Vannes. Michel Bernard-Moreau, le « sage » de la gendarmerie en retraite

Après 38 années passées dans la gendarmerie, Michel Bernard-Moreau quitte la caserne pour profiter de sa nouvelle vie de retraité.
Après 38 années passées dans la gendarmerie, Michel Bernard-Moreau quitte la caserne pour profiter de sa nouvelle vie de retraité. | Maël FABRE
Michel Bernard-Moreau, gendarme à Vannes, range son arme. Conseiller concertation, il reste réserviste et compte profiter de la vie.Ses collègues l’ont surnommé « le sage » pour sa capacité d’écoute et son calme.

Michel Bernard-Moreau, marié, père de deux enfants âgés de 22 et 25 ans quitte la compagnie de gendarmerie de Vannes pour profiter de la retraite. C’est en 1979, à l’âge de 18 ans, qu’il entre dans la gendarmerie et intègre le service national. Puis il réussit le concours de la gendarmerie en octobre 1980. Il rejoint en 1981 l’escadron de Drancy.

Il quitte la Seine-Saint-Denis pour intégrer la brigade d’Orléans avant de participer à la création du centre opérationnel de gendarmerie à Orléans en 1992. Six ans après, il rejoint Vannes et devient, au sein du peloton de surveillance et intervention de la gendarmerie, responsable des gendarmes volontaires adjoints et responsable de la cellule nautique. En 2005, il est responsable du bureau d’ordre de la brigade territoriale et termine sa carrière à la compagnie en tant que chauffeur et responsable du matériel.

« Être le confident des gendarmes »

C’est surtout avec sa casquette de conseiller concertation que Michel va marquer son passage à Vannes. En 2002, il est élu à ce poste important au sein de la gendarmerie. « Mon rôle était de faire redescendre l’information à la base et de faire monter les informations à la hiérarchie. Et enfin veiller au respect des droits de chacun », raconte-t-il.

Ce n’est ni un rôle de syndicaliste, ni un rôle de représentant du personnel. « J’étais un peu le frère, le père, l’ami des militaires de la gendarmerie. J’ai aidé des collègues qui passaient parfois une mauvaise période. Puis j’ai aussi mis en place des services pour mieux travailler », ajoute-t-il.

Michel le reconnaît. S’il a donné sa vie à la gendarmerie, c’est parce qu’il « aime les gens ». Mais il ne compte pas tourner la page si rapidement. « Je vais rester réserviste. Et comme je suis un passionné d’histoire, notamment le Moyen âge et le personnage de Jeanne d’Arc puis la seconde guerre mondiale, je vais m’occuper du musée de la gendarmerie à la demande du colonel Massip. »

Entre le musée, la course à pied et peut-être la participation au marathon de Vannes, la retraite de Michel sera bien occupée. Bonne route à lui.

Source : Ouest-France

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