Vive émotion en Gendarmerie sur le port de galons de lieutenant-colonel et de colonel par les officiers de police

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La Gendarmerie et particulièrement les officiers supérieurs s’inquiètent fortement de la demande de deux syndicats d’officiers de police de porter des galons similaires à ceux des lieutenants-colonels et des colonels de la gendarmerie.

Ces deux syndicats d’officiers représentent 94 % des officiers du corps de commandement et d’encadrement de la police, soit cinq grades, allant de lieutenant (deux galons) à celui de commandant (quatre galons). Dans la police, il n’y a pas actuellement de grade à cinq galons panachés (lieutenant-colonel) ou pleins (colonel). Les grades supérieurs à celui de commandant dans la police relèvent du corps de conception et de direction de la police, soit sept grades allant de commissaire de police à celui de directeur des services actifs.

Dans un communiqué du 5 octobre, Synergie-officiers (second syndicat représentatif chez les officiers) assure que le directeur général de la police nationale (DGPN) Jean-Marc Falcone « s’est engagé personnellement pour les galonnages à l’identique des officiers de gendarmerie, de pompiers et des douaniers ».

Ainsi les nouveaux grades de « commandant divisionnaire » et de « commandant divisionnaire à l’emploi fonctionnel » en voie d’être crées chez les officiers pourraient prétendre respectivement au port de cinq galons panachés et de cinq galons pleins.

La Gendarmerie a fait savoir mardi au ministère de ministre de l’Intérieur que cette mesure est susceptible d’avoir des « conséquences néfastes » pour les militaires de l’Arme. Cette proposition des syndicats, rappelle la Gendarmerie « n’a fait l’objet d’aucune validation à ce stade » mais est « de nature à entraîner une confusion préjudiciable pour le positionnement des corps militaires dans leur ensemble ».

« Elle est également porteuse, ajoute la direction de la Gendarmerie,  d’une surenchère inappropriée de syndicats des officiers de police qui revendiquent une parité avec les officiers de la gendarmerie et plus largement des armées ».

Cette demande suscite également l’ire des commissaires qui s’inquiètent de l’arrivée de ces deux nouveaux grades de commandant dans le corps des officiers.

Source : L’Essor

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