Violences policières : Emmanuel Macron met la pression sur le gouvernement

Mis sous pression par la multiplication des manifestations contre le racisme et les violences policières, après celle qui a réuni plus de 20 000 personnes à Paris le 2 juin pour demander justice pour la mort d’Adama Traoré, le président de la République s’est entretenu avec plusieurs ministres ces derniers jours.

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Lors de la manifestation parisienne contre les violences policières et le racisme, le 6 juin, Place de la Concorde. OLIVIER LABAN-MATTEI/MYOP POUR “LE MONDE”
Le silence était devenu intenable. Mis sous pression par la multiplication des manifestations contre le racisme et les violences policières, après celle qui a réuni plus de 20 000 personnes à Paris le 2 juin pour demander justice pour la mort d’Adama Traoré, Emmanuel Macron s’est décidé à réagir. Selon l’Elysée, le chef de l’Etat s’est entretenu, dimanche 7 juin, avec le premier ministre, Edouard Philippe, et lui a demandé de lui faire rapidement des propositions pour répondre aux revendications exprimées. Le ministre chargé de la ville et du logement, Julien Denormandie, a également reçu un appel du président pour l’inviter à participer à ce travail gouvernemental.

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Mais, c’est surtout le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, qui se retrouve en première ligne. Selon le cabinet présidentiel, Emmanuel Macron a expressément demandé au locataire de Beauvau de « faire aboutir rapidement le travail, engagé en janvier dernier, qui consistait à faire des propositions pour améliorer la déontologie des forces de l’ordre ». « Ce travail redevient une priorité pour le président », assure-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat, alors que de nouvelles révélations sur des paroles racistes proférées par des policiers sur Facebook ou WhatsApp ont enflammé, ces derniers jours, les réseaux sociaux. M. Castaner a tenuune conférence de presse, lundi après-midi, où il a notamment annoncé la fin de la méthode d’interpellation dite « de l’étranglement ».

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Des propositions pour améliorer la déontologie

Lors d’un déplacement à Pau, le 14 janvier, Emmanuel Macron avait déjà demandé une première fois à Christophe Castaner de lui faire, « dans les meilleurs délais, des propositions claires pour améliorer la déontologie » des forces de l’ordre. « Des comportements qui ne sont pas acceptables ont été ou vus ou pointés », avait-il justifié, après la diffusion d’images d’un poli

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