Une gendarme se suicide avec son arme de service pendant des contrôles sur l’A10

La trentenaire, basée dans le Blayais, se serait suicidée avec son arme de service, au bord de l’A 10.

La femme gendarme de 35 ans était en service dit de contrôle sanction automatisé sur l’A 10 pour traquer les excès de vitesse.

La femme gendarme de 35 ans était en service dit de contrôle sanction automatisé sur l’A 10 pour traquer les excès de vitesse. ( PHOTO ARCHIVES DOMINIQUE JULLIAN/« SUD OUEST »)

 

Elle aurait dû rentrer vers 13 heures dans les locaux du peloton autoroutier de Saint-Aubin-de-Blaye (Gironde). Son absence prolongée a inquiété. Ne la voyant pas revenir, son chef d’unité est parti à sa recherche et a fait la macabre découverte. Une femme gendarme de 35 ans a été retrouvée morte, hier en début d’après-midi, sur l’A 10 à hauteur de Saint-Martial-de-Mirambeau (Charente-Maritime) dans le sens Paris-Bordeaux.

Elle gisait dans une voiture blanche banalisée de la gendarmerie, garée sur une aire technique, le moteur encore allumé. Selon les premières constatations des enquêteurs, la jeune femme aurait mis fin à ses jours en se tirant une balle dans la tête avec son arme de service, un pistolet automatique.

En l’absence de trace de lutte dans l’habitacle et à la suite de premiers relevés balistiques, l’intervention d’un tiers comme un automobiliste qui s’en serait pris à la jeune femme paraît en effet peu probable. Mais pour n’écarter aucune piste et comprendre la chronologie du drame, le parquet de Saintes (Charente-Maritime), territorialement compétent, a saisi la section de recherches de Poitiers. L’enquête révélera peut-être les raisons de ce geste désespéré.

Depuis le matin, la gendarme était en service dit de CSA, contrôle sanction automatisé. Avec un radar embarqué dans la voiture banalisée, elle se déplaçait sur l’A 10 pour traquer les excès de vitesse des automobilistes en ce week-end de chassé-croisé sur la route des vacances.

Elle était seule à bord du véhicule, comme le veut la règle pour ce type d’opération. « Il n’y a pas de contact avec les automobilistes, pas d’interception », explique le colonel Ghislain Réty, commandant du groupement de gendarmerie de Gironde. « Notre véhicule flashe les contrevenants, puis tout est traité de façon automatisée. »

Personne ne parvenait à joindre la jeune femme à la fin de son service. Ni par radio, ni sur son téléphone portable. Préoccupés, ses collègues se sont rendus chez elle, à Mirambeau, puis l’ont cherchée et trouvée sur l’autoroute.

« Toutes mes pensées vont vers ses camarades de travail, sa famille, son père, qui est un ancien gendarme, et ses proches », exprime encore le colonel Réty, qui s’est rendu sur place. Même si les faits se sont passés en Charente-Maritime, il reste le patron des gendarmes girondins, soucieux de ses personnels. « La particularité dans notre métier, dans les petites unités, c’est que le collègue est aussi un voisin et souvent un ami, ce qui rend les choses encore plus difficiles et douloureuses. »

Source : Sud-Ouest

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