Vesoul : journée remise à niveau des retraités de la gendarmerie

De l’adjudant-chef au général, 164 retraités de la gendarmerie ont suivi onze ateliers « remise à niveau » au groupement de la Haute-Saône.

C’est par un exercice d’interpellation qu’a démarré la journée.  Photo ER

C’est par un exercice d’interpellation qu’a démarré la journée. Photo ER

Toujours bon pied bon œil, le général Omnes a quitté le tableau de service en 1982. Samedi au groupement de gendarmerie de la Haute-Saône, l’ancien Résistant, père de la Sainte-Geneviève (patronne des gendarmes), était un gendarme lambda dans le cortège des 164 retraités venus pour une journée qui leur était dédiée. « J’essaie de me mettre à jour » explique celui qui a quitté l’active « à l’arrivée des premières gendarmettes ». C’était à Metz en 81/82, aux balbutiements d’Internet.

C’est pour lui, comme pour les retraités de l’année qu’une journée a été organisée au groupement. « On passe 30 ou 36 ans dans la gendarmerie, ce n’est pas anodin », glisse le colonel Egret, chef du groupement. « Et certains retraités sont critiques vis-à-vis des jeunes gendarmes ». C’est donc dans un esprit didactique que la journée « vert et bleu » a été organisée. « Ça évolue très vite, des plaintes en ligne aux statistiques de la délinquance ou encore les nouveaux tests de dépistage des stupéfiants » en veut pour preuve celui qui a intégré le corps en 1991.

Caméras embarquées

Pas le temps de s’attarder que les hommes du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) démarrent la journée par une première démonstration. Coup de feu et chien d’attaque, la simulation d’un forcené armé permet de mettre en lumière les techniques de ce groupe dédié aux interventions. La partie la plus physique du métier, l’interpellation, montre les nouveaux gestes.

Police scientifique, dispositif de caméras embarquées sur le toit des voitures, l’évolution du métier est frappante. Pierre Fetet est désormais de l’autre côté des procédures qu’il a ficelées pendant 26 ans avec comme dernier poste la brigade de Faverney. C’est à l’audience du tribunal correctionnel qu’il officie désormais comme huissier. « J’ai quitté la gendarmerie il y a deux ans et je viens voir l’évolution du métier. On a baigné dedans et on est encore motivés. Ça permet de pouvoir expliquer aux amis et connaissances comment ça se passe aujourd’hui ».

Jean-Pierre Servette est soufflé. Il a passé douze ans au groupement à la cellule renseignement, en lien avec toutes les brigades. « Il y a eu un gros changement, dans le travail et dans les techniques ». L’informatique, toujours, a semble-t-il fait évoluer considérablement la profession. À l’image de l’équipement des motards, passé du pantalon en tergal au blouson avec gilet airbag incorporé. De quoi préserver un peu plus que l’esprit d’un métier au service des biens et des personnes : le corps.

Source : estrepublicain.fr

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