soulignons que ce concept controversé de « Grand Remplacement », foncièrement culturel ou civilisationnel, ne devient racial que par un amalgame auquel son inventeur, Renaud Camus, succombe plus souvent qu’à son tour (1). Aux origines de la Ve République, entre 1958 et 1962, après un spectaculaire tête-à-queue antirépublicain et antidémocratique, le général De Gaulle largua les citoyens subsahariens et algériens, pour des motifs civilisationnels mais aussi raciaux jamais publiquement assumés comme tels (2). Son ombre plane ironiquement sur la France contemporaine qui ne veut pas mourir, submergée par son ancien Empire désintégré, paupérisé et défrancisé.

Pris dans cette tourmente à la fois idéologique, bien concrète et d’ampleur historique, le parti fondé par Eric Zemmour, Reconquête !, refuse l’éclatement racialiste et plus généralement communautariste de la société (3). Face au tsunami migratoire qui donne tant de signes de sécessions culturelles voire politique, Zemmour prône l’assimilation comme un geste d’amour réciproque visant à restaurer la Nation, par delà les races et les religions. Autour de la civilisation française gallo-gréco-latine dont le christianisme, en tant que matrice essentielle, fait partie intégrante. Zemmour propose ainsi aux immigrés de s’approprier le socle français. Un socle constitué dans une prodigieuse épopée collective (où les Ultramarins ont d’ailleurs leur part…), caractérisée par une profusion artistique, scientifique, littéraire exceptionnelle par son ampleur, son inflence et sa durée, un art de vivre qui fait référence universellement, une passion proverbiale pour la liberté, le goût invétéré du débat, suivant une haute idée de l’homme et de la chose publique.

Mus par cette doctrine systématiquement déformée, réduite à un égotisme rance, et, de là, conspuée par les médias subventionnés et la gauche wokiste, la Macronie crypto-wokiste et la droite soumise aux ténébreux desseins des Ploutocrates et de la clique de Davos, les militants « Z » vont à la rencontre de cette France que le Système, à grands coups de mensonges, s’ingénie à dresser contre eux.

Ils croisent d’abord un groupe tractant pour Anne Hidalgo. Les socialistes occupent un angle stratégique, bel espace de trottoir, large et très passant. Les « Z » décident d’aller tracter plus loin.

A une cinquantaine de mètres de là, les cinq militants s’installent au milieu d’une allée plus étroite, en réalité sur le trottoir, au cœur du marché. Le flux des passants est assez dense. On propose au tout-venant un tract Z sur le pouvoir d’achat, « Stoppons le grand déclassement ! » Les mesures du programme de Reconquête ! : baisse des impôts, augmentation des salaires les plus modestes, prime de participation obligatoire et défiscalisée, suppression de la redevance TV, du permis à points, remboursement du carburant pour le trajet domicile travail, etc.

Dans cette foule essentiellement venues des anciens territoires français d’Afrique, les réactions sont assez peu hostiles. Passent pourtant quelques gaillards dont l’allure patibulaire pourrait laisser craindre des réactions peu amènes. Mais il n’en est rien. Même les mauvais regards sont finalement assez rares. Les femmes voilées, qui sont nombreuses, refusent régulièrement le tract lorsqu’elles y reconnaissent le visage de Zemmour. Mais elles expriment leur hostilité sans esclandre, le plus souvent d’un mot, d’une brève formule réprobatrice. Au contraire, moins nombreuses mais pas si rares, certaines grands-mères voilées prennent volontiers le tract en se montrant parfois très aimables.

Un ou deux hommes de type maghrébin lancent avec force que « Zemmour est raciste », l’accusent de « ne pas aimer les musulmans », et puis s’en vont.

De leur côté, la plupart des Subsahariens déclinent le tract, tantôt indifférents, tantôt renfrognés, tantôt souriant, certains très amusés. L’un deux glisse : « Zemmour, tout de même pas… »

A vrai dire, comment s’étonner de telles réactions ? Le chef de Reconquête ! est régulièrement présenté comme un monstre de racisme par les tartuffes politiques et médiatiques. Il est accusé de rejeter en bloc les Arabes et les Noirs, et bien sûr de détester les musulmans. Pourtant, dans cette France submergée par ses anciens citoyens répudiés d’Afrique, le climat n’est pas si défavorable à ses militants. Ces bonnes gens seraient-elles moins dupes qu’on ne pourrait le croire des manigances du pouvoir ? L’une des militantes, en distribuant des tracts, clame fièrement : « Ne croyez pas ce que racontent les médias ! Ne croyez pas ce que racontent les médias ! » Sage conseil. Au demeurant, à vue de nez, au vu des réactions, pas sûr que cette fraction de la population française soit la plus médiatiquement intoxiquée…

La discussion s’engage avec un vieux sexagénaire de type arabo-berbère. Il approuve le programme sécuritaire de « Z » mais lui reproche, une fois de plus, son rejet des musulmans. Un militant intervient, lui apprend que Zemmour a proclamé solennellement, plusieurs fois, en particulier au grand meeting fondateur de son parti Reconquête ! à Villepinte (93), que les Français musulmans sont «  nos frères », pour peu qu’ils aiment la France et veuillent faire corps avec son peuple, son histoire et sa civilisation. Il souligne que cette demande zemmourienne n’a rien d’extraordinaire, puisque les musulmans sont appelés à faire simplement ce qu’ont fait tous les autres immigrés avant eux : garder leur religion dans la sphère privée, et embrasser la France, son histoire et ses mœurs. Devenir des Français. Comme l’ont toujours fait, insiste-t-il, beaucoup d’immigrés en France. Et comme d’innombrables musulmans l’ont déjà fait, depuis au moins un siècle…

Quelques passantes et passants, pour la plupart de type européen, femmes d’un certain âge, grands-mères ou couple de quinquas un peu hippies paraissant surgis des années 70, assurent aux militants qu’ils voteront « à 100 % » pour leur candidat.

Un homme s’arrête et discute. La bonne cinquantaine, d’origine yougoslave, au fort accent bien que, dit-il, arrivé très jeune en France. Il décrit Aubervilliers (93), sa ville de toujours dont la porte de Clignancourt est voisine, en situation d’implosion. Une description quasi-apocalyptique que m’avait déjà faite, il y a dix ans à la Fête de l’Humanité, autour d’une bière, un couple habitant la même ville. Lui, Algérien, avait immigré en France trente ans plus tôt et, en travaillant beaucoup, avait réussi professionnellement. Il fustigeait les jeunes racailles d’origine algérienne, les accusant de paresse, de malfaisance et d’hostilité à l’égard de la France. Il finissait par s’interroger sur le bien-fondé de leur présence ici et confiait souhaiter qu’ils s’en aillent. « Ce serait plus cohérent de leur part », jugeait-il. Sa femme, Française de type européen, ancienne militante communiste, infirmière de profession, me parla d’un migrant ghanéen, gravement malade, qu’elle avait pris en pitié et qu’elle essayait d’aider tant bien que mal dans ses démarches. Elle m’avait supplié de « dire au Parti » où elle croyait que je pouvais avoir quelque influence, qu’il fallait arrêter de toute urgence cette immigration permanente qui submergeait sa ville. « On n’en peut plus… » avait-elle soufflé sur le ton du désespoir. « Dis-leur qu’il faut arrêter ». Pareil discours était, hélas, inaudible dans les hautes sphères du Parti Communiste. Comme il l’est toujours aujourd’hui par Jean-Luc Mélenchon ou Fabien Roussel…

Le soleil ayant tourné, et comme il faisait froid, guère plus de 5 degrés à un mois du printemps, le groupe « Z » a décidé de traverser la rue pour avoir plus chaud.

L’accueil ne fut pas différent. C’était le même passage permanent d’une foule de Français déchus revenus par les moyens du bord dans la métropole confisquée, saupoudré de quelques Chinois, Indiens et autres Pakistanais sans doute. Une ambiance toujours sans hostilité, ni des passants, ni des marchands des alentours, d’ailleurs tous maghrébins et débarqués du Bled, à en juger par leur fort accent.

Une jeune quinquagénaire européenne, de taille moyenne, mince, brune, cheveux courts, lunettes, qu’on devine de gauche, s’arrête un instant. Elle considère les militants « Z » avec surprise et amusement, puis échange quelques mots d’opposition ferme et polie avec un membre du groupe, qui devise lui aussi gentiment avec elle en retour. Encore quelques mères de familles et grands-mères voilées qui refusent les tracts sans animosité excessive, ou d’autres fois, comme tout à l’heure, l’acceptent volontiers en souriant. Une jeune et jolie trentenaire de type arabo-berbère, en pantalons et cheveux au vent, presse le pas et manifeste en quelques mots son rejet de Zemmour, l’air agacée, presque furieuse. Pendant tout ce temps, un vendeur d’œufs scande en permanence une formule étrange qui ressemble à s’y méprendre à « Vichenneté Lizarazou ».

Un vieil homme de type arabe passe sympathiquement derrière le groupe « Z » pour s’asseoir sur un muret, mais renonce devant son incroyable saleté, en particulier des morceaux visqueux orange étrangement collés sur la pierre. Des pages de papier journal n’y apporteront finalement pas de solution. Au demeurant, nul ne s’offusque de la saleté ambiante. Dans le Paris dévasté d’Anne Hidalgo, que le cadre urbain soit enlaidi et dégueulasse n’est plus un sujet d’étonnement.

Au plan humain, en revanche, d’attitudes variées en anecdotes fleuries, l’ambiance du marché est bon enfant. L’hostilité politique, lorsqu’elle s’exprime, reste dans des proportions raisonnables. La cordialité des passants domine. Nous baignons dans cette France que Zemmour veut franciser pour éviter que le communautarisme, à l’instant paisible sous nos yeux, ne débouche sur une catastrophe sociétale et civilisationnelle, hélas, déjà largement entamée à travers tout le pays. Un désastre en forme de fracture et d’effondrement dont certains, à commencer par Macron et ses prédécesseurs, semblent peu se soucier, s’ils ne l’appellent de leurs vœux et ne le fabriquent patiemment, jusqu’à l’explosion finale.

Arrive soudain une femme de type européen, une rareté donc dans cet environnement post-colonial ou rétro-colonial. Trentenaire de taille moyenne, cheveux auburn, le visage pâle, apparemment très remontée, elle se plante devant le groupe « Z » et se met à crier : « Racistes ! ». Elle hurle bientôt à tue-tête, les yeux exorbités, en ajoutant « fascistes ! » à son répertoire. Elle s’en prend aux deux femmes du groupe, à qui elle ordonne d’aller dans « les quartiers bourgeois ». « Vous n’avez pas le droit d’être ici ! » précise-t-elle toujours en hurlant.

L’homme qui l’accompagne, un grand échalas lui aussi de type européen, entre trente et quarante ans, keffieh autour du cou, se met également à vociférer. Il s’avance et vient, comme en défi, se planter presque nez à nez en vitupérant devant l’un des membres du groupe, un soixantenaire jusque-là débonnaire. Ce dernier lui demande s’il est communiste, l’autre répond fièrement que oui. Les insultes fusent. Aux « fascistes ! » et « racistes ! » de l’agresseur répondent les « communistes ! » et « trotskistes ! » de l’agressé. Ils crient très fort tous les deux, comme lancés dans un concours de voix de stentor. Ils n’en viennent pas aux mains pour autant, même si la trentenaire, à quelques mètres de là, continue de déverser inlassablement les mêmes slogans contre les deux femmes du groupe. S’époumonant toujours, elle exige à nouveau que les militants de Reconquête ! quittent les lieux. « Vous n’avez rien à faire ici, racistes, fascistes ! »

Il faut dire qu’à force de hurlements et d’injures, le climat d’électrique devient houleux et suscite une vocation. Un individu de type maghrébin, attiré par la noise, intervient. Il bouscule une des femmes du groupe « Z » et lui arrache des mains un paquet de tracts qu’il jette en l’air. Les tracts s’envolent et retombent en s’éparpillant tandis que la furie hurle inlassablement au fascisme et au racisme. Ses cris pourraient ressembler à un appel au lynchage, au milieu de ce quartier à forte immigration, si la population n’était pas aussi paisible et pacifique.

Néanmoins, un mouvement hostile finit par gagner une partie de la rue, y compris chez un commerçant qui semble se réjouir de l’événement. Plusieurs passants maghrébins âgés s’interposent pour protéger les militants zemmouriens. « Vous avez parfaitement le droit d’être ici ! » affirment-ils. Au demeurant, tandis que les hurlements et les injures infamantes se poursuivent, difficile d’évaluer si les choses pourraient mal tourner. Le groupe « Z » décide de quitter les lieux.

Après cet épisode déplorable mais dont les violences sont heureusement restées à un stade à peu près symbolique, tous s’accordent à dire que l’histoire se répète. De mémoire de militant de ce jeune parti qu’est Reconquête !, la plupart des incidents sont provoqués par des extrémistes blancs « gaucho-bobo ». « J’ai fait exprès de hurler aussi fort que lui. Il ne faut pas qu’ils croient qu’ils sont les seuls à pouvoir élever la voix » explique le sexagénaire redevenu débonnaire. Son teint est basané, il est amusant de le préciser.

Ces gauchistes qui sévissent au hasard des rues et entendent en chasser ceux qu’ils tiennent pour leurs adversaires, agissent comme les fascistes qu’ils prétendent dénoncer. Cette fois, ils n’ont pas porté de coups. Mais leurs agissements ont conduit des militants politiques à renoncer à leur action pourtant parfaitement légale sur la voie publique. Ils se croient de gauche, mais sont les idiots utiles d’un Système qui détruit tout ce que la gauche a conquis de haute lutte.

Sans doute cette femme et cet homme croient-ils sincèrement qu’Eric Zemmour est raciste. Après tout, n’est-ce pas ce que racontent en permanence les télés, les radios et les journaux ? Ce que répètent sans cesse une certaine gauche incarnée par Mélenchon, Roussel, Hidalgo, Jadot, Rousseau, etc.

Evidemment, il ne leur viendrait pas à l’idée de vérifier, d’écouter en entier un meeting d’Eric Zemmour. Ils ne mangent pas de ce pain-là. Ils ont raison : de la sorte, ils peuvent haïr et injurier en toute bonne conscience. Il est tellement inconcevable de faire fausse route, surtout quand on est un héros.

Probablement plus grave, dans les faits, et sans davantage s’en apercevoir, ils se rendent complices de Macron. C’est-à-dire du Système de prédation dont l’actuel président de la République est la cynique marionnette. Démolition de la France au plan social, broyage de libertés sous prétexte de Covid-19 (mortalité : 0,1% au maximum en population générale) et paupérisation de masse, en particulier des catégories sociales les plus fragiles, sous ce même prétexte. Le tout en fabriquant des communautarismes et des racismes en tous genres.

Ces domaines qui sont censés être au cœur des préoccupations de la gauche, le rêve communard d’un monde enfin juste, libre et fraternel, cette même gauche se rend complice de sa dévastation en faisant le jeu de Macron.

Pris dans leur délire volontaire, tout occupés à flatter leur bonne petite conscience tranquille, emportés dans les calomnies qu’ils contribuent à propager et confortés par elles, en réalité foncièrement manipulés et manipulateurs, ils aident sans s’en rendre compte ceux qui sont là pour sucer le sang du peuple jusqu’à la moelle, pour le tronçonner et le jeter contre lui-même après l’avoir patiemment « racisé », entre autres fractionnements fabriqués. Tout le contraire de l’humanité en laquelle ils sont censés croire.

Jamais la célèbre formule prêtée à Lénine, « idiot utile », n’a été si appropriée.

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Notes :

(1) Lire par exemple Le Grand Remplacement (2012).

(2) Concernant l’Afrique subsaharienne, voir par exemple l’effarante loi 60-525. Touchant à l’Algérie, lire par exemple L’Hymen républicain recousu. Pour une étude plus générale sur la décolonisation, lire par exemple L’Amor est morte, De la « décolonisation » et de l’avenir franco-africain ou encore Crise française : Sources inavouables pour une issue fraternelle

(3) Eric Zemmour n’est pas raciste, c’est une plate évidence. Il faut d’ailleurs être assez peu français pour l’être. Ernest Renan, dont Zemmour aime à citer le célèbre discours Qu’est-ce qu’une nation ?, expliquait : « Je me résume, Messieurs. L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation. Tant que cette conscience morale prouve sa force par les sacrifices qu’exige l’abdication de l’individu au profit d’une communauté, elle est légitime, elle a le droit d’exister. Si des doutes s’élèvent sur ses frontières, consultez les populations disputées. Elles ont bien le droit d’avoir un avis dans la question. Voilà qui fera sourire les transcendants de la politique, ces infaillibles qui passent leur vie à se tromper et qui, du haut de leurs principes supérieurs, prennent en pitié notre terre à terre. « Consulter les populations, fi donc ! Quelle naïveté ! Voilà bien ces chétives idées françaises qui prétendent remplacer la diplomatie et la guerre par des moyens d’une simplicité enfantine ». Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. Peut-être, après bien des tâtonnements infructueux, reviendra-t-on à nos modestes solutions empiriques. Le moyen d’avoir raison dans l’avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé. » Au passage, relevons que c’est précisément ce que ne fit pas De Gaulle, qui ne consulta pas les populations d’Afrique au moment de savoir si elles voulaient ou non être indépendantes, et partant cesser d’être, peu ou prou, françaises. Voir ci-dessus, note 2, Leffarante loi 60-525.

Concernant plus précisément les Français musulmans, Eric Zemmour a déclaré, par exemple, à Chavagneux, le 5 novembre 2021 : « Je dis toujours, j’explique toujours que je ne fais pas de distinction entre l’islam et l’islamisme. En revanche, je fais [une distinction] entre l’islam et les musulmans. Il y a, évidemment, des musulmans qui veulent vivre à la française, qui veulent s’approprier l’histoire de France, qui veulent s’approprier cette culture française absolument magnifique, comme beaucoup d’immigrés l’ont fait avant eux. Et à ceux-là je dis : bienvenue, et soyez nos frères et nos compatriotes.  »

Lors de son grand meeting de début de campagne, le 5 décembre 2021 à Villepinte (Seine-Saint-Denis), il a précisé :

« Notre existence en tant que peuple français n’est pas négociable. Notre survie en tant que nation française n’est pas soumise au bon vouloir des traités ou des juges européens. Reprenons notre destin en main. Je veux maintenant parler à ceux qui sont français. Oui, je fais une distinction entre qui est français et qui ne l’est pas. Non, je ne renverrai pas certains Français. Oui, je tends la main aux musulmans qui veulent devenir nos frères. Beaucoup le sont déjà. (Acclamations) Pour tous ceux qui veulent être français et qui montrent au quotidien leur attachement à la France, pour tous ceux qui ne sont pas venus en France pour la générosité de son modèle social, par habitude ou par dépit, pour tous ceux dont, comme moi, les ancêtres viennent d’ailleurs mais qui veulent que le futur de leurs enfants s’écrive ici : à tous ceux-là, je propose l’assimilation. (Acclamations. La foule scande : « Vive la France ! ») L’assimilation est le plus beau cadeau que la France puisse vous offrir. Faire partie de son immense histoire. C’est le plus beau cadeau que la France m’ait offert. Imaginez : devenir le compatriote de Montaigne, de Pascal, de Chateaubriand, de Balzac. (Applaudissements) Le choix de l’assimilation est un choix, certes, exigeant. Car désormais, il faut dire ‘nous’ en parlant d’un passé où nos ancêtres n’étaient pas. C’est l’effort que mes grands-parents et que mes parents ont fait. Oui, l’assimilation est exigeante, mais seule elle nous permettra de retrouver la paix et la fraternité. (Applaudissements) Oui, l’assimilation est exigeante, mais pourquoi exempter les Algériens, les Maliens ou les Turcs des efforts consentis, autrefois, par les Espagnols, les Polonais ou les Italiens ? (Applaudissements) Pourquoi donc les musulmans seraient-ils incapables de faire ce travail de séparation du spirituel et du temporel qu’ont fait avant eux les juifs et les chrétiens ? (Applaudissements) Oui, nous tendons la main aux Français de confession musulmane qui veulent devenir nos frères. Il y en a, et notre main est ferme et sans compromissions : si vous faites de la France votre mère, et de chaque Français votre frère, vous êtes nos compatriotes ! (Grandes acclamations). »

Les puissantes acclamations et applaudissements qui répondirent à cette tirade d’Eric Zemmour suffisent à démontrer que les procès en racisme fait à ses soutiens est globalement mensonger.

Source : Alexandre Gerbi sur AgoraVox

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