Villefranche-de-Rouergue. Gendarmerie : Janodet reprend et tacle le maire

Villefranche-de-Rouergue. Gendarmerie : Janodet reprend et tacle le maire

François Janodet a transmis aux conseillers municipaux un courrier sur la gendarmerie, dont il souhaite aussi informer la population.

D’abord, il leur présente ses excuses pour être intervenu sans y avoir été invité, lors du dernier conseil municipal

«La présentation qui vous a été faite de la décision du tribunal administratif est inexacte, incomplète et incorrecte. Elle est de nature à tromper, à travers vous, les Villefranchoises et les Villefranchois que vous représentez» écrit d’abord François Janodet. Il poursuit. «Le maire «oublie» dans sa présentation le rejet par le tribunal des trois raisons de fond qu’il a soutenues pour sa défense : mon intérêt à agir, contesté, est jugé recevable ; l’argument «d’intérêt général communal» soutenu par la commune est rejeté ; l’intervention de la commune pour, «sauver les entreprises locales» est déclarée illégale car hors de sa compétence….»

«L’ affirmation «que la délibération ne s’est jamais appliquée est mensongère car dès le vote, l’emprunt que cette délibération autorise a été négocié sans délai et libéré au profit de la commune ….»

«La délibération contestée est obsolète, dit le maire, puisque la SCI Melissa a été placée en redressement. Mensonge de nouveau. En réalité, cette décision n’a jamais été abrogée par ceux qui l’ont votée : en l’absence de toute décision contraire, elle reste valable. …»

«Le mensonge par omission. Le maire s’est bien gardé de rappeler la décision du 31 mars 2005 par laquelle la commune demande à la Gendarmerie de construire directement avec un investisseur privé de son choix» (article 2)….

Un autre aspect du dossier mérite aussi commentaire : le coût excessif des frais d’avocat. Je suis d’accord pour considérer que la dépense de 8.000€ est excessive. Contrairement à ce qui a toujours été affirmé, l’affaire est simple pour qui veut bien la regarder…. Sans avocat, j’ai atteint le but que je m’étais fixé. ….Notre commune était-elle obligée de recourir aux services d’un avocat pour aboutir au résultat que l’on sait ? Le contrat passé avec un avocat, mal négocié et mal géré, a généré des coûts que chacun juge excessifs…. Mais, quel aurait été le coût de cette opération pour la commune, si je ne m’y étais pas opposé ?»

François Janodet demande aux conseillers de voter une motion pour prendre acte de la décision du tribunal et s’opposer à toute volonté d’appel de cette décision.

 

Source : La dépêche

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