Un syndicat de police appelle à une journée sans PV

Aujourd'hui, les contredanses devraient être moins nombreuses.

Aujourd’hui, les contredanses devraient être moins nombreuses. (Photo Damien Meyer. AFP)

Les policiers d’Alliance, syndicat marqué à droite, ne comptent pas verbaliser les petites infractions aujourd’hui afin de faire entendre leurs revendications sur la réforme pénale.

Alliance, le second syndicat de gardiens de la paix, appelle les policiers à ne pas verbaliser ce lundi. Dans un communiqué, le syndicat «appelle l’ensemble des policiers à se mobiliser pour une journée sans procès-verbaux» lundi, cela excluant, a précisé son responsable Jean-Claude Delage à l’AFP, les «infractions graves et urgentes» et les «réquisitions du public et judiciaires». Cela concernera, a-t-il dit, le «tout-venant» telles des «infractions légères» à la circulation et au stationnement.

Le syndicat déclare dans son communiqué qu’il entend ainsi protester contre le projet de réforme pénale dévoilé la semaine dernière par le gouvernement et contre laquelle il avait exprimé son hostilité. «La justice doit soutenir les victimes et sanctionner réellement les délinquants», argue le syndicat de police.

Cette mobilisation vise aussi la réforme des retraites des policiers, auxquelles il ne «faut pas toucher» en raison de la «pénibilité du métier». Le syndicat Alliance entend également demander «plus de moyens afin d’assurer la sécurité de tous». Il veut enfin «recentrer les policiers sur leurs missions prioritaires», la «lutte contre la délinquance et la criminalité».

Les responsables et délégués d’Alliance «iront à la rencontre de la population dans les gares, les marchés, les péages autoroutiers» et ce «dans toutes les villes de France plus particulièrement dans les grandes métropoles» comme Paris, Lille, Lyon ou Marseille. Ils y distribueront, parallèlement au mouvement de «journée» sans verbalisation, de «faux PV» se présentant sous la forme d’une pétition de «soutien aux policiers» et «détaillant» leur action.

Les syndicats de police ont déjà, dans le passé, lancé des mouvements de «journée sans PV», une «grève du zèle» en quelque sorte, les policiers n’ayant pas le droit de grève en raison de la spécificité de leur métier.

AFP

Source : Libération

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