Une nouvelle gendarmerie verra le jour

La future brigade ne se trouvera pas au sein de la gendarmerie mobile mais derrière l'escadron.

La future brigade ne se trouvera pas au sein de la gendarmerie mobile mais derrière l’escadron.

CHAUNY – Le ministère de l’Intérieur a dit oui à la proposition formulée, en début d’année, par la municipalité. Une décision attendue depuis… 23 ans.

Tout vient à point à qui sait attendre, dit-on. À terme, la plus importante brigade de gendarmerie du département de l’Aisne sera abritée dans de « vrais » locaux ; ce sera donc la fin des préfabriqués pas vraiment adaptés. « La mise en place en 2007 de structures modulaires dans l’enceinte de l’escadron mobile ne devait être qu’une mesure temporaire, elle s’avère inacceptable voire irrespectueuse pour les militaires », avait déclaré le maire de Chauny, en début d’année.

La future brigade, chemin de la Justice

Dans quelques mois, ça ne devrait plus être qu’un mauvais souvenir. Marcel Lalonde a appris la bonne nouvelle, il y a quelques jours, en réponse au courrier qu’il avait envoyé au ministère de l’Intérieur dont dépend la gendarmerie. « Le ministère de l’Intérieur accepte notre proposition, il n’y a plus qu’à finaliser le projet de construction de la nouvelle brigade », se félicite le maire. Il n’en dira pas davantage. « J’ai encore quelques détails à régler, au niveau du plan de financement notamment. Toutes les infos seront données lors du prochain conseil municipal programmé le jeudi 27 juin. »
D’après nos informations, un petit blocage persisterait sur la prise en charge du terrain d’une surface de 2 300 m2 alors que la ville a demandé auprès de l’Etat une subvention exceptionnelle au taux de 50 % sur le coût HT d’acquisition (soit 81 200 €) ; un « détail » qui devrait vite être résolu, dans l’intérêt général. Sauf retournement de situation, la future brigade sera implantée chemin de la Justice – ça ne s’invente pas -, derrière l’escadron mobile.
Cela faisait donc 23 ans que la Ville attendait une telle décision, les premiers échanges avec les hauts responsables de la gendarmerie nationale remontent effectivement à 1990.

« L’accueil doit être amélioré »

Le 31 janvier dernier, lors d’une séance du Conseil municipal, le maire avait durci le ton pour faire avancer ce dossier une bonne fois pour toutes. « Les militaires doivent bénéficier de conditions décentes de travail pour mener à bien leurs missions ; l’accueil du public, et notamment les victimes des dépôts de plainte, doit être amélioré afin de privilégier la confidentialité des informations ; la sécurité des citoyens dans leur vie quotidienne ainsi que la tranquillité publique sont des priorités, avait-il déclaré. Il est inadmissible que, depuis 1990, le projet de construction de la gendarmerie nationale n’ait pu aboutir. » Un avis partagé par l’opposition.
A l’unanimité, les élus chaunois s’étaient d’ailleurs prononcés pour une privatisation des futurs locaux (lire encadré) avec un coût de construction estimé à un peu moins de 2 millions d’euros. Leur position a donc été entendue et même suivie.
Reste maintenant à connaître la date de début des travaux et, surtout, la date de livraison du bâtiment de 650 m2, en espérant que ce soit dans les plus brefs délais. Car même si tout vient à point à qui sait attendre, la patience (des élus et des Chaunois) a aussi ses limites.
 

 

La solution du promoteur privé
La proposition de la Ville était simple : faire réaliser la construction de la nouvelle gendarmerie par un opérateur privé « sur la base d’un bail emphytéotique (de longue durée) administratif, avec une convention de mise à disposition. » Le principe consiste à laisser l’opérateur privé s’occuper de tout (montage, financement, maintenance) ; en contrepartie, la commune va signer « un bail de sous-location avec l’Etat au profit de la gendarmerie avec paiement d’un loyer dont le montant est fixé par France domaine. »
La Ville s’engage aussi à couvrir « la différence entre le loyer financier à verser à l’opérateur et le loyer déterminé par France domaine (80 445 €/an). »

Source : L’Aisne Nouvelle

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