Le système décroche !

NICOLASDimanche 28 juin-lundi 6 juillet : La société politique, la démocratie à la française subit une déroute sans retour et montre son véritable visage.

A 20 H 00 dimanche 28 juin, le taux d’abstention du second tour des élections municipales  s’élève en France  à 60 % de l’électorat. Si vous ajoutez les votes blancs et nuls, vous obtenez cette fameuse « formule magique » si chère à Valery Giscard d’Estaing de 2 français sur 3 ; mais non pas pour soutenir une action politique et gouvernementale mais pour rejeter l’ensemble des acteurs politiques en présence, c’est-à-dire l’ensemble du système des partis. C’est 20 points d’abstention supplémentaires, 1/3 d’abstentions en plus, un basculement que ni la crise sanitaire ni le report du second tour ne vient justifier alors que les enjeux dans les grands métropoles françaises n’ont jamais été aussi important et la bataille acharnée et indécise entre les candidats en présence.

Avec 60 % d’abstention, le régime des partis est dorénavant clairement minoritaire, ce qui réduit dans ce cas précis à néant la légitimité des élus. Ce détail a été passé sous silence, la forte abstention bien notée mais pas son caractère largement majoritaire, ce qui change beaucoup de chose. C’est la base même de l’enjeu, le socle électoral qui perd sa légitimité lorsque le refus de participer passe la barre des 50 % d’abstention. Légitimement, cette élection devrait être annulée. La légalité républicaine ne repose plus sur rien. Elle a été balayée par les urnes si l’on peut dire.

Pour combler et masquer cet immense vide de légitimité, les médias vont titrer sur le triomphe des écologistes. On veut croire au nouveau monde, contre toutes les évidences, dans le plus grand aveuglement. La maison brûle et la fête bat son plein. La réalité est que des individus, des  clans, des partis qui se revendiquent de la légitimité de l’élection vont occuper des places, percevoir des rentes et prendre des décisions qui vont impacter parfois fortement notre vie sans aucune légitimité, pas plus celle du vote démocratique, de l’élection divine que de la compétence pratique. De nombreuses grandes villes vont en effet passer aux verts, avec son cortège d’idéologie outrancière, de sectarisme forcené et de mesures punitives contre les administrés. Rappelons-nous que c’est ce type de mesures délétères contre les automobilistes et dont les écologistes ont le secret qui avait provoqué l’embrasement des gilets jaunes.

Les écologistes sont au pouvoir ou avec une forte participation à l’exécutif municipal à Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Poitiers, Grenoble. Ils n’ont pu accéder aux responsabilités qu’à la faveur d’une immense abstention et des triangulaires. Ils représentent en général 1 électeur sur 7(Dit autrement 6 électeurs sur 7 ne leur ont pas accordé leur suffrage). Et ils vont avoir pourtant dans certaines grandes villes les pleins pouvoirs.

Durant toute la semaine qui a suivi ce Trafalgar républicain et démocratique, les conseils municipaux ont donné une image détestable des combinaisons partisanes, des petites ambitions personnelles et du gouffre qui sépare ces pseudos élus du corps électoral. Le sommet sera sans conteste atteint à Marseille, samedi 4 juillet, avec l’élection de l’écologiste Michèle Rubirola, dont la liste n’a recueilli que 40 %  des  voix pour une participation de 35 %. Elle ne devra son élection qu’à l’élue des quartiers nord de Marseille, la socialiste Samia Ghali. A droite, le RN a joué les troubles fêtes mais n’a pesé en rien sur le résultat final (Paris, Marseille, Lyon, le RN ne représente rien, gênant pour un parti qui prétend vouloir assumer le pouvoir suprême demain). Les Républicains ont eu beau changer de candidat en cours de route pour perpétuer la gérontocratie à Marseille et préféré une alliance avec les socialistes qu’avec le RN, la mairie leur a échappé. Les médias, jamais à cours de superlatifs grotesques oseront parler le soir de l’élection du maire de liesse populaire digne d’un soir au Vélodrome. Pathétique !

Au sommet de l’État («  le poisson pourrit toujours par la tête »), le vide du pouvoir vire à la mascarade. Un Premier Ministre dont la popularité toute relative ne vaut que comparativement au rejet massif par l’opinion publique du chef de l’Etat, est débarqué pour être remplacé par le secrétaire d’Etat au déconfinement, énarque de la Cour des Comptes, un maire de village sans envergure dont la qualité essentielle est de ne pas faire d’ombre à l’actuel locataire de l’Elysée. Déjà outre pleine de vent aux  slogans éculés, il débute dans la fonction par une gestuelle ample et approximative, brassant de l’air dans l’indifférence générale. Sur le perron de Matignon, il n’aura pas un mot pour les problèmes d’ordre, de sécurité et d’identité qui taraudent la société française.

Mais le florilège est ailleurs, dans une composition gouvernementale qui doit tout à Emmanuel Macron. Castaner, Beloubet et Ndiaye s’en vont mais la putasserie politique est à son comble qui voit Bachelot, ancienne pharmacienne de province, adepte forcenée de la grande industrie pharmaceutique et des vaccins sous Chirac, dénoncer devant une commission d’enquête parlementaire les médecins pour imprévoyance en matière de masques avec en échange un maroquin à la culture. Darmanin devient l’homme le plus craint de France qui après les dossiers fiscaux va pouvoir collectionner les notes du Ministère de l’Intérieur. La palme du burlesque avec la nomination à la Justice d’ Eric Dupont-Moretti, l’avocat de Merah, ce qui fait cauchemarder la magistrature. Le garde des sceaux  « au sang mêlé » promet d’être le ministre des Droits de l’Homme et de l’antiracisme. Au-delà des  magistrats, c’est aux français que la guerre est déclarée par une élite  hors sol qui évolue maintenant au dessus du vide.

 

Nicolas STOQUER

Administrateur National des VPF

Source : Volontaires Pour la France

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