Vic-en-Bigorre. Gendarmerie et voisins vigilants

Présentation publique./Photo J.P.

Présentation publique./Photo J.P.

Deuxième réunion organisée sur le territoire de la communauté de brigades Vic, Maubourguet, Castelnau-Rivière-Basse, placée sous le commandement du lieutenant Dumanoir, pour une présentation du concept «participation citoyenne» identifiée aussi «voisins vigilants» ; les édiles et représentants associatifs des 34 communes du territoire de la COB invités soit à Andrest soit à Vic, en présence du commandant de la compagnie de gendarmerie départementale de Tarbes, le chef d’escadron Guillaume Dard. «Une idée simple, inspirée du modèle anglo-saxon, née presque par hasard en 2005 à Saint-Paul, en Angleterre».

Et de raconter comment une honorable résidente anglaise, lasse de voir les casses de villas se multiplier dans son entourage, crée un groupe de voisins pour organiser l’autosurveillance de sa rue, puis de son quartier. «Les uns après les autres, retraités, commerçants, employés municipaux du secteur, se sont alors mis aux aguets pour détecter toute personne ou voiture un peu louches, tout squat ou installation sauvage à proximité. Le moindre rôdeur ou vagabond tombant dans cette toile d’araignée invisible est signalé à la gendarmerie ou à la police municipale par un référent responsable de la chaîne de vigilance – en général le plus actif – du quartier.»

À l’évidence, un outil particulièrement adapté aux communes et quartiers de zones pavillonnaires où une partie des habitants est présente en journée et une certaine cohésion sociale existe. «Il s’agit d’un concept d’entraide entre voisins qui consiste à créer un climat d’insécurité pour des personnes mal intentionnées mais aussi de créer une chaîne de solidarité ayant une dimension sociale, humaine et relationnelle. Le référent de quartier ne se substitue pas à l’intervention de la gendarmerie, il ne prend pas d’initiative pouvant le mettre en péril. Son rôle réside dans la vigilance préventive des actes de malveillance.»

Les échanges lors des deux réunions ont permis de placer la participation citoyenne sur un plan de d’engagement solidaire et parfaitement encadré et non sur des attitudes personnelles «d’espionniste» ou de «cow-boy» ; nous reviendrons sur les modalités.

Josiane Pomès

Source : LA DEPECHE

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