Vendômois : la gendarmerie envoie un signal de proximité

Le maréchal des logis-chef Franck Amans et l’adjudant Philippe Nebout, deux des trois membres de la toute nouvelle cellule de prévention et de contact de la gendarmerie de Vendôme.

Le maréchal des logis-chef Franck Amans et l’adjudant Philippe Nebout, deux des trois membres de la toute nouvelle cellule de prévention et de contact de la gendarmerie de Vendôme.

Les 1ers pas de la police de sécurité du quotidien se feront en 2018. La gendarmerie de Vendôme anticipe en lançant sa cellule de prévention et de contact.

Replacer le service du citoyen au cœur du métier de gendarme et de policier. C’est l’une des volontés du Président Emmanuel Macron, au travers de la mise en place dans les territoires d’une police de sécurité du quotidien. Après une grande concertation sur ce thème avec les acteurs de la sécurité dans tous les départements (lire notre édition du 16 novembre dernier), les premières expérimentations de ce qui se rapproche de la police de proximité, abandonnée en 2003, doivent voir le jour début 2018. Mais la compagnie de gendarmerie de Vendôme a décidé de prendre un peu d’avance. Début décembre, elle a créé une cellule de prévention et de contact (CPC).
“ Les gens sont contents de nous voir ” « Nous avons puisé dans les ressources internes pour la créer », indique le chef d’escadron Grégoire Méchin, commandant la compagnie de gendarmerie de Vendôme. « Le but était de choisir parmi les unités sur lesquelles j’avais un peu de marge de manœuvre. » Cette CPC est ainsi composée de deux militaires actifs de la compagnie, ainsi qu’un militaire de réserve, ancien commandant de brigade de prévention de la surveillance juvénile. Le rôle de ce trio, qui a vocation à ne pas changer de composition, est de se consacrer plusieurs fois par mois à aller à la rencontre de la population, sur le terrain. « L’idée n’est pas de faire de la surveillance », rappelle le commandant Méchin. « On veut envoyer un signal de proximité. Notre CPC pourra, par exemple, aller voir des commerçants et, sur demande, assurer des consultations de sûreté pour donner des conseils de sécurisation d’un bâtiment. Le tout, sans quantification. S’il faut rester une demi-heure à discuter avec une personne, on le fera. »
C’est ainsi que, dernièrement, le groupe de trois gendarmes composant cette cellule de prévention et de contact, qui se déplace toujours à pied en ville, s’est rendu sur le marché de Oucques en matinée, puis a filé vers Marchenoir pour aller au-devant des commerçants. « Les gens sont contents de nous voir », témoigne Philippe Nebout, chef de cellule. « Cela nous permet de nous rendre accessibles auprès de la population, et cela crée un point d’accès direct à la gendarmerie. » Ce travail de terrain « était effectué avant », précise Grégoire Méchin. « Mais l’avantage ici est que cette cellule a le confort de ne faire que ça. Sauf cas de force majeur, elle ne sera pas appelée pour intervenir ailleurs. »
Cette CPC a vocation à être pérennisée. Pour l’heure, elle se consacre à se faire connaître, tout en ciblant sa présence sur les communes dont le besoin s’en fait sentir.

Source : La Nouvelle République

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