BHL – Epstein : scandales et impunité

Le 18 mars 2026, je publiais sur PG l’article suivant concernant BHL : #bhl# France qui est ce BHL ?

Ce jour je remercie les nombreux commentateurs (ils se reconnaitront) grâce à qui nous pouvons ajouter de l’eau au « Moulin BHL » par les articles suivants :

Un général français aux Algériens : « Méfiez-vous de Bernard-Henri Lévy ! »

Le général français Dominique Delawarde a affirmé, dans une tribune publiée dans un média français, qu’il ne croit pas à la « spontanéité de tous les événements qui agitent aujourd’hui la rue algérienne ».

« Aucun des deux grands camps qui s’opposent aujourd’hui dans le monde ne peut être indifférent à ce qui se passe en Algérie. L’ingérence étrangère y est donc plus que probable. Le contraire serait surprenant », écrit cet ancien patron du renseignement électronique français.

« Ceux qui s’ingèrent sont ceux qui y ont un intérêt et qui en ont les moyens. Ils s’appuient très habilement sur la triple opportunité qui leur est offerte : l’usure du pouvoir en place et de son chef, l’indéniable crise économique et sociale imputée à la gouvernance Bouteflika et l’échéance électorale prévue par la Constitution », souligne le général Delawarde, en expliquant qu’« ils s’appuient aussi sur les moyens techniques – les réseaux sociaux – et les moyens financiers et humains dont ils disposent ».

Le général Delawarde, qui était en charge de la cyberguerre à l’État-major interarmées de planification opérationnelle, affirme avoir « beaucoup travaillé sur le dossier algérien » lorsqu’il était en fonction et avoir continué « de le suivre depuis ». Pour lui, la réponse aux événements politiques actuels « se trouve dans un contexte géopolitique qui dépasse largement les frontières de l’Algérie ». « L’Algérie est un grand pays [qui] a su rester indépendant, contrairement à de nombreux pays arabes qui se sont, peu ou prou, rapprochés de la coalition occidentale », observe-t-il.

L’expert français du renseignement estime que « les indices ne manquent pas dans la crise algérienne qui font furieusement penser à une opération de Regime Change (changement de régime) dont les Occidentaux sont particulièrement friands », en faisant un parallèle avec les « révolutions colorées » en Ukraine et au Brésil, entre autres, et « dont ils gardent jalousement les secrets de fabrication », ironise-t-il.

Le général Delawarde ne manque pas de citer les « déclarations enflammées à l’attention du peuple algérien de l’inénarrable Bernard-Henri Lévy qui constituent, à elles toutes seules, un marqueur indiscutable qu’une opération de changement de régime est en cours ». « Il faut se souvenir de son engagement constant et toujours théâtral dans ce type d’opération en Bosnie, au Kosovo, en Libye, en Syrie, et même au Venezuela dernièrement », met-il en garde, tout en faisant remarquer que « la teneur des déclarations des grands leaders de la coalition occidentale sur cette affaire algérienne montre clairement, jour après jour, qu’ils apprécieraient un changement de gouvernance en Algérie et l’avènement d’un nouveau pouvoir qui leur serait plus favorable ».

À cela s’ajoute « le ton des réactions médiatiques sur ce qui devient, peu à peu, la crise algérienne et qui pourrait être baptisé dans quelques jours le printemps algérien », écrit le général Dominique Delawarde qui cite le New York Times, le Washington Post, Le Monde, BFMTV ainsi que les journaux israéliens Haaretz et Jerusalem Post dont la couverture des manifestations en Algérie est « édifiante et facile à décrypter pour un bon spécialiste du renseignement ».

« Facebook et Twitter, outils sous contrôle occidental, sont utilisés au maximum pour manipuler et chauffer les foules et pour organiser très rapidement de grands rassemblements protestataires. Là encore, il s’agit de méthodes expérimentées avec succès par Cambridge Analytica dans un passé récent, notamment en Amérique du Sud », croit savoir le général français qui met en avant le fait que « ceux qui contrôlent ces opérations numériques ne résident pas toujours dans le pays objet de l’ingérence ». « Il s’agit d’organiser d’abord le lâchage du régime en place et, dans un deuxième temps, le soutien du candidat à promouvoir », écrit encore le général Delawarde qui se garde d’émettre « le moindre pronostic » sur la situation future en Algérie. « On ne peut dire qu’une chose : bonne chance l’Algérie ! » a-t-il conclu.

Source : Égalité & Réconciliation

« On parle du viol d’une enfant de 13 ans » : le « New Yorker » raille Bernard Henri-Lévy pour son soutien à Polanski et DSK

Dans un entretien au magazine américain, le philosophe français est vivement critiqué pour ses prises de position sur les violences faites aux femmes.

L’intellectuel Bernard-Henri Lévy, le 5 mai 2017 à Paris. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Il a dû passer un mauvais moment. Dans un entretien mis en ligne le 18 mars, le magazine américain The New Yorker (Nouvelle fenêtre) (en anglais) se paye Bernard-Henri Lévy. L’intellectuel français est notamment critiqué pour son soutien inconditionnel à Roman Polanski et Dominique Strauss-Kahn, deux hommes accusés de violences sexuelles (Nouvelle fenêtre). « Avec lui, on a souvent l’impression que l’intellectuel français le plus connu dans le monde se mêle de toutes les disputes des autres », écrit en préambule le journaliste Isaac Chotiner.

Interrogé dans un premier temps sur la Libye et Donald Trump, Bernard-Henri Lévy est ensuite confronté à certains de ses propos passés sur le cinéaste Roman Polanski, accusé du viol d’une mineure en 1977 (Nouvelle fenêtre). « Vous avez écrit que Roman Polanski avait ‘peut-être commis une erreur de jeunesse’ (…) Il avait, je crois, 13 ans à l’époque des faits. Ah, non, c’était sa victime qui avait 13 ans. Lui en avait 43 », balance le journaliste.

« Où ai-je dit ça ? »

En difficulté, le philosophe ne répond pas et assure que Roman Polanski a été « puni durement » parce qu’il était riche et célèbre, n’hésitant pas à parler de « justice de classe inversée ». « On parle du viol d’une enfant de 13 ans », relance le journaliste. « Oui, un viol ; 14 ans, 15 ans, 13 ans, peu importe. C’est de toute façon un crime », balaye BHL, avant d’assurer que le cinéaste avait « purgé » sa peine. « Il a fui le pays », réplique Isaac Chotiner. « Il est allé en prison d’abord », défend l’intellectuel.

« C’était un fugitif », rappelle le journaliste, avant d’aborder le cas Dominique Strauss-Kahn, accusé de viol et arrêté en 2011 à New-York (Nouvelle fenêtre). « Quand une autre femme l’a accusé de tentative de viol, vous avez écrit ‘j’en veux à ceux qui ont accepté avec complaisance le récit de cette autre femme, cette fois-ci Française, qui prétend avoir été victime d’une tentative de viol similaire [à celle de Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel], mais qui s’est tue pendant huit ans, mais, sentant une opportunité en or, ressort son dossier (…) Comment savez-vous qu’elle prétendait ? », interroge-t-il. « Où ai-je dit ça ? », répond BHL, avant de dire qu’il ne se souvient pas de ce texte, publié sur le Daily Beast.

La même amnésie semble s’emparer de Bernard-Henri Lévy lorsque le New Yorker l’interroge sur des propos tenus en 2006 où il compare le voile à une « invitation au viol ». « J’ai dit à plusieurs reprises que je n’avais jamais dit ça. Ce n’est pas une de mes citations », se défend l’intellectuel, avant de comparer le port du voile à un « esclavage ».

Source : France Info

Les dernières révélations explosives des dossiers Epstein : le scandale français au cœur de l’affaire !

Ce 30 janvier 2026, la Justice américaine a déversé une marée de preuves dans l’affaire Epstein : trois millions de pages, deux mille vidéos, cent quatre-vingt mille images. Ces archives lèvent un peu plus le voile sur l’ampleur d’un réseau international de traite sexuelle, orchestré par le financier pédophile mort en détention. Si les noms de Trump et Musk (pour faire pression dans le volet iranien ?), ou Gates y apparaissent, le volet français révèle une complicité structurelle particulièrement glaçante, où des figures locales ont activement participé ou fermé les yeux. Les mentions de Bernard-Henri Lévy et de Jack Lang dans le carnet d’adresses du prédateur posent une question brûlante : que savaient-ils ?

Ils ont peut-être oublié leur passage avenue Foch, mais les archives, elles, se souviennent.

Jean-Luc Brunel, l’ami monstrueux

L’agent de mannequins Jean-Luc Brunel, déjà mis en cause pour viols et opportunément suicidé à la prison de la Santé, surgit des nouveaux documents comme un pivot du système. Dans un courriel adressé au Département de la Justice en 2021, une victime anonyme le décrit comme « cent fois pire » que Ghislaine Maxwell. Les pièces à conviction – photographies, échanges – attestent de sa proximité opérationnelle avec Epstein. Il utilisait son agence MC2, financée par le criminel, pour attirer de jeunes femmes sous couvert de carrières de modèles, avant de les livrer au réseau. Son « suicide » en prison, en février 2022, prive une fois de plus les victimes de vérité et de justice, perpétuant un schéma d’impunité choquant.

Le Carnet Noir : BHL et Jack Lang dans l’orbite du prédateur

Le célèbre « petit carnet noir » d’Epstein, répertoriant plus de mille cinq cents contacts, incluait Bernard-Henri Lévy et Jack Lang. Le « philosophe » médiatique y figurait avec plusieurs lignes directes ; l’ancien ministre de la Culture, par des coordonnées personnelles. Cette présence n’est pas anodine. Epstein cultivait ces relations pour se parer d’une respectabilité, échangeant vraisemblablement influence et accès contre une couverture sociale. Aucune inculpation ne les vise formellement, mais leur nom côtoie dans ces listes des prédateurs condamnés. Leur silence actuel et leurs liens passés avec l’homme interpellent : une complaisance, au mieux, une connaissance tacite, au pire, les éclabousse irrémédiablement.

Voici une transcription en français des échanges d’emails (traduits des originaux en anglais) sur le projet « Petit Prince » :

– Email d’Epstein à Jack Lang (28/01/2013) : « Merci, je vais examiner cela cette semaine et revenir vers vous. 1. Faut-il introduire l’enfant à la religion, à de nouvelles sexualités, des tests ? À quelle fréquence, tests standardisés, projets pilotes, etc. Pouvons-nous organiser un appel plus tard cette semaine ? »

– Email de Caroline Lang à Epstein (30/01/2013) : « Salut Jeffrey, Pour éviter tout malentendu, le document que vous avez reçu de mon père n’est qu’un résumé et non l’œuvre complète. Mon père est d’accord avec votre suggestion d’ajouter la religion, une nouvelle sexualité, etc. Vendredi dernier, mon père a été élu et nommé à l’unanimité par le conseil comme Président et PDG de l’Institut du Monde Arabe. Il a préféré cette aventure plutôt que d’aller à la Cour suprême. Comme vous pouvez l’imaginer, il est maintenant très occupé avec environ 200 employés sous sa direction. Il doit trouver plus de financements, en particulier de nouvelles idées pour cet institut qui a été laissé de côté pendant très longtemps. Je pense donc qu’il serait plus facile pour lui de vous parler en personne lors de votre prochaine venue à Paris. Comment allez-vous ? Gros bisous, Caroline. »

Pour se faire une idée globale de l’affaire Epstein en 10 minutes avec Marcel D. 

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Avenue Foch : quartier général parisien du trafic

Epstein disposait à Paris, au 22 avenue Foch, d’un appartement servant de base arrière à ses activités. Les documents confirment des séjours répétés en France, bien au-delà des années 80. En mars 2019, depuis Paris, il invitait encore Steve Bannon à dîner par texto. Ce lieu n’était pas un simple pied-à-terre : il servait à attirer des victimes, souvent de jeunes aspirantes mannequins. Dès 2007, la filiale française de HSBC avait fermé son compte, alertée par des transactions suspectes liant Epstein, Brunel et de très jeunes femmes. Cette alerte n’a pourtant donné lieu à aucune enquête française sérieuse, illustrant une faille béante dans le système.

Complicité et indifférence : l’écosystème français

Le réseau ne se limitait pas à Brunel. Les dossiers citent une « aspirante mannequin canadienne-française » suspectée d’avoir procuré des mineures. Epstein évoquait par courriel des femmes « tahitiennes parlant principalement français », exotisant cyniquement ses proies. Cet écosystème a fonctionné grâce à une chaîne de complicités actives et à l’indifférence passive d’un milieu – fashion, intellectuel, politique – séduit par l’argent et l’influence du criminel.


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L’exigence de vérité : une enquête française s’impose

Les révélations de 2026 confirment que le scandale Epstein est aussi une affaire française. Elle met en cause des acteurs locaux et une justice atone. Les morts opportunes d’Epstein et de Brunel en cellule ressemblent à une fin de non-recevoir opposée aux victimes. Les noms qui subsistent dans ces dossiers, de BHL à Jack Lang, ont une dette d’explications envers le public. L’impunité ne peut être la dernière page de cette histoire.

À lire : très bien informé, Pédocratie à la française, de Jacques Thomet, donne le détail des complicités françaises. À commander là.

par Yoann

Source : Le Média en 4-4-2

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