Une enquête sur un réseau national de trafiquants et receleurs d’armes mène la gendarmerie jusqu’à Limoges

arme-cartouches-211_3841365Illustration cartouches © – L’Eveil de la HAUTE-LOIRE © guy chouvet

La semaine dernière, la gendarmerie nationale, épaulée par INTERPOL, a réalisé un important coup de filet dans le domaine du trafic d’armes en France.

Entre le 12 et le 14 juin 2018, une vaste opération judiciaire a été conduite par la section de recherches de la gendarmerie d’Angers (Maine-et-Loire) et le plateau d’investigations sur les explosifs et les armes à feu (PIXAF) du pôle judiciaire de la gendarmerie (PJGN) de Pontoise (Val d’Oise), dans le cadre d’une instruction de la juridiction interrégionale ppécialisée (JIRS) de Rennes (Ille-et-Vilaine) visant un trafic d’armes au plan national.

Plus d’une centaine de perquisitions ont été conduites, avec l’assistance d’EUROPOL, dans une cinquantaine de départements, principalement en zone de compétence de la gendarmerie nationale.

Sur toute la France, plus de 600 gendarmes des unités territoriales ont été engagés, renforcés d’unités spécialisées dans la recherche d’explosifs et d’armes à feu : unités cynophiles de la gendarmerie et démineurs de la sécurité civile.

Les perquisitions ont révélé que les armes détenues illégalement sont volontairement dissimulées dans les habitations : fausses cloisons, livres découpés, faux ballons d’eau chaude….

C’est dans ces conditions que le 12 juin dernier, les gendarmes de la section de recherches d’Angers, appuyés par 13 militaires issus du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG), de la brigade de recherches (BR) et du groupe d’investigations cynophiles (GIC) du groupement de gendarmerie départementale (GGD) de la Haute-Vienne ont été amenés à perquisitionner chez un résidant à Limoges. Au cours de cette opération, 7 armes d’épaule et 3 armes de poing ont été découvertes et saisies.

Au total, sur l’ensemble du territoire national, depuis le début de l’enquête en septembre 2016, près de 700 armes ont été saisies, dont 250 armes de poing, plus d’une trentaine de fusils d’assaut de fabrication récente et près de 50 pistolets mitrailleurs.

Loin du profil du passionné par l’Histoire qui caractérise le « collectionneur », c’est un véritable réseau de receleurs et de trafiquants qui a été mis au jour, constituant le pivot dynamique du commerce illégal d’armes à feu sur l’ensemble du territoire national.

Une trentaine de gardes-à-vue ont ainsi été conduites, et plus de 90 personnes ont été entendus en qualité de mis en cause.

Source : Le Populaire du Centre

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