Une femme à la tête de la compagnie de gendarmerie de Prades

Si elle est originaire d'Antibes, Virginie Albaracine connaissait le pays catalan avant d'être affectée à Prades : elle a obtenu sa maîtrise de droit à l'université de Perpignan.

Si elle est originaire d’Antibes, Virginie Albaracine connaissait le pays catalan avant d’être affectée à Prades : elle a obtenu sa maîtrise de droit à l’université de Perpignan. PHOTO/Photo E.C.

Pour Virginie Albaracine, le service public est une véritable vocation. “J’ai décidé de faire carrière dans la gendarmerie dès 18 ans, indique cette jeune trentenaire. Mon père était déjà gendarme. Ceci explique en partie cela”. Virginie Albaracine est originaire d’Antibes.

Cependant, elle connaissait déjà le pays catalan avant d’y être affectée. C’est en effet à Perpignan qu’elle est venue terminer ses études. Une fois sa maîtrise de droit en poche, elle entre, en 2003, à l’école des officiers de gendarmerie de Melun. Elle en sortira deux ans plus tard parmi les dix premiers de sa promotion.

“Un challenge”

Lieutenant à 26 ans, Virginie Albaracine fait ses premières armes à la compagnie de gendarmerie de Nîmes, au sein de laquelle elle servira durant quatre ans. Puis, en 2009, elle retourne à l’école d’officiers de Melun en tant qu’instructrice. Avant d’être finalement nommée à Prades. “Pour moi, obtenir un poste de commandement après 10 ans de métier, école comprise, est un vrai challenge”, souligne-t-elle.

En tant que commandant de la compagnie de Prades, Virginie Albaracine, désormais titulaire du grade de capitaine, dirige et supervise l’action de 95 gendarmes répartis sur un vaste territoire, qui s’étend d’Ille-sur-Têt au Pas de la Casa. “Je suis, en quelque sorte, le chef d’orchestre de la compagnie, explique cette passionnée de musique. Je connais la partition et, tout en laissant mes solistes, les chefs de brigades, interpréter celle-ci à leur manière, je veille à l’harmonie de l’ensemble”.

“La prévention avant la répression”

En plus d’assurer la direction des ressources humaines de la compagnie, Virginie Albaracine gère les situations qui concernent plusieurs brigades du secteur. Comme, par exemple les opérations de police judiciaire, ou encore la recherche de personnes disparues.

Les priorités de la nouvelle femme forte de la gendarmerie locale ? “La prévention avant la répression et la proximité avec la population, martèle-t-elle. Je souhaite également établir un contact direct avec tous les élus du secteur et garantir à mes gendarmes les moyens de travailler au quotidien dans de bonnes conditions”. Contente d’avoir été nommée à Prades ? Assurément. “En plus d’aimer la musique, j’ai un goût prononcé pour l’architecture, le patrimoine et la nature”, confie-t-elle. Festivals, randonnées, monuments : en Conflent, Virginie Albaracine n’aura que l’embarras du choix. Si sa nouvelle fonction lui en laisse le loisir.

Source : L’Indépendant

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